John Baird à l'ONU - «Les citoyens avant leurs gouvernements»

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, lors de son discours devant l’assemblée générale de l'ONU, lundi.
Photo: Seth Wenig AP Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, lors de son discours devant l’assemblée générale de l'ONU, lundi.

Ottawa — Les Nations unies ont été créées pour aider les populations de la planète, et non pas leurs gouvernements, a tenu à rappeler le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, à l’occasion de son discours devant l’assemblée générale de l’organisme, lundi. Et c’est avec ces citoyens en tête que l’ONU doit agir et vite, a-t-il dit.

 

Parmi les crises les plus urgentes, la Syrie, où le ministre Baird a de nouveau dit espérer voir une solution politique au conflit « qui protège les droits de toutes les communautés ».

 

Autre dossier sur lequel le ministre canadien a appelé les Nations unies à ne pas lésiner : l’Iran, où « la communauté internationale doit maintenir des sanctions sévères ».

 

Car si la diplomatie mondiale a cru voir un rapprochement entre les États-Unis et le régime du nouveau président iranien, Hassan Rohani, John Baird demeure sceptique. « Des mots aimables, un sourire et une offensive de charme ne peuvent pas remplacer des gestes concrets », a-t-il souligné, à l’instar du discours tenu par le premier ministre Stephen Harper la semaine dernière. Comme son patron quelques jours plus tôt, M. Baird a cependant réitéré, dans son discours lundi, que malgré des rencontres que tout le monde a qualifiées de « productives », il reste que « nous n’avons encore vu aucun changement dans les actions de l’Iran ».

 

Une mise en garde semblable à celle visant les pourparlers de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne. M. Baird a salué les derniers développements « encourageants », mais a néanmoins réitéré l’appui fidèle du gouvernement Harper à l’État hébreu. « Bien que le dialogue soit une vertu, il ne peut pas y avoir de discussion vertueuse avec quiconque est voué à la destruction d’Israël. […] Le dialogue est important, oui. Mais notre dialogue doit être un prélude à l’action. Et l’action doit mener à l’atteinte de résultats et faire une différence », a argué le ministre.

 

Le chef de la diplomatie canadienne a enfin déclaré pour une énième fois, devant les délégations onusiennes à l’ouverture de la deuxième semaine de travaux, que le Canada ne se ferait pas timide dans ses désaccords avec la communauté internationale.

 

« Le gouvernement du Canada ne cherche pas à ce que ses valeurs ou sa politique étrangère fondée sur des principes fassent l’objet d’une validation de la part d’élites qui préfèrent ne pas faire de vagues », a-t-il répété, fidèle à ses discours des dernières années.

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