Assurance-emploi: l’employée à l’origine des fuites est suspendue

Une employée de Service Canada a été suspendue sans solde pour avoir fourni aux journalistes des informations internes prouvant que les enquêteurs de l’assurance-emploi avaient des quotas annuels de prestations à récupérer, selon la CBC. Les documents divulgués au printemps dernier montraient que les enquêteurs qui travaillaient au département de l’intégrité de Service Canada devaient récupérer chacun plus de 400 000 $ par an, pour satisfaire leurs gestionnaires. Sylvie Therrien a expliqué à la CBC qu’elle a été interrogée au mois de mai dans le cadre d’une enquête interne visant à déterminer quel fonctionnaire était à l’origine de la fuite. Mme Therrien a alors admis que c’était elle. Elle a indiqué qu’elle avait agi par principe, car l’imposition de quotas était à ses yeux une mesure injuste pour les prestataires. Elle s’attend à être renvoyée, mais elle espère que son syndicat l’aidera dans ses démarches judiciaires. Le président du Syndicat des employés de l’immigration et de l’emploi du Canada qualifie la situation de « chasse aux sorcières ».

8 commentaires
  • Pierre Labelle - Inscrit 22 juillet 2013 05 h 08

    Retour en arrière...

    Au début des années 70 à l'époque de Trudeau et sa gagne, des études fédérales concernants la péréquation retournée aux provinces avaient été remise à M. Parizeau. Ce dernier, membre du P.Q., candidat dans Crémazie, s'en était servi pour démontrer que certaines années le Québec versait à Ottawa plus qu'il ne recevait. Je me souviens que Trudeau et sa gagne poussaient des hauts cries d'indignation devant cette "indiscrétion". Une chasse aux sorcières s'était alors engagé pour trouvé le ou les "fautifs". C'est quoi cette "maladie" ou mauvaise habitude qu'a le fédéral de cacher certain document, surtout quand ces derniers lui sont défavorable.... Ces supposées études, c'est nous qui les payons, alors un petit droit de regard; es-ce trop demandé? Bravo à Sylvie Therrien qui s'est respecté en agissant en accord avec ses principes. Je vis à Gatineau depuis une quinzaine d'années, ici des personnes comme cette madame ne pleuvent pas. La peur de perdre un emploi fait taire bien des consciences....

  • Caroline Langlais - Inscrite 22 juillet 2013 07 h 02

    Honteux !

    Madame, vous avez fait preuve d'honnêteté et de courage. Vous êtes un modèle à suivre.

    Nous sommes derrière vous.

    Félicitations et merci!

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 22 juillet 2013 07 h 07

    Des principes

    Après le défilé des «invités» à la commission Charbonneau, les sénateurs voleurs, les maires de Montréal, de Laval et autres municipalités, les marionnettes fédérales téléguidées à Mégantic, on constate avec stupéfaction qu'il existe encore une personne qui a des principes. Et qui, bien entendu, perd son emploi.

    Si jamais un quelconque «réseau social» lance une souscription pour aider Sylvie Therrien, j'en serai. L'honnêteté est une denrée rare, il faut la protéger.

    Desrosiers
    Val David

  • Josette Allard - Inscrite 22 juillet 2013 07 h 43

    Manque de transparence

    Ce gouvernement ment tellement à sa population qu'il n'aime pas être pris en défaut. Il tente par tous les moyens de museler ceux qui ont encore le courage de nous prévenir de cette gabegie.Souvenez-vous des directives aux scientifiques canadiens qui ne peuvent plus faire état du résultat de leurs recherches. Et que dire du coût d'achat des F-35', une bien triste saga. Et plus récemment les scandales au sénat et les nombreuses tentatives pour étouffer ces affaires.

  • Jean-François Haineault - Inscrit 22 juillet 2013 08 h 20

    Scandaleux

    Il me semble que de congédier quelqu'un parcequ'elle à dénoncé une politique qui lui semble immorale, c'est scandaleux. Si le ministère à honte de cette mesure au point qu'il congédi quiconque qui parle de son existance, peut-être qu'il devrait révisé la mesure en question.

    Par ailleur, il y a un scandale en paralèle qui est du au fait que les caisses de l'assurance emploi sont pleine et que moins en moins de gens peuvent en bénificier.

    Comme dirait Shakespear : Il y a quelque chose de pourri au royaume de l'assurance emploi.