Landry ferme définitivement la porte au Bloc

Bernard Landry affirme avoir reçu de nombreux appel à la suite du départ de Daniel Paillé.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Bernard Landry affirme avoir reçu de nombreux appel à la suite du départ de Daniel Paillé.

Ottawa — Si certains espéraient encore voir Bernard Landry briguer la direction du Bloc québécois, l’ancien premier ministre péquiste est venu fermer la porte pour de bon, réitérant lundi qu’il n’irait pas mener sa lutte pour la souveraineté à Ottawa.

 

« J’avais dit que je n’y avais jamais songé une fraction de seconde », a-t-il rappelé en entrevue avec Le Devoir, lundi.

 

Malgré cela, à la suite du départ soudain de Daniel Paillé à la tête du Bloc, M. Landry affirme avoir reçu de nombreux appels, notamment de « ténors souverainistes » — dont l’ancien chef bloquiste Gilles Duceppe, selon nos sources. La première ministre québécoise, Pauline Marois, a en outre salué dans les médias « tout le talent » de son ancien chef, a noté ce dernier lundi.

 

Le bonze souverainiste a tendu l’oreille, mais il n’a pas changé d’idée.

 

« J’étais respectueux de tous ces gens qui m’appelaient. Je les écoutais […] Toutes ces demandes ont fait que j’étais obligé d’y penser », a-t-il avoué. « Et ma conclusion ultime, c’est toujours non », a tranché le politicien de 76 ans. Une réponse qui, dit-il, est catégorique.

 

Les bloquistes se cherchent un nouveau chef depuis que Daniel Paillé a quitté la direction du parti en décembre pour des raisons de santé. Au lendemain de sa démission, M. Landry avait indiqué ne pas être désireux de lui succéder, préférant rester « militant pour l’indépendance nationale et [servir] la cause où elle peut le mieux l’être ».


À la recherche d’un grand nom

 

Au parti et chez les militants, plusieurs rêvaient cependant encore qu’un grand nom participe à la course à la direction, une personnalité qui amènerait avec elle une notoriété susceptible de convaincre les électeurs de se réconcilier avec le Bloc québécois lors des prochaines élections fédérales en 2015.

 

Pour l’instant, seuls les députés André Bellavance et Jean-François Fortin envisagent de se lancer dans la course — qui devrait débuter fin février ou début mars, pour se conclure à la fin mai. M. Fortin a confié au Devoir avoir pris sa décision, qu’il espère annoncer d’ici à la rentrée parlementaire le 27 janvier. Dans les rangs bloquistes, on s’attend à ce qu’il se porte candidat.

 

Un militant peu connu, Jean Claude Sylvain Guay, a également affirmé vouloir tenter sa chance. En 2011, il avait cependant échoué à récolter les 1000 signatures nécessaires pour devenir candidat.

6 commentaires
  • Pierre Labelle - Inscrit 14 janvier 2014 06 h 57

    Cessons de....

    Il nous faut cesser de vouloir toujours s'appuyer sur les mêmes personnes, ces dernières ont beaucoup données, certaine même au prix de leur vie. Il me semble qu'à 76 ans M. Landry a le droit de se reposer un petit peu. Il y a certainement des centaines de personnes qui sont aptes à occuper ce poste, à eux de faire comme les Landry, Parizeau, Mme Marois et autres ont fait dans les années 60; s'impliquer, c'est cela une relève. Nous ne pouvons nous permettrent d'être indépendantiste seulement une fois tous les quatre ans, il nous faut suivre l'exemple de ces leaders et marché sur leur trace.

    • Cyril Dionne - Abonné 14 janvier 2014 21 h 08

      D'accord avec vous M. Labelle, mais c'est dommage.

  • Raymond Chalifoux - Abonné 14 janvier 2014 08 h 54

    Un peu comme se tromper de cible, mettons...

    En matière de vases souverainistes communicants... c'est plutôt Gilles Duceppe que l'on devrait réclamer à la tête du PQ...

  • Dany Leblanc - Inscrit 14 janvier 2014 11 h 47

    Du sand neuf!

    Bellavance m'a donné une belle impression. Je ne le connais pas assez pour me faire une opinion mais il m'a paru comme un excellent communicateur, mieux que Paillé. Dans les débats, s'il est dans la course, on va pouvoir le voir aller, ce que Duceppe réussissait bien.

    La dernière course, aucun candidat m'a semblé se démarquer. Malgré tout, j'avais confiance sur Paillé mais pas certains qu'il réussit.

    Les médias devraient arrêter d'achaler Landry et Duceppe. Ils ont tourné la page sur leur carrière mais ils peuvent continuer à militer pour la souveraineté.

  • richard lavigne - Inscrit 14 janvier 2014 11 h 47

    On veut Landry au Bloc

    Bonjour,
    A la condition que rendu à Ottawa, il se taise sur les décisions du Parti québécois.

  • Roland Berger - Inscrit 14 janvier 2014 23 h 03

    Ouf !

    « Landry ferme définitivement la porte au Bloc. » Ouf !