Une allégation d’évitement fiscal embarrassante

Ottawa – Les partis d’opposition mettent en doute le jugement du ministre des Finances Jim Flaherty pour avoir placé en 2009 à la tête de la Monnaie royale canadienne James Love, qui a été visé par une poursuite pour évitement fiscal. Radio-Canada a révélé mardi que cet ami de longue date de M. Flaherty avait fait l’objet d’une poursuite par des héritiers de l’ancien premier ministre Arthur Meighen. Les héritiers affirmaient qu’un montage de comptes à l’étranger aurait pu les exposer à d’importantes pénalités si le fisc s’était aperçu du stratagème. L’affaire s’est réglée à l’amiable, les plaignants obtenant 9 millions. Aucune admission de culpabilité n’est comprise dans cet accord et rien n’indique que l’évitement fiscal planifié était illégal. Mais selon l’opposition, il était sans nul doute immoral. Le chef néodémocrate Thomas Mulcair se demande pourquoi M. Love est encore en poste. Quant au chef libéral Justin Trudeau, il déplore que le gouvernement prenne à la légère les nominations à la tête des entreprises de la Couronne. Questionné aux Communes, le premier ministre Stephen Harper a refusé de commenter.

1 commentaire
  • Denis Miron - Inscrit 28 novembre 2013 09 h 31

    Au mépris du 99% qui paie leurs impôts, et avec qui aucun règlement à l'amiable n'est possible

    Quelle belle démonstration d’équité et de sens éthique de la part d’un parti qui se veut le champion de la loi et l’ordre! Contrairement aux éditorialistes et journalistes qui interprètent la suite de malversations malodorantes qui émannent du parti crosservateur, comme l’expression d’une fatigue du pouvoir, il serait plus juste, je crois, de dire que leur vrai visage est en train de se révéler, que les masques sont en train de tomber.
    Ils ont créer une diversion par leur chasse aux sorcières à l’assurance emploie pour protéger les vraies fraudeurs que sont leurs bailleurs de fonds qui logent dans les paradis fiscaux…Et que dire des lourds soupçons qui pèsent sur leur organisation concernant les robocalls en provenance de leur banque de données et qui auraient contribué à fausser les résultats de la dernière élection dans au moins 200 comptés où il y a eu des plaintes.

    S’il vous plait…lâchez-moi «la fatigue du pouvoir…» Ces gens sont tout simplement mis à la tête de l’état par le 1% pour être à leur service et augmenter leur compte en banque dans les paradis fiscaux…et n’allez pas croire que les libéraux feront mieux, car rappelons-nous un certain Paul Martin, ministre lib. des finances sous J. Chrétien qui disposait d’une compagnie de bateau dont le siège social était aux Barbades et qui a détourné plusieurs milliards de $ de la caisse d’assrance