Le successeur de Page ne s’en laissera pas imposer

Ottawa — Le nouveau directeur parlementaire du budget Jean-Denis Fréchette se défend bien d’être mou. Il entend poursuivre la lutte de son prédécesseur avec la même combativité, afin de savoir où les ministères fédéraux couperont pour atteindre les objectifs de compression fixés par l’administration Harper.

 

En entrevue avec Le Devoir jeudi, M. Fréchette a indiqué qu’« aller en cour demeure pour [lui] une option valable ». M. Fréchette a été nommé DPB à la fin août en remplacement de Kevin Page, parti à la fin de l’hiver. M. Page avait demandé aux ministères et organismes fédéraux de fournir la liste des programmes qui seraient amputés pour réduire les dépenses d’Ottawa de 5,2 milliards de dollars, comme exigé dans le budget 2012. Comme des dizaines d’entre eux ont refusé de fournir les informations, M. Page s’est adressé aux tribunaux, mais a perdu sa cause sur un aspect technique. Le juge avait suggéré au DPB d’épuiser d’abord ses recours parlementaires. C’est ce qu’entend faire M. Fréchette.

 

« Si je vais en cour demain matin et que le juge me demande [si j’ai suivi les étapes], je veux pouvoir dire : “Oui, Monsieur le Juge, j’ai fait tout cela.” » M. Fréchette s’adressera donc d’abord aux présidents de la Chambre des communes et du Sénat dans le but de trouver une « approche durable » par laquelle son bureau n’aura plus besoin de s’adresser aux tribunaux chaque fois qu’il désire des informations.

 

Il ne faut pas lire dans cette décision une attitude moins combative, ajoute-t-il. « Je ne serai pas extrêmement patient. Je ne prendrai pas des années [pour retourner devant les tribunaux]. Je suis conciliant, mais pas complaisant. »

2 commentaires
  • Franklin Bernard - Inscrit 20 septembre 2013 11 h 09

    On a hâte de voir

    Belles intentions, mais on a hâte de voir ses ressources réelles devant les astuces que ne manquera pas de trouver Harper pour le réduire au silence à son tour.

  • Carroll Roy - Inscrit 21 septembre 2013 17 h 23

    On verra bien

    En effet, on verra bien si vous êtes du bois mou ou dur devant le phénomène harper.

    J'adorais m. Page. Je vous souhaite d'être à tout le moins aussi bon, sinon meilleur que ce dernier.