Mario Beaulieu se porte candidat pour remettre la souveraineté à l'avant-plan

Mario Beaulieu est à la tête de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal depuis 2008.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Mario Beaulieu est à la tête de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal depuis 2008.
Il y aura bel et bien une course à la chefferie au Bloc québécois. Contrarié par le virage que propose d’imposer le député André Bellavance à la formation politique, le militant indépendantiste Mario Beaulieu a confirmé, lundi, qu’il serait lui aussi candidat à la succession de Daniel Paillé.

Souhaitant « susciter le débat », le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, Mario Beaulieu, affirme entrer dans l’arène pour que la souveraineté demeure le principal objectif du Bloc. Une prise de position qui contraste avec celle de son seul adversaire déclaré, qui proposait la semaine dernière que le parti soit une coalition non seulement de militants souverainistes, mais aussi de tous ceux ayant l’essor du Québec à coeur.

La souveraineté à l’avant-plan

« M. Bellavance a fait des déclarations laissant entendre qu’il ferait du Bloc un parti qui ne mettrait pas la souveraineté de l’avant. C’est sûr qu’on ne se plaindra pas si des non-indépendantistes votent pour le Bloc, mais il faut que le Bloc milite pour l’indépendance du Québec. Je prône qu’on le fasse de façon claire et transparente. Sinon, on s’affaiblit », a estimé M. Beaulieu, à la tête de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal depuis cinq ans.

Le Bloc a élu à peine quatre députés au Parlement fédéral en 2011, une quarantaine de députés bloquistes ayant été emportés par la vague orange. Le Parti québécois de Pauline Marois a subi un sort semblable il y a quelques semaines à peine. Mais Mario Beaulieu ne voit pas dans ces résultats un quelconque rejet de la souveraineté. Il soutient même que le Bloc pourrait obtenir jusqu’à 40 sièges aux élections de 2015 s’il joue bien ses cartes.

Une véritable course à la chefferie aura l’avantage de susciter davantage de débats qu’un couronnement, souligne-t-il.

Président du Parti québécois de Montréal-Centre de 1997 à 2002 et candidat du Bloc québécois en 1997, M. Beaulieu est un des membres fondateurs de Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre). Il a siégé au Conseil supérieur de la langue française pendant cinq ans, et est fondateur du mouvement Montréal français.

André Bellavance était jusqu’à maintenant le seul candidat déclaré à la succession de Daniel Paillé, qui a quitté le Bloc en décembre pour des raisons de santé.

Les mises en candidature se termineront le 7 mai. Le nom du prochain chef devrait être connu au plus tard le 14 juin prochain.
9 commentaires
  • Colette Pagé - Inscrite 28 avril 2014 20 h 45

    Sans front commun le BQ court à sa perte voire à sa disparition !

    Sans véritable front commun des souverainistes de tous les partis le Bloc québécois court à sa perte voir à la répétition de la dernière débâcle. Car ce qui presse le moins dans le contexte de la défaite du PQ, c'est bien le choix d'un chef.

  • Daniel d'Arthez - Abonné 28 avril 2014 23 h 36

    Était-ce vraiment Maria Beaulieu que l'on voulait écrire dans le titre?

  • Cyr Guillaume - Inscrit 29 avril 2014 05 h 31

    Monsieur Beaulieux à raison

    Il faut nous rassembler tous derrière le Bloc afin de mieux assurer nos intérêts communs. Le Bloc à déja été un excellent chien de garde, de par le passé. Qu'on se rappelle des commandites, d'option-canada, et du déséquilibre fiscal entre autre.

  • François Dandurand - Inscrit 29 avril 2014 07 h 41

    Le dernier des mohicans

    Soyons sérieux! C'est de l'acharnement thérapeutique. Ce partie n'existe pratiquement plus. Son option ne rejoint plus qu'une partie vieillissante de la population. On nous propose de la vénérable SSJB un nouveau sauveur! SSJB et renouveau ne fonctionne pas ensemble. Ça commence à sentir les boules à mite. Le Bloc devrait accepter de mourir dans la dignité comme parti politique, Le temps est venu de passer à autre chose.

    • Louise Melançon - Abonnée 29 avril 2014 08 h 49

      Et cet autre chose, c'est quoi?...

  • Jean Lapointe - Abonné 29 avril 2014 08 h 49

    Pourquoi pas un seul chef?

    Je me demande s'il ne faudrait pas aller encore plus loin que ce que monsieur Beaulieu propose.

    Est-ce qu'idéalement il ne devrait pas y avoir qu'un seul parti et un seul chef?

    Est-ce qu'il ne devrait pas revenir au Parti québécois de présenter des candidats à Ottawa?

    Pourquoi? Pour qu'il y ait unité de pensée et d'action tout simplement.

    N'est-il pas temps d'examiner cette possibilité?

    Le fait qu'il y ait deux partis, est-ce que cela n' augmente pas le risque de désaccords entre les deux? Est-ce que nous ne devons pas présenter une image d'unité face à nos adversaires?

    Si nous voulons en arriver à faire du Québec un pays souverain, est-ce que nous ne devons pas nous unir étant donné que nous ne sommes déjà pas très nombreux à le vouloir?

    Québec Solidaire on les oublie. Ils ne sont pas vraiment indépendantistes de toute façon. Quand Manon Massé en est rendue à dire aux anglophones que le choix de la langue officielle du Québec pourrait très bien être débattu, comme s'il n'était pas établi que c'est le français qui est la langue officielle du Québec, on a de quoi se demander où ils s'en vont eux.

    Et ON ne devrait pas exister.

    Nous devons tous apprendre à faire des compromis. Si chacun de nous cherche à imposer sa volonté en créant son propre parti ou presque, on est foutu.

    Quand on a un combat à mener il faut faire front commun, il faut faire bloc.