Lac-Mégantic: Ottawa appelle à la patience

Photo: - Le Devoir
Le nouveau lieutenant de Stephen Harper au Québec refuse de dire qu’Ottawa n’en a pas fait assez pour venir en aide aux gens de Lac- Mégantic.

Si certains l’ont qualifié de «ministre invisible » depuis que la ville de l’Estrie a été frappée par la tragédie il y a 10 jours, Denis Lebel rétorque que son collègue Christian Paradis (député de la région et représentant québécois du premier ministre jusqu’à lundi) était sur le terrain « au jour le jour ». Et M. Lebel appelle les Québécois à être patients ; le fédéral a promis d’aider Lac-Mégantic et le gouvernement respectera sa parole, a-t-il martelé. « Les gens veulent condamner, avoir des résultats avant que les enquêtes soient faites. Laissez [les enquêtes suivre leur] cours [...] et ne présumez pas du résultat », a imploré le nouveau porte-parole de M. Harper au Québec.

«Avant de changer quoi que ce soit, il faut d’abord avoir les recommandations », a fait valoir M. Lebel, lorsqu’on lui a demandé si le ministère des

Transports — dont il était responsable jusqu’à lundi — allait apporter des ajustements à ses règles en matière de transport ferroviaire. Un appel au calme partagé par le premier ministre qui, comme son nouveau lieutenant, n’a pas voulu s’avancer sur l’enveloppe monétaire que pourrait offrir Ottawa. «Nous n’avons pas encore décidé de l’ampleur de notre aide, mais le fédéral sera là », a souligné M. Harper. Denis Lebel s’est fait reprocher, au cours de la dernière semaine, de ne pas avoir été suffisamment présent à Lac-Mégantic et de ne pas maîtriser le dossier. L’ex-ministre des Transports s’est notamment trompé en déclarant que les locomotives du train de la Montreal, Maine & Atlantic avaient été inspectées dans la ville voisine de Nantes. Son ministère a par la suite précisé que c’était les wagons qui avaient fait l’objet d’une inspection, pas les locomotives. Une information erronée aurait été transmise au ministre, a-t-on plaidé au ministère.

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