Chuck Strahl quitte le comité de surveillance des espions canadiens

Chuck Strahl
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Chuck Strahl

Ottawa — L’ex-ministre conservateur Chuck Strahl, qui occupait le poste de chien de garde des services de renseignement canadiens tout en étant lobbyiste, démissionne. Il dit n’avoir rien à se reprocher, mais désire rester loin de la « joute politique ». Une ex-collègue réformiste, Deborah Grey, le remplacera.

 

Chuck Strahl a été critiqué parce qu’en plus de présider le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), il était lobbyiste pour la pétrolière Enbridge. Le CSARS est un organisme indépendant qui surveille le Service canadien du renseignement de sécurité. Sa présidence est un poste à temps partiel.

 

Dans une lettre qu’il a fait parvenir en fin de journée vendredi, M. Strahl écrit s’être assuré auprès du Conseil privé et de la commissaire à l’éthique que ses activités bénévoles et professionnelles ne contrevenaient pas à ses obligations.

 

« Sans exception […],ils ont indiqué chaque fois que je respectais entièrement les règles pertinentes et ont affirmé que les activités après ma vie politique étaient appropriées et sans reproche. Les récentes critiques à cet égard sont entièrement fallacieuses et sans fondement. » Il dit se retirer parce qu’il ne veut plus, ayant pris sa retraite de la politique il y a trois ans, y être plongé malgré lui.

 

Les lettres de la commissaire à l’éthique accompagnant sa déclaration lui donnent raison. « Je n’ai aucune information qui m’amènerait à croire que des enjeux touchant Enbridge qui sont présentement étudiés par le CSARS placeraient M. Strahl en conflit d’intérêts ou que M. Strahl, en tant que consultant pour Enbridge, a utilisé de l’information obtenue parce qu’il est titulaire d’une charge publique », écrit Mary Dawson.

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