Le ministre Paradis défend le rôle du privé dans le Développement international

Le nouveau ministre fédéral du Développement international, Christian Paradis, a défendu la désignation de la PDG de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, au sein d'un comité de cinq personnes devant conseiller le gouvernement sur la restructuration du ministère.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Le nouveau ministre fédéral du Développement international, Christian Paradis, a défendu la désignation de la PDG de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, au sein d'un comité de cinq personnes devant conseiller le gouvernement sur la restructuration du ministère.

Ottawa — Le nouveau ministre fédéral du Développement international, Christian Paradis, reste ferme sur deux politiques controversées du gouvernement conservateur: la nomination d'une dirigeante de société minière au sein d'un comité consultatif, et le refus de subventionner tout avortement dans les cas de viols en situation de guerre.

En entrevue avec La Presse canadienne, le ministre Paradis a affirmé que les deux politiques seraient maintenues alors qu'il va de l'avant avec l'intégration de l'ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI) au sein du ministère des Affaires étrangères.

La fusion a été d'abord annoncée discrètement dans le budget fédéral de cette année.

M. Paradis poursuit le plan du gouvernement conservateur d'impliquer le privé dans la stratégie globale de développement international du Canada.

Il a défendu la désignation de la PDG de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, au sein d'un comité de cinq personnes devant conseiller le gouvernement sur la restructuration du ministère. M. Paradis affirme que le secteur privé peut apporter une précieuse contribution pour briser le cycle de la pauvreté.

L'approche a été expérimentée notamment au Royaume-Uni, mais demeure impopulaire auprès de certains groupes d'aide internationale.

Quant au viol de femmes en situation de conflits armés, M. Paradis rappelle que son gouvernement le dénonce avec fermeté, mais ne versera pas d'aide pour l'avortement de femmes victimes de viol — ou de fillettes mariées de force.
 
5 commentaires
  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 30 octobre 2013 18 h 36

    Une autre mondialisation est possible

    Pour prendre connaissance en deux minutes de la contrepartie au néolibéralisme de ce gouvernement, rendez-vous sur ce site et visionnez-en la vidéo:

    http://bit.ly/1f4HtsW

  • Bernard Morin - Abonné 30 octobre 2013 19 h 49

    Sans rire

    Monsieur Paradis affirme sans rire que " le privé peut apporter une précieuse contribution pour biser le cercle de la pauvreté." Une question: qui exploite les pauvres dans une économie néolibérale ayant pour religion un consumérisme souvent honteux?

  • Robert Boucher - Abonné 30 octobre 2013 20 h 55

    Une honte ...

    ...que ce gouvernement.
    Robert Boucher Saguenay

  • - Inscrit 30 octobre 2013 22 h 29

    Où vont0ils s'arrêter ?

    ????? Ils sont vraiment en train de foutre le bordel ces con .... servateurs !

  • Charles Lebrun - Abonné 31 octobre 2013 09 h 21

    Que c'est gentil !

    Christian Paradis et le gouvernement Harper dénonce avec fermeté le viol des femmes en situation de conflits armés!!!

    J'imagine la "terreur" dans les yeux des agresseurs qui ne doivent plus être capable de dormir!!! C'est comme rien, ils doivent penser sans cesse au sort que le Canada a réservé à Omar Khadr!!!

    Ben voyons donc!!!