Un nouveau pont Champlain à péage en 2018

Le ministre Denis Lebel a annoncé que la conception serait confiée à l’architecte danois Poul Ove Jensen, ainsi qu’à la firme Provencher Roy + Associés.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le ministre Denis Lebel a annoncé que la conception serait confiée à l’architecte danois Poul Ove Jensen, ainsi qu’à la firme Provencher Roy + Associés.

Ottawa accélère les procédures pour construire un nouveau pont Champlain en 2018 plutôt qu’en 2021 comme il l’avait annoncé en octobre dernier. En fin de semaine, les conséquences sur la circulation de l’installation d’une super poutre de 75 tonnes pour solidifier une partie du pont montrent à quel point il était urgent d’agir.

Le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, a expliqué que l’embauche de la firme d’ingénierie canadienne ARUP avait permis de réévaluer les priorités et de revoir les étapes des travaux de construction. « Ça nous a permis de prendre beaucoup d’avance sur l’échéancier et de lancer le processus de demande de qualification plus tôt que prévu », a-t-il dit.

 

Si tout se passe bien, les appels d’offres pour construire le nouveau pont Champlain seront lancés dès le printemps 2014 dans le cadre d’un partenariat public-privé. Mais pour le moment, impossible de savoir combien coûtera le prochain pont. Des experts estiment que les coûts oscilleront entre 3 et 5 milliards de dollars, mais le gouvernement Harper refuse de le confirmer. Le ministre Lebel a seulement confirmé que le plan de financement serait dévoilé au cours des prochaines semaines. Il a toutefois réitéré que le nouveau pont Champlain serait à péage et qu’il devra avoir une durée de vie de cent ans.


Pas de concours

 

Avec des délais maintenant plus serrés, Ottawa a, par contre, décidé d’abandonner le concours d’architecture internationale. Il prendra plutôt en considération ce qu’il appelle des « données architecturales. » Le ministre Lebel a mentionné que les services de l’architecte danois Poul Ove Jensen, qui a conçu le pont de Stonecutters à Hong Kong et le pont suspendu The Great Belt Link au Danemark, ont été retenus et qu’il travaillera avec la firme montréalaise Provencher Roy + Associés. « Personne ne veut un pont laid. On fera un pont qui sera beau », a soutenu M. Lebel en insistant pour dire que le gouvernement veillera aussi à ce que toutes les normes de qualité et de sécurité soient respectées.

 

Dans la grande région métropolitaine, la nouvelle a été accueillie avec soulagement dimanche après-midi. Après tous les tracas causés par la découverte d’une fissure dans l’une des poutres du pont Champlain et les travaux d’urgence qu’il a fallu mener pour assurer la sécurité des automobilistes, le maire de Montréal, Denis Coderre, a parlé « d’une bonne nouvelle. » Il a affirmé qu’il avait hâte de voir le plan de financement pour savoir à quoi s’en tenir. « On ne baissera pas la garde, c’est dans les détails qu’on peut avoir de mauvaises surprises », a-t-il dit. M. Coderre ne cache pas non plus que la question du péage est loin d’être réglée. « On va se parler encore », a-t-il lancé.

 

Le maire de Brossard, Paul Leduc, tient lui aussi à obtenir plus d’informations sur le financement du nouveau pont. « Lorsque j’ai demandé au ministre Lebel si le [montant de] 7 $ était loufoque [le coût du péage avancé dans les médias], il m’a dit qu’ils étaient en train de faire les calculs », a-t-il confié. M. Leduc s’est quand même réjoui d’apprendre que les travaux du nouveau pont Champlain étaient devancés, tout comme la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire. « On est très contents, mais on a hâte de savoir quelles seront les étapes de construction et quelles sont celles qui seront abandonnées », a fait savoir Catherine Bérubé, l’attachée de presse de Mme St-Hilaire.

 

À Québec, le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a pour sa part accueilli « positivement » l’annonce. Il s’est empressé de rappeler que le gouvernement Marois souhaitait obtenir un pont à deux étages et intégrer un système léger sur rail comme transport collectif. Le ministre Lebel a confirmé qu’un train léger était toujours prévu dans le projet et que la responsabilité de le choisir reviendrait à Québec. À Ottawa, le Nouveau Parti démocratique a salué la décision d’accélérer la construction d’un nouveau pont Champlain, mais la porte-parole en matière de Transport a déploré l’abandon du concours international d’architecture.


