Wallin n’a plus que dix jours pour rembourser

La sénatrice Pamela Wallin
Photo: La Presse canadienne (photo) Patrick Doyle La sénatrice Pamela Wallin

Ce pourrait être bientôt au tour de la sénatrice Pamela Wallin de voir saisies à même son salaire les sommes qu’elle doit à la Chambre haute.

 

À la mi-août, dans le sillage des vérifications de Deloitte et Touche sur ses frais de déplacement, le Sénat a ordonné à l’ex-sénatrice conservatrice - devenue indépendante - de rendre 121 348 $ qu’elle n’aurait pas dû se faire rembourser. Deux semaines plus tard, la Chambre haute a annoncé qu’elle devrait verser encore 17 621 $ après avoir débusqué d’autres notes de frais liées à des déplacements qui lui ont été injustement remboursés. Des 138 970 $ qu’elle doit repayer au total, la sénatrice a déjà versé 38 369 $ au Sénat.

 

Or, le 16 août, l’administration de la Chambre haute a envoyé une lettre à la sénatrice Wallin la prévenant qu’elle devait s’acquitter de sa dette d’ici 30 jours. Si elle n’a pas versé le solde d’ici là (100 601 $), le Sénat s’en chargera lui-même en saisissant les sommes à même son salaire, a confirmé vendredi le bureau des communications de la Chambre.

 

Le bureau de la sénatrice Wallin n’a pas rappelé Le Devoir, vendredi. Mme Wallin, qui avait dénoncé au moment de son dépôt un rapport « erroné et injuste », a néanmoins promis de rembourser.

 

Le sénateur Patrick Brazeau subit le même sort, ayant manqué de rembourser à la date exigée les 49 000 $ qui lui sont réclamés. L’administration du Sénat retient une partie de sa paie depuis la fin juin.

 

Duffy et Harb

 

Les deux autres sénateurs dans l’embarras, eux aussi mêlés au scandale des notes de frais injustement remboursés, Mike Duffy et Mac Harb (anciennement conservateur et libéral), ont quant à eux remboursé leurs dettes de 90 000 et 232 000 $, respectivement. M. Harb a en outre démissionné de la Chambre haute il y a dix jours.

 

Dans le cas de M. Duffy, on a appris, après le remboursement, que l’argent était sorti des poches de l’ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, qui a offert un chèque de 90 000 $ à M. Duffy pour lui permettre de rembourser. Cette affaire fait maintenant l’objet d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada. La GRC a aussi étudié les réclamations de M. Harb, M. Brazeau et Mme Wallin, mais on ne sait pas si des enquêtes ont été lancées.

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