Churchill Falls: la première ministre de Terre-Neuve-et-Labrador rabroue Hydro-Québec

Saint-Jean — La première ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Kathy Dunderdale, refuse de laisser Hydro-Québec dicter la politique énergétique de sa province.

Elle croit que la contestation judiciaire entreprise lundi par Hydro-Québec, qui pourrait avoir un impact sur le projet hydroélectrique de Muskrat Falls, va échouer.

Mme Dunderdale estime que cette tentative d'Hydro-Québec d'obtenir de nouveaux droits d'achat d'électricité produite à la centrale de Churchill Falls est un acte désespéré.

Hydro-Québec demande à la Cour supérieure du Québec de confirmer son droit de pouvoir obtenir de l'énergie de façon flexible, selon ses besoins, lors du renouvellement pour 25 ans du contrat avec Churchill Falls Corp. en 2016. Hydro-Québec conteste le fait qu'elle n'aurait droit qu'à des blocs d'énergie mensuels fixes de 2016 à 2041.

La société d'État affirme qu'une rupture du contrat conclu en 1969 a déjà eu lieu dans ce dossier, ce qui l'empêche d'avoir accès à des ressources énergétiques dont elle affirme pourtant avoir droit.

Certains observateurs estiment que le projet de centrale hydroélectrique sur le cours inférieur du fleuve Churchill, à Muskrat Falls — dont le coût s'élève à 7,7 milliards $ — devrait être mis sur la glace en attendant un jugement dans le dossier du contrat de Churchill Falls, en amont du fleuve.

 
1 commentaire
  • Claude Boucher - Abonné 23 juillet 2013 16 h 05

    Pôvre madame Dunderdale

    Pour la troisième fois depuis les années 1970, Terre-Neuve tente une entourloupette pour tenter de contourner le contrat de 1969. Il est à prévoir qu'Hydro-Québec aura encore raison devant les tribunaux, puisque les termes du contrat sont très clairs. Hydro-Québec possède le contrôle opérationnel de la centrale de Churchill Falls depuis sa mise en service commerciale jusqu'au 1er septembre 2041 et le renouvellement automatique du contrat après 2016, qui était prévu dès la signature initiale, ne change rien à cela.

    C'est plutôt Mme Dunderdale qui est désespérée, puisque la rentabilité de la centrale de Muskrat Falls en aval dépend d'un réaménagement du régime des eaux du bassin de la rivière Churchill...