Le Centre Pearson forcé de fermer

Après des années de difficultés financières, le Centre Pearson de maintien de la paix mettra la clé sous la porte.

 

Créé en 1994 par le gouvernement de Jean Chrétien - en l’honneur de l’ancien premier ministre libéral Lester B. Pearson -, le Centre offrait de la formation en matière d’opérations de maintien de la paix à travers le monde.

 

Selon nos sources, faute d’avoir suffisamment de contrats au Canada et à l’étranger, et sans financement fédéral depuis quelques années, l’organisme d’Ottawa sera contraint de mettre fin à ses activités, en date du 18 octobre. Les patrons doivent en faire l’annonce aux employés jeudi matin.

 

En 2009, le Centre a appris que son financement fédéral annuel de 4 millions de dollars prendrait fin au printemps 2012. « Tous ces centres-là, où qu’ils soient dans le monde entier, comptent d’abord et avant tout sur leurs gouvernements pour leur financement, les contrats étrangers apportant 10 % à 20 % du chiffre d’affaires », a expliqué une source au Devoir mercredi.

 

Outre la fin du financement du gouvernement conservateur, le Centre devait aussi composer avec un nombre déclinant de contrats - notamment de la part d’Ottawa. « C’était bien connu dans les couloirs des Affaires étrangères qu’ils ne voulaient plus donner de contrats au Centre Pearson », a relaté cet informateur, qui y voit « encore une indication de la détestation du gouvernement envers tout ce qui est Pearson et maintien de la paix ». En 2004, une ancienne membre du conseil d’administration signait une lettre dans les pages du Devoir dans laquelle elle s’inquiétait déjà que le Centre fût « en danger » etsoutenait que « le Canada [devait] investir en maintien de la paix ».

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