 
38 commentaires
  • François Ricard - Inscrit 2 décembre 2013 05 h 50

    Le péage: une injustice

    À cause de la voie maritime, qui profite surtout à Toronto et à Hamilton, le pont nous coûte beaucoup plus cher. Pourtant, avec un péage par les usagers, nous serons les seuls à défrayer les coûts de ce pont.
    Si nous sommes les seuls à payer pour ce pont, bâtissons-le nous-mêmes et ne tenons pas compte des exigences de la voie maritime.
    Et le péage est la marchandisation des services publics.On sait ce que PPP veut dire.

    • Michel Richard - Inscrit 2 décembre 2013 08 h 41

      Voyons donc. 1) la voie maritime était là avant le pont Champlain. 2) la voie maritime sert à Buffalo, Cleveland et Chicago autant qu'à Hamilton et Toronto. Bonne chance si vous voulez faire payer les Américains. 3) Y'a longtemps eu un payage sur le pont Champlain, pourquoi on peut pas recommencer ?
      Grosse suggestion que vous faites: bloquons la voie maritime. pas très réaliste.
      Ensuite, vous trouvez évidemment une façon de lancer un mot bien à la mode: "marchandisation". Vous pensez que ce n'est pas raisonnable de demander aux utilisateurs du pont de payer pour ?
      En passant, j'habite la Rive Sud, si y'a un péage, il m'arrivera de payer.

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 2 décembre 2013 10 h 41

      Le PPP a été iutilisé pour le payage A-25, et ça a fonctionné, pourquoi pas le pont Champlain!

      Et il existe telelment de pactes et d'entente sur la voie maritime, qu'il est impossible d'en prendre le contrôle!

    • François Ricard - Inscrit 2 décembre 2013 11 h 10

      M. Richard,

      À cause de la voie mmaritime, ce pont nous coûte beaucoup plus cher. Pourquoi serions-nous les seuls à payer.
      La voie maritime aide surtout les villes canadiennes. Cleveland, Chigago, Détroit empruntent le Mississipi ou le canal Érié.
      Si j'étais un bas salarié et si je devais payer une taxe tous les jours de 5$,6$,7$ ou plus pour aller, je m,arrangerais pour perdre mon travail et me placer sur le bien-être.
      Car, il m'en coûterait pratiquement une heure de treavail juste pour traverser le pont.

    • Benoît Gagnon - Inscrit 2 décembre 2013 12 h 10

      Le but ultime d'un péage devrait être, justement, de dérourager les gens d'utiliser ce pont à tous les jours en utilisant leur voiture individuelle. On peut prendre exemple ici sur Londres.

      Bien entendu, l'argent récoltée devrait servir en majeure partie à financer le développement d'autres moyens de transport. Ceci, malheureusement, les conservateurs ne le comprennent pas.

    • Donald Tremblay - Inscrit 2 décembre 2013 12 h 54

      Je suis entièrement d'accord. Nous sommes sur taxé au Québec et on nous demande encore de payer. Les automobilistes font déjà leur part. J'imagine que la voie réservée vas couter extrêmement cher au rtc....

    • Donald Tremblay - Inscrit 2 décembre 2013 12 h 59

      À benoit Gagnon.

      Si le but du péage est de décourager le monde de prendre leur auto pour aller travailler, on est mieux de ne plus rien construire... Le but c'est l'utilisateur payeur et on doit l'appliquer aussi dans les transports en commun et en santé etc.. ect...

    • Michel Richard - Inscrit 2 décembre 2013 13 h 40

      M Ricard,
      Je sais pas si vous avez déjà vu le canal Erié . . . un peu plus gros que le canal Richelieu ou le canal Lachine, mais pas beaucoup plus. Ça fait longtemps que le transport commercial n'y a plus d'importance.
      Quand au Mississippi, il est pas mal plus loin.
      Allez voir le tableau M9 du rapport de la voie maritime 2012: 83 millions de tonnes de grain américains sont passées sur la voie maritime entre Montréal et le lac Ontario. Pas négligeable. http://www.greatlakes-seaway.com/en/pdf/traffic_re
      De toute façon, là n'est pas la discussion. L'idée de construire un pont comme si la voie maritime n'existait pas est risible.
      Et si vous étiez un bas salarié, vous feriez comme moi, vous prendriez le train, ou l'autobus.
      Ou vous vous arrangeriez pour perdre votre job et en trouver une autre sur la Rive Sud. J'espère que vous feriez pas exprès pour vous "placer sur le bien-être"

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 2 décembre 2013 19 h 33

      Bloquer la voie maritime???? Quelle ineptie!

      Tous les jours, du pont interprovincial MacDonald-Cartier vers le boulevard King Edward à Ottawa, il passe des centaines de camions venant du QC, directement au coeur d'Ottawa, détruisant très rapidement ces rues et créant beaucoup d'embouteillages.

      Au nom d'une solidarité interprovinciale, il n'y a jamais eu une plainte à ce sujet et la ville assume les dépenses de ces rues à refaire toujours plus rapidement..

      Initier une guerre commerciale avec le ROC et les E.U.? Quelle idée géniale!

  • Jean-Marc Simard - Abonné 2 décembre 2013 07 h 08

    Idéologie conservatrice obsestionnelle....

    "Le nouveau pont Champlain sera à péage et il devra avoir une durée de vie de cent ans." dixit Denis Lebel.

    Le nouveau pont champlain durera sûrement au-delà de 100 ans puisque le péage exigé va déplacer les utilisateurs vers les autres ponts sans péage, ce qui réduira son usure temporelle...
    Mais a-t-on vraiment mérité un Gouvernement harperien à l'idéologie conservatrice si obsestionnelle qui fonce et bouscule tout comme un aveugle sans chien guide, sans écouter ni entendre ce que tous les politiciens québécois disent: PAS DE PÉAGE, MERCI ! Celui-ci va débalancer toute la dynamique du transport dans le Montréal métropolitain...Leur attitude embullée va agraver le problème des transports au lieu de le soulager, en plus de réduire l'élan de l'économie montréalaise en canalisant le pouvoir d'achat des utilisateurs. L'argent utilisé au passage de ce pont ne sera pas dépensé ailleurs. Il servira plutôt à enrichir les petits amis.
    Peut-on être plus ridicule et imbécile ? L'orgueil idéologique d'Harper va le perdre...

    • Jean Richard - Abonné 2 décembre 2013 10 h 22

      La France a souvent l'habitude de naviguer un peu plus à gauche qu'à l'extrême-droite. On est donc loin de l'idéologie conservatrice et pourtant...

      Conséquence d'une culture plutôt égalitaire, c'est en France qu'on trouve les frais de scolarité universitaire parmi les plus bas en Europe – et plus bas qu'au Québec. Or, en France, les autoroutes sont concédées à des sociétés en majorité à capitaux privés, et le péage sur ces autoroutes fait partie des habitudes rarement remises en question. L'accès aux autoroutes est donc loin d'être gratuit. Par exemple, rouler de Paris à Lyon en empruntant l'autoroute vous coûtera aux alentours de 35 €.

      Le pont Champlain est un lien autoroutier. On semble l'avoir oublié. Or, si la concession d'infrastructures autoroutières est considérée comme socialement acceptable dans des pays non conservateurs, pourquoi les choses seraient-elles différentes ici ? On accepte les tarifs de transport en commun, une forme de péage, mais on refuse ceux du transport individuel. C'est plutôt là que se situe le conservatisme.

    • Vincent Collard - Inscrit 2 décembre 2013 10 h 23

      «L'orgueil idéologique d'Harper va le perdre...»

      Peut-être. Mais il NOUS aura perdus d'abord. Et avant que nous retrouvions notre chemin (mais je ne pense pas que nous le retrouvions jamais), beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts... à péage.

      Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de mettre fin à cette tutelle débile de notre pays par un pays étranger (oui, le Canada est un pays étranger, étranger à notre culture, étranger à notre économie, étranger à notre société, étranger comme l'est un corps étranger dans notre corps). Nous avons préféré écouter des peurs infantiles suscitées par dea arguments fallacieux. «Nous n'avons pas su lier nos racines de souffrances à la douleur universelle de chaque homme ravalé» (Gaston Miron).

      Maintenant nous commençons seulement à entrevoir ce que cette tragique erreur va nous coûter au cours des prochaines décennies, voire des prochains siècles. Avant-hier, nos travailleurs forestiers abandonnés au profit de l'industrie automobile ontarienne. Hier, nos chômeurs saisonniers condamnés à l'indigence perpétuelle. L'unanimité de nos élus systématiquement ignorée (de quel droit nous en étonnons-nous?) par les maîtres que nous avons servilement choisi de conserver. Aujourd'hui, ce pont à péage enfoncé dans la gorge. Demain, quoi d'autre?

      Nous n'aurons plus jamais le choix de nos choix. Nous n'avons personne d'autre à blâmer que nous-mêmes. Il fallait nous donner un pays. Nous avons eu peur. Nous avons choisi de rester des vaincus.

      Pendant que nous votions NON dans le confort d'un isoloir sécuritaire et confortable, des dizaines de peuples au ventre vide ont risqué leur vie pour conquérir leur indépendance dans le sang.

      Nous sommes la honte de la terre.

    • Vincent Collard - Inscrit 2 décembre 2013 10 h 35

      @ Jean Richard -- Le problème n'est pas le péage lui-même (je suis même totalement pour tout ce qui incite les automobilistes à laisser leur char à la maison).

      Le problème c'est l'incohérence. Ou bien on met un péage (le MÊME péage) sur toutes les entrées autoroutières de l'île de Montréal (A10, A15, A20, A25, A40), ou bien on n'en met pas du tout! Sinon on incite les gens à faire des détours, ce qui aggrave la congestion routière et augmente le nombre de km parcourus par véhicule, donc la quantité de carburant globalement consommée, ce qui est une catastrophe.

      Un autre problème, plus grave à mon avis, c'est de laisser le fédéral décider unilatéralement de ce qui est bien pour nous. Mais ça, j'en ai parlé dans mon commentaire précédent.

    • François Ricard - Inscrit 2 décembre 2013 11 h 13

      M. Richard,
      J'ai voyagé en France.
      Certaines autoroutes sont payantes. Mais, en tous les cas, vous avez accès à une route nationale d'envergure si vous voulez éviter l'autoroute. La même chose en Allemagne, aux USA.

    • Claude Champagne - Inscrit 2 décembre 2013 12 h 40

      <<Harper annonce un nouveau pont entre Detroit et Windsor.15 juin 2012 14h25 | La Presse canadienne | Canada.Le pont de 1 milliard aidera à décongestionner un des postes frontaliers les plus achalandés du Canada.>><<Le Canada financera la construction du pont et récupérera la portion des coûts attribuable au Michigan par l'entremise de péages.>> le pont Ambassador la longueur totale du pont, elle est de 2 286 mètres. le pont Champlain 3 440 m. De un, M. Vincent Collard je vous suis, bravo pour votre commentaire. De deux PPP ça m'énerve, sous Charest le MtQ était devenu une PPP, nous les CONtrébuables avons payé 30% de plus. De trois, le pont Champlain longueur 3,440 mètres, coûts estimés 3 et 5 milliards non confirmé, alors supposons le pire des scénarios, disons 6 milliards, presque 2 milliards/1,000 mètres. Le pont Ambassador long de 1,154 mètres coûts total 1 milliard, c'est-à-dire 620 millions/1000 mètres, la différence en seulement un an est énorme, ça sa m'écoeure. Finalement le péage, voyons plus haut, la portion du Michigan est au péage, est-ce dire que nous payons pour un pont en Ontario, mais les Ontariens ne paient pas pour notre pont?

    • Pierre-Alan Lepetit - Inscrit 2 décembre 2013 13 h 16

      Attention à ne pas dire n'importe quoi ! Toutes les autoroutes reliant Paris à sa banlieue sont gratuites et leur entretien est public (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Équipement et de l'Aménagement d'Ile-de-France (DRIEA)).

      De plus, le système de transport collectif reliant Paris à sa banlieue est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus développé (RER, Transilien, métro, et des lignes de tramway qui fleurissent partout, maintenant au nombre de 8).

      Le Québec a les moyens de faire la même chose, mais ça prend du courage politique, de la bonne gestion des coûts, et des délais.

    • Nicolas Vincent - Inscrit 2 décembre 2013 14 h 41

      "Le problème c'est l'incohérence. Ou bien on met un péage (le MÊME péage) sur toutes les entrées autoroutières de l'île de Montréal (A10, A15, A20, A25, A40), ou bien on n'en met pas du tout!"

      Dans ce cas, pourquoi ne critique-t-on pas le refus de Québec d'imposer un péage sur les entrées vers l'île de Montréal qui sont sous sa jurisdiction, c'est-à-dire toutes sauf Champlain et J-C?

    • Louis Palardy - Inscrit 2 décembre 2013 23 h 42

      @Nicolas Vincent
      Le payage, c'est une grosse question.

      Je ne suis pas contre l'idée du payage sur le pont, toutefois, on doit voir la solution au niveau global.

      On taxe le permis de conduire, l'immatriculation, les taxes municipales ont un verset transport en commun...
      Est-ce que l'on diminue les taxes sur l'essence pour les utilisateurs du pont payant de la A25?
      Le pont devient automatiquement une taxe de 100$ et plus par mois pour les utilisateurs...
      Ah j'oubliais, le transport en commun. Comme si tout le monde travaillait au centre ville.
      Je prend le pont pour voir ma famille sur la rive sud. Bien sur je vais prendre le transport en commun, pour me rendre à varennes de Laval (Duvernay est).
      Quant à l'intégration des transports...Le pont est ouvert depuis 2 ans (A25) ils augmentent les fais annuellement, plus la vignette a 1$ par mois par auto, fixe... Mais qu'en est-il pour les étudiants de l'université de montréal, ou encore des Collèges Privés comme Jean de Brébeuf..
      Bien sur, pas d'intégration pour rejoindre la Ligne de Métro bleu.
      On a maintenant un Métro-bus (925) de Laval à Montréal - Radisson, mais dans un sens seulement le matin, et aux heures seulement. Si vous revenez le midi, a oublier...
      Alors transport, en commun, oui, mais ce n'est pas pour tout le monde...

  • Real Melancon - Inscrit 2 décembre 2013 08 h 42

    Bonne décision

    J'espère seulement que dans ce processus 'accéléré', ce n'est pas la qualité des travaux ou des matériaux qui va écoper.

    Qu'on coupe plutôt dans les délais d'approbation, où un projet reste sur le coin du bureau d'un haut fonctionnaire, qui pour se donner de l'importance, prend tout son temps à 'analyser' le projet.

    Qu'on coupe dans les chicanes Québec-Ottawa sur la largeur des remparts, la couleur des lampadaires, ou je ne sais quoi...

    Pour le péage, n'en déplaise à plusieurs, je crois qu'il s'agit d'un mal nécessaire. En autant que le prix soit raisonnable, il n'y a pas d'autres choix pour payer ce pont. Oui, c'est le principe de l'utilisateur-payeur, mais c'est le prix à payer pour demeurer en banlieue et travailler à Montréal.

  • Roland Côté - Abonné 2 décembre 2013 08 h 45

    Pétrole bitumineux en échange du pont sans péage

    Pas de pont et train léger gratuit sinon on ne laissera pas passer le pétrole des sables bitumineux. Harper va comprendre cette proposition.
    On va demander la meme chose au libéraux fédéraux qui pourraient etre a la tete du prochain gouvernement.
    Début des négotiations.

  • lise pelletier - Inscrit 2 décembre 2013 09 h 22

    Le moulin à parole Lebel.

    Le ministre Lebel et son va-vite verbal susurré a bien appris sa cassette. Très vite, on se rend compte que ce débit est dans le but de couper court à toute question.

    Car lorsqu'on apprend un texte par-coeur, c'est que l'on a aucune réponse vraie à donner à une question pertinente. Comme exemple, pourquoi ce coût si élevé en comparaison avec d'autres constructions de pont dans le monde, et ce en tenant compte des variations de température.

    • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 2 décembre 2013 19 h 02

      «Faites-moi confiance», a dit Denis Lebel à propos du pont. Sans blague. C'est le même Lebel qui, deux semaines après la tragédie, invitait les gens de Lac Mégantic à faire confiance aux entreprises ferroviaires.

      Dans un sens, je comprends Harper. Le temps venu de choisir des ministres, le Québec ne lui a pas fourni un gros bassin de cerveaux.

      Desrosiers
      Val David