Laraque veut être la voix des gens de Bourassa à Ottawa

Georges Laraque
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Georges Laraque

L’ancien porte-couleurs du Canadien et chef adjoint du Parti vert Georges Laraque entend devenir le nouvel homme fort de la circonscription fédérale de Bourassa.

Georges Laraque a confirmé mardi à Montréal, en compagnie de la chef du parti, Elizabeth May, qu’il sera candidat pour cette formation dans la circonscription du nord de Montréal, laissée vacante par le départ du député Denis Coderre, qui a décidé de briguer la mairie de Montréal.


« Je suis là pour me battre pour eux et être la voix des gens de Bourassa à la Chambre des communes », a-t-il déclaré, se montrant tout aussi combatif derrière un lutrin que sur la glace, malgré son ton calme et posé.


Bien qu’il doive sa notoriété à sa carrière de dur à cuire dans la LNH, le nouveau candidat estime avoir démontré que sa contribution dépasse largement ses faits d’armes sur la glace. « Les gens commencent à me connaître de plus en plus comme humaniste plutôt que comme joueur de hockey. J’ai un plus gros impact avec ce que j’ai fait dans la société qu’en tant que joueur de hockey. »


Ses propos ne laissent d’ailleurs aucun doute sur ce qu’il pense de l’apport du hockey à la société : « On s’entend que de jouer au hockey, c’est un divertissement, mais c’est tout. Ça ne change rien dans la vie de personne, dans la société, à part divertir le gars qui est assis dans le salon, qui mange des chips et qui boit de la bière… »


Toutefois, même s’il fait le saut en politique, il inscrit plutôt son action dans une perspective communautaire. « Je ne fais pas de la politique. J’ai tellement fait d’oeuvres caritatives, le plan en Haïti, je m’implique dans tellement de causes qu’être député de Bourassa, c’est comme une continuité de ce que je faisais déjà, a déclaré le sympathique géant. Je crois qu’avec le parti, je peux faire quelque chose d’encore plus grand. Ensemble on peut faire une plus grande différence qu’en m’éparpillant un peu partout comme je le faisais. »


Château fort libéral


Interrogé sur les problèmes auxquels il entend s’attaquer dans la circonscription, Georges Laraque n’a pas voulu s’avancer dans l’immédiat, indiquant qu’il entendait d’abord rencontrer les citoyens pour connaître leurs préoccupations et faire ensuite connaître ses priorités lors de la campagne électorale.


Il ne fait pas de doute, toutefois, que Georges Laraque sera un candidat à surveiller, même si Bourassa était devenu un château fort libéral sous Denis Coderre. La circonscription a déjà été détenue par le Bloc québécois (Osvaldo Nunez, de 1993 à 1997) et par le Parti conservateur (Marie Gibeau, de 1988 à 1993). Elle compte quelque 100 000 citoyens, dont 50 000 francophones et 40 000 allophones. La communauté haïtienne, avec près de 8500 membres, y est la deuxième communauté culturelle en importance derrière celle des Italiens, qui en compte 9500.


Georges Laraque s’est par ailleurs abstenu de commenter les suites de la perquisition réalisée chez lui en janvier dernier, sauf pour dire que l’enquête était toujours en cours et qu’il n’avait rien à se reprocher. La perquisition était liée à une affaire de fraude impliquant l’ancien partenaire d’affaires de M. Laraque, Marc Filion. Les deux hommes avaient lancé l’entreprise Super-Glide Canada en 2009 et Georges Laraque a accusé son partenaire d’