Les villes veulent des plans pour le pétrole et l’éthanol

Ottawa – Les municipalités souhaitent l’instauration de plans d’intervention d’urgence pour le transport du pétrole brut et autres liquides inflammables, une mesure qui pourrait diminuer les risques du transport par rail, selon elles.

 

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) a formulé cette requête à la ministre des Transports, Lisa Raitt, lors d’une rencontre mercredi. Elle a par ailleurs demandé à ce que le fédéral s’assure que la facture des interventions d’urgence ne soit pas systématiquement refilée aux contribuables, en exigeant des assurances suffisantes de la part des compagnies.

 

Cette réunion est survenue à la veille de la présentation de trois recommandations du Bureau de sécurité des transports liées à son enquête sur l’accident de Lac-Mégantic l’été dernier.

 

Si le président de la FCM, Claude Dauphin, se dit heureux des progrès dans ses discussions avec le fédéral, il note cependant que la « prochaine étape » sera de s’attaquer de front aux risques de sécurité des produits dangereux. Selon la loi, le transport de certaines marchandises dangereuses doit être accompagné d’un plan d’intervention d’urgence. Mais cette exigence ne s’applique pas au pétrole et aux autres liquides inflammables comme l’éthanol, une importante « lacune » du système, aux yeux de M. Dauphin.