Cour suprême - Juge Nadon : l’objection de Québec indiffère le ministre MacKay

Le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, ne se soucie pas du fait que son homologue à Québec n’a pas appuyé la candidature de Marc Nadon pour siéger à la Cour suprême du Canada. « Que le ministre de la Justice ou même la première ministre du Québec ne soit pas d’accord avec moi ne me dérange pas. Nous avons respecté le processus », a lancé le ministre.

 

M. MacKay était de passage en comité parlementaire jeudi pour expliquer les clarifications qu’il veut apporter à la Loi sur la Cour suprême afin d’éviter que ne se reproduise le cafouillage entourant la nomination du juge Nadon. Il s’est fait demander par l’opposition néodémocrate s’il n’avait pas peur d’avoir désigné un juge qui n’apparaissait pas sur la liste des quatre recommandations soumises par Québec. « Je ne suis pas le moindrement effrayé, a répondu le ministre. De dire que le gouvernement du Québec ne sera peut-être pas d’accord avec quelque chose que le gouvernement fédéral fait revient à dire que le soleil se lèvera demain. » En particulier, a-t-il ajouté, d’un « gouvernement séparatiste ».

 

L’opposition a demandé sans relâche au ministre s’il avait consulté la province avant de pourvoir un des sièges lui étant réservés. M. MacKay a chaque fois évité de répondre, indiquant plutôt que la députée du NPD Françoise Boivin siégeait au comité secret multipartite évaluant les choix d’Ottawa. « Le Québec était très bien représenté par Mme Boivin », a affirmé le ministre.

 

Françoise Boivin a bondi. Elle ne peut pas le dire ouvertement sans renier son serment de confidentialité, mais tout indique qu’elle avait rejeté la candidature de Marc Nadon.

13 commentaires
  • Pierre Valois - Abonné 22 novembre 2013 00 h 53

    Une invitation du Québec

    Si toute cette affaire indiffère le ministre, ce n'est pas le cas de la population québécoise. Il devrait se montre bon joueur et décider de se présenter dans un comté québécois lors de la prochaine élection. La population pourrait alors lui faire savoir quel est son point de vue sur l'affaire...Parions qu'il n'en aura pas le courage!

  • Marc Lacroix - Abonné 22 novembre 2013 06 h 17

    Le « gouvernement séparatiste » a bon dos !

    Le gouvernement Harper n'a rien à faire du Québec qui ne vote pas — du bon bord —, il n'a même pas envie de faire semblant d'être le gouvernement de tous les Canadiens. Pas besoin d'en dire plus.

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 novembre 2013 09 h 15

      C'était aussi le cas quand le Québec avait un gouvernement dépentantiste, il y a à peine plus d'un an.

    • Claude Smith - Abonné 22 novembre 2013 09 h 24

      J'ajouterais que ça fait longtemps que le Québec ne compte plus et que le fédéral se fout de nous même quand nous envoyons à Ottawa une majorité de députés dans le parti au pouvoir. L'exemple le plus probant est le rapatriement de la constitution en 1982. Nous avions alors 72 députés libéraux. J'ajouterais qu'il est même payant politiquement dans le reste du Canada d'agir de cette manière envers le Québec.

      Claude Smith

  • Josette Allard - Inscrite 22 novembre 2013 06 h 29

    De même pour toutes celles...

    Cette attitude du Gouvernement Harper est la même à l'endroit de toutes les provinces où les électeurs n'ont pas voté pour lui.

  • François Dugal - Inscrit 22 novembre 2013 08 h 06

    Àààààààààà'tawa

    «Nous irons vous défendre ààààààààà'tawa».
    Mais qui donc a dit ça?

  • Gilles Théberge - Abonné 22 novembre 2013 08 h 51

    C'est inaccptable

    Son attitude est un message clair. Ce que pense le gouvernement du Québec importe si c'est un gouvernement fédéraliste c'est-à-dire soumis à la logique fédérale et à quatre pattes devant le gouvernement fédéral.

    Est-ce qu'on vit dans un état de droit où les juridictions sont définies? Est-ce que oui ou non le gouvernement doit être consulté dans le choix d'un juge à la côur dite suprême?