Rob Ford voulait rencontrer un détenu en dehors des heures de visite

Le maire de Toronto, Rob Ford, souhaitait rencontrer un détenu incarcéré dans un centre de détention dans l'ouest de Toronto en dehors des heures de visites, a appris le Globe and Mail.

Cette demande de visite, considérée comme inhabituelle par les agents correctionnels, a incité ces derniers à écrire un courriel au ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels de la province.

Toujours selon le Globe and Mail, Rob Ford se serait rendu dans cette prison le 25 mars dernier aux alentours de 19 h afin de rencontrer Bruno Bellissimo, 43 ans. Cette demande de visite lui a été refusée et il aurait quitté les lieux par la suite.

M. Ford n'a pas réagi à cette affirmation, mais son ancien bras droit, Doug Holyday, a abordé la visite ce lundi à l'Hôtel de Ville. Il a estimé que le maire essayait probablement de prêter main-forte au détenu ou à sa famille.

M. Bellissimo aurait eu plusieurs démêlés avec la police et de nombreuses sources mentionnent des activités liées à la drogue.

Pas traité comme les autres politiciens

D'autre part, Doug Holyday estime que les attentes envers Rob Ford sont plus élevées que pour tout autre politicien, dans la foulée de la publication de nouvelles vidéos où on le voit participer à un festival de rue.

Le maire adjoint sortant de la métropole juge que ces courtes vidéos captées à l'aide de téléphones portables ne sont pas concluantes. Il ne croit pas non plus que Rob Ford avait l'air d'un homme en état d'ébriété sur les images, qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux au cours du week-end.

Le maire de Toronto a déclaré dimanche lors de son émission de radio hebdomadaire qu'il avait effectivement consommé quelques bières vendredi soir, mais il a plaidé que la réaction du public était disproportionnée.

Selon un expert des médias sociaux, l'aura de notoriété entourant le controversé maire est tel que les citoyens ressentent maintenant la pulsion de filmer tous ses faits et gestes. En fait, certains utilisateurs de médias sociaux se sont carrément transformés en paparazzis, a suggéré Greg Elmer, professeur à l'université Ryerson de Toronto.

Car le mystère entourant l'existence présumée d'une vidéo montrant Rob Ford fumer du crack n'a toujours pas été résolu. Des journalistes de deux médias — Gawker et le Toronto Star — ont affirmé que cette vidéo leur avait été montrée, mais elle n'a jamais été retrouvée.

Rob Ford a nié qu'il consommait du crack et affirmé qu'il ne pouvait faire de commentaires sur une vidéo qui, dit-il, n'existe pas.

Avec La Presse canadienne

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