Conseil général spécial - Trudeau critiqué pour son «admiration» pour la dictature chinoise

L’événement de Drummondville a été organisé dans le but de préparer le congrès national du Parti libéral du Canada en février prochain, à Montréal.
Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick L’événement de Drummondville a été organisé dans le but de préparer le congrès national du Parti libéral du Canada en février prochain, à Montréal.

Drummondville — Quelque 300 élus et militants libéraux fédéraux attendaient impatiemment leur chef, Justin Trudeau, samedi à Drummondville, à l’occasion d’un conseil général spécial de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC).

 

En cours de journée, Justin Trudeau a notamment dû justifier des propos qu’il a tenus plus tôt cette semaine au sujet du régime dictatorial de la Chine. Il avait alors affirmé avoir une certaine admiration pour la Chine, « dont la dictature de base lui permet de virer son économie de bord sur un 10 sous », avait-il expliqué.

 

Interrogé par les journalistes sur place, samedi, M. Trudeau a dit avoir donné l’exemple de la Chine jeudi parce que ça fait réfléchir les gens sur les défis auxquels le Canada fait face dans un contexte de mondialisation. Selon le chef du PLC, cela « démontre aussi comment on doit célébrer nos libertés et nos droits ».

 

La déclaration controversée a fait bondir des associations qui représentent des membres des communautés asiatiques de Toronto. En plus de condamner les propos du chef libéral, ils ont exigé samedi des clarifications sur le fond de sa pensée, selon la CBC.

 

Charte et désaccord

 

Par ailleurs, alors que se déroulait, à Montréal, le conseil national du Parti québécois, Justin Trudeau s’est une fois de plus dit en désaccord avec le projet de loi sur la charte de la laïcité du gouvernement Marois.

 

Il a souligné qu’il a été le premier chef de parti parmi bien des gens à prendre position contre cette charte de la première ministre Pauline Marois, et qu’il a eu l’occasion de lui livrer en personne ses préoccupations sur le sujet, « particulièrement en ce qui concerne les personnes vulnérables ».

 

L’événement de Drummondville avait été organisé dans le but de préparer le congrès national du Parti libéral du Canada en février prochain, à Montréal. Selon Alexandra Mendès, présidente québécoise du parti, l’arrivée de Justin Trudeau à la tête du parti a attiré plusieurs nouveaux membres au sein de la formation, et le financement s’est nettement amélioré.

 

Mme Mendès estime que, depuis l’élection de Justin Trudeau, les libéraux québécois ont cessé d’être « timides » de démontrer leur allégeance. Elle soutient que la façon d’aborder la politique de Justin Trudeau est « rafraîchissante » dans le paysage politique actuel, se voulant plus « positive que négative ».

24 commentaires
  • Pierre Valois - Abonné 11 novembre 2013 01 h 02

    Une prime à l'admiration

    Je lui propose donc de prendre l'avion, sur le champ et d'y établir sa résidence pour les trente prochaine années. Ce ne sera qu'un bon débarras pour le Québec.

    Qui ne se souvient pas du goût prononcé de son père pour la dictature au Canada? Puisque peut-on parler autrement de ce qu'il a fait lors des événements d'octobre 1970?

    • Michel Gagnon - Inscrit 11 novembre 2013 11 h 38

      Pas de doute, Justin est vraiment le fils de son père.
      Et dire qu'un grand nombre de ceux qui condamnent l'attitude dictatoriale de Harper vont voter pour lui.
      Un autre bon petit québécois qui fera du «Québec bashing» et qui va remettre le Québec à sa place, quitte à utiliser l'armée pour le faire, à l'image de sa Chine admirée. Et c'est le ROC qui va être content!

  • Josette Allard - Inscrite 11 novembre 2013 05 h 38

    Tourner sa langue sept fois....

    Heureusement pour nous, lui parle et nous aurons la possibilité de nous faire une idée du personnage avant de ne pas voter pour lui. Contrairement à d'autres, malheureusement pour nous, plus roublards , qui parlent la langue de bois.

  • François Dugal - Inscrit 11 novembre 2013 07 h 55

    Électron libre

    Monsieur Trudeau a été dûment élu chef du PLC et il va maintenant dire ce qu'il pense; la «bonne dictature» de la Chine n'est qu'un début.
    N'oublions jamais que monsieur Trudeau a une formation de comédien; quand il n'a plus de texte «officiel» à réciter, voilà ce qui arrive.
    Saluons notre futur premier ministre.

  • Jean Descoteaux - Abonné 11 novembre 2013 08 h 24

    Conseil général spécial- Trudeau critiqué pour son "admiration" pour la dictature chinoise

    Quelqu'un se souvient-il d'un livre intitulé Deux innocents en Chine rouge, écrit par P. E. Trudeau et Jacques Hébert, récit d'un voyage dans la Chine de Mao? Si on oublie certaines facéties et pirouettes typiques d'un des auteurs, le ton général est plutôt celui de l'admiration.
    Quel rapport avec Justin Trudeau? C'est de la petite histoire, sans doute, me semble-t-il, mais quand même intéressante.
    Jean Descoteaux, abonné

  • Pierrette L. Ste Marie - Inscrit 11 novembre 2013 08 h 28

    Il est beau et il s'appelle Trudeau

    Il faudra consigner les "trudeauistes", cela fera un petit livret inspirant ...de cohérence, de profondeur, de vision....

    • Solange Bolduc - Inscrite 11 novembre 2013 10 h 49

      Un jolie petit "livre rouge", citation de Mao-Trudeau" !