L’élite politique dit adieu à Jim Flaherty lors de funérailles nationales

L’élite du monde politique canadien s’est réunie mercredi en la cathédrale St. James, au centre-ville de Toronto. Le premier ministre Stephen Harper, un ami intime de Jim Flaherty, a pris la parole.
Photo: La Presse canadienne (photo) Frank Gunn L’élite du monde politique canadien s’est réunie mercredi en la cathédrale St. James, au centre-ville de Toronto. Le premier ministre Stephen Harper, un ami intime de Jim Flaherty, a pris la parole.

L’élite du monde politique canadien s’est réunie mercredi après-midi pour rendre un dernier hommage à Jim Flaherty, l’ancien ministre fédéral des Finances dont le décès soudain, la semaine dernière, a provoqué une vague de tristesse qui a transcendé les lignes de parti.

 

Les funérailles nationales ont eu lieu en la cathédrale St. James, au centre-ville de Toronto, non loin de Bay Street, le quartier des affaires.

 

Le premier ministre Stephen Harper, un ami intime de Jim Flaherty, a parlé d’un « jour si triste dans l’histoire du pays », ayant amorcé son éloge funèbre par un hommage personnel vibrant à l’ancien ministre.

 

S’adressant directement à l’épouse de M. Flaherty, Christine Elliott, et aux trois fils du couple — des triplés —, M. Harper a évoqué la perte d’« un partenaire en politique, mais également d’un partenaire de vie ».

 

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, et les anciens premiers ministres Brian Mulroney, Kim Campbell et John Turner étaient présents, de même que plusieurs ministres, dont John Baird, Peter MacKay et Chris Alexander.

 

Le maire de Toronto, Rob Ford, le gouverneur général, David Johnston, et l’ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney figuraient aussi sur la liste de personnalités qui ont rendu un dernier hommage à l’ancien ministre, qui aura été aux Finances depuis la toute première élection du gouvernement Harper en 2006.

 

Rare honneur

 

Jim Flaherty a succombé à un malaise cardiaque dans son condo d’Ottawa jeudi dernier, moins d’un mois après sa démission. Il était âgé de 64 ans. L’une de ses ex-collègues au cabinet, la ministre du Travail Kellie Leitch, par ailleurs médecin, s’était précipitée sur les lieux pour tenter de le ranimer, en vain.

 

Les funérailles nationales sont habituellement réservées à d’actuels et d’anciens gouverneurs généraux ou premiers ministres, ou encore à des ministres toujours en fonction au moment de leur décès. D’autres Canadiens émérites peuvent toutefois avoir droit à un tel honneur, à la discrétion du premier ministre.

 

Des funérailles nationales avaient ainsi été célébrées en août 2011 pour Jack Layton, mort du cancer alors qu’il était chef du Nouveau Parti démocratique et de l’opposition officielle aux Communes.