​Des livres au rebut?

Photo: Internet
Le gouvernement conservateur jette-t-il à la décharge de pleins conteneurs de livres et de documents scientifiques ? Oui… et non, selon Ottawa. La décision de fermer 9 des 11 bibliothèques du ministère des Pêches et des Océans (dont celle de l’Institut Maurice-Lamontagne) a bel et bien entraîné la mise au rebut de milliers de livres, mais le gouvernement soutient que tout ce qui a été jeté a aussi été conservé : soit il s’agissait d’ouvrages en double, soit ceux-ci avaient été numérisés auparavant. La diffusion d’une photo anonyme montrant un conteneur rempli de livres a relancé le débat sur cette décision cette semaine, le journal Le Monde y consacrant un long article où plusieurs scientifiques mettent en doute les intentions du gouvernement. Ottawa pense économiser 430 000 $ en regroupant ses collections dans deux bibliothèques.
3 commentaires
  • Danielle Houle - Inscrite 9 janvier 2014 07 h 46

    Ça me fait penser à ...

    Si vous ne l'avez jamais vu, il y a cet excellent film de François Truffaut "FAHRENHEIT 451", dans lequel le travail des pompiers consiste à trouver les livres cachés dans des bibliothéques clandestines et à les brûler. Tout cela parce que les livres conduisent les gens à penser, à réfléchir, à avoir des opinions différentes de ce que le POUVOIR dicte et impose. On pourrait croire que le gouvernement conservateur aimerait bien que l'on cesse de penser et de contester, pour suivre docilement ses ordres. Détruire les livres est un bon départ.

  • Jean-Guy Aubé - Abonné 9 janvier 2014 10 h 35

    Une politique plus générale serait nécessaire

    On parle ici de vieux livres mais dans le cas des livres neufs invendus qui sont envoyés au pilon (destruction) par l'industrie privée de l'édition, le gouvernement du Québec pourrait faire une politique qui oblige les éditeurs à envoyer ces livres dans un entrepôt de biblothèques et archives du Québec afin que ces livres soient redistribués aux bibliothèques à l'intérieur de chaque école secondaire et primaire de la province.

    Ces bibliothèques ont peu de budget pour accueillir de nouvelles collections et cela permettrait de les fournir en nouveau matériel. Pour éviter qu'un marché secondaire du livre à rabais ne se constitue à partir de ces stocks de livres, un délai de 6 mois pourrait être tenu avant d'envoyer les nouveautés à ces bibliothèques.

    Comme c'est l'état qui subventionne déjà la production de la majorité des livres, il ne serait que normal que ces livres retournent aux institutions de l'État pour servir le bien commun.

  • Hélène Lafond - Abonné 9 janvier 2014 18 h 00

    Et ça s'inscrit dans l'idéologie conservatrice

    Dans les faits, Harper et ses ministres, ont détruit et détruisent les bibliothèques scientifiques en général et pas seulement celles associées à Pêches et Océans. L'idéologie des conservateurs les amène à nier le besoin pour le pays de développer son expertise scientifique et en conséquence à décourager les efforts en recherche. Il est déjà tard pour renverser la vapeur, néammoins la question de la science à tous les niveaux est d'intérêt fondamental pour toute nation. On peut donc penser le besoin urgent d'une discussion pour une prise de conscience au niveau du pays. À ce sujet on me signale que ce vendredi l'émission "The Fifth Estate" de la chaîne CBC cible son propos sur la disparition des labos et bibliothèques du fédéral, secteur des pêches et océans. C'est un début et pour plus de renseignements: http://www.cbc.ca/fifth/episodes/2013-2014/the-sil