Le bitcoin dans la mire d’Ottawa

Fadi Azouz, le propriétaire du premier guichet du boulevard Saint-Laurent qui permet d’acheter des bitcoins en échange d’argent comptant et Mme Nevine Sawaya, une utilisatrice.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Fadi Azouz, le propriétaire du premier guichet du boulevard Saint-Laurent qui permet d’acheter des bitcoins en échange d’argent comptant et Mme Nevine Sawaya, une utilisatrice.

Ottawa — Les monnaies virtuelles telles que le bitcoin retiennent l’attention du monde financier pour toutes sortes de raisons depuis l’été 2013 et elles sont désormais dans la mire du gouvernement fédéral, qui s’inquiète de leur usage à des fins douteuses ou criminelles.

 

Sans fanfare, le budget Flaherty aborde la nouvelle réalité des monnaies virtuelles en évoquant des « risques émergents » qui l’incitent à renforcer la législation.

 

De manière plus concrète, Ottawa voudra modifier le texte de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes pour y inclure la mention spécifique de ces cryptodevises qui ne sont réglementées par aucune banque centrale au monde.

 

La plus connue de ces nouvelles monnaies, le bitcoin, a traversé un épisode particulièrement sombre à l’automne, lorsque le FBI a passé les menottes au dirigeant d’un site Internet nommé Silk Road sous prétexte qu’il s’y effectuait du trafic de drogue grâce au bitcoin.

 

Lancé en 2009 par un informaticien sous le couvert de l’anonymat, le bitcoin peut s’acheter dans quelques guichets automatiques au pays ou en ligne sur plusieurs plateformes. Son cours fluctue beaucoup.

 

Par ailleurs, le gouvernement Harper a indiqué qu’il veut assujettir les casinos en ligne à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes.

 

Du même souffle, cependant, Ottawa dit vouloir renforcer le système de paiements électroniques. Ceux-ci sont rapides et pratiques, mais le gouvernement, qui insiste sur le besoin d’en assurer la sécurité, « élabore actuellement une approche exhaustive fondée sur le risque ».

1 commentaire
  • Jacques Morissette - Inscrit 12 février 2014 10 h 39

    Pontentiel ou potentat?

    Il n'y a pas que les criminels que le gouvernement doit avoir dans la mire. Il pourrait devenir un très bon outil pour le monde des affaires qui aime parfois essayer de jouer à cache cache avec la fiscalité et les taxes gouvernementale.