Mario Beaulieu pourrait devoir être chef à temps partiel

Mario Beaulieu
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Mario Beaulieu

Ottawa — Si Mario Beaulieu parvient à se porter candidat au leadership du Bloc québécois, il n’écarte pas la possibilité d’être chef du parti souverainiste à temps partiel. L’ex-président de la Société-Saint-Jean-Baptiste a consenti qu’il conserverait peut-être un emploi à mi-temps s’il accède à la direction du Bloc, un poste qui n’est officiellement pas rémunéré.

 

« Je suis un militant indépendantiste avant tout. J’ai milité pendant une vingtaine d’années, la plupart du temps de façon bénévole et presque à plein temps. Donc pour moi, l’objectif c’est l’indépendance du Québec, pas de faire de l’argent », a fait valoir M. Beaulieu en entrevue téléphonique avec Le Devoir lundi.

 

Soit, mais encore faut-il payer les factures ? « Je pense qu’il y a moyen de faire l’épicerie sans faire énormément d’argent […] Je pourrais continuer à travailler autrement pour subvenir à mes besoins », a suggéré celui qui espère déposer son bulletin de candidature pour la chefferie du Bloc mercredi, date limite d’inscription.

 

L’ancien chef du Bloc, Daniel Paillé, n’était pas député et ne touchait pas de salaire parlementaire. Le bureau national du parti avait cependant convenu de faire une exception — une première dans l’histoire du parti — et de lui verser une « rémunération symbolique » de 25 000 $ par année à titre de président du parti, a appris Le Devoir.

 

Bellavance candidat

 

Le député de Richmond-Arthabaska, André Bellavance, a officialisé sa candidature lundi matin, à Montréal, en déposant son bulletin accompagné de 1500 signatures provenant de 50 circonscriptions dans la province. Pour l’instant, il est le seul candidat en lice.

 

M. Beaulieu a indiqué que sa récolte de signature « va très bien ». S’il veut affronter M. Bellavance, il doit rassembler 1000 signatures, provenant d’au moins 25 circonscriptions, de même que fournir un dépôt de 15 000 $ au plus tard mercredi après-midi. Si M. Beaulieu parvient à répondre aux critères de candidature et qu’il n’y a pas de couronnement mercredi, le résultat du vote des militants sera dévoilé le 14 juin.

5 commentaires
  • Pierre Schneider - Abonné 6 mai 2014 08 h 13

    La renaissance du Bloc

    À la suite de la cuisante défaite du 7 avril dernier, il me semble que tous ceux qui croient encore à l'indépendance politique du Québec doivent se faire un devoir d'appuyer le Bloc afin, non seulement de défendre nos intérêts à Ottawa, mais pour promouvoir vigoureusement la République du Québec. Avec astuce et détermination.

    C'est dans ce sens que je souhaite que Mario Beaulieu réussisse d'ici demain à se porter officiellement candidat, car une course à la chefferie suscitera de l'intérêt et pourrait mettre fin à une certaine morosité entourant ce parti qui a intérêt à être beaucoup plus agressif sur la scène fédérale.

    • Patrick Boulanger - Abonné 6 mai 2014 11 h 51

      M. Schneider, je suis d'accord avec vous sur l'idée que tous les indépendantistes devraient appuyer le BQ. Toutefois, il me semble que pour inciter l'ensemble des indépendantistes à appuyer ce parti, il faudrait que ce dernier appuie toutes les formations indépendantistes à Québec. Il va sans dire que présentement les solidaires et les onistes se tirent en quelque sorte dans le pied lorsqu'ils apuient le BQ à Ottawa puisque ce parti-là marche main dans la main avec le PQ ; un adversaire de leur propre formation politique...

  • Colette Pagé - Inscrite 6 mai 2014 18 h 02

    Le Bloc se dirige vers la répétition de sa dernière débâcle électoral !

    Comme des caribous plongeant dans un lac, le Bloc se dirige vers une seconde débacle. Et pourquoi ? En raison du fait que la défaite du PQ n'est pas encore digéré, que le moral est au plus bas, que la réflexiton sans précipitation n'a pas été faite et que sans virage l'avenir du PQ et du BQ n'est guère réjouissante.

    Dans ce contexte, comme le temps est à la réflexion et non à l'action ne serait-il pas raisonnable que le BQ suspende sa campagne à la chefferie qui ne soulève guère d'enthousiasme et qu'il se mette en mode réflexion quitte à ne pas présenter de candidats à l'élection 2015. En somme, prendre du recul pour mieux sauter en 2019. Autrement avec la popularité du NPD et la montée surprenante dans les sondages du fils Trudeau il est raisonnable de penser que le BQ coincé entre ces deux réalités risquent de répéter sa désastreuse performance de la dernière élection. Et tout sera à recommencer. Le risque en vaut-il la peine ?
    Poser la question, c'est y répondre.

    • Pierre Schneider - Abonné 6 mai 2014 18 h 32

      Pour se faire padonner d'avoir donné un mandat aussi fort à un parti reconnu pour ses magouilles, il ne serait pas surprenant que les Québécois appuient le Bloc, histoire d'équilibrer un peu les choses.

      L'histoire a souventes fois démontré que rouge à Québec= bleu à Ottawa. Pour ce qui est du NPD, ce fut plus un vote de sympathie à Jack Layton qu'une profession de foi sociale-démocrate, puisque le mot socialiste a été banni de cette formation depuis l'arrivée du fédéraliste centralisateur Thomas mulcair.

    • Patrick Boulanger - Abonné 6 mai 2014 18 h 34

      Pour vous, il est préférable que le BQ disparaisse complètement de la Chambre des communes pendant quelques années plutôt que de faire réélire une poignée de députés? D'un point vue indépendantiste, je ne pense pas que c'est la bonne chose à faire M. Gélinas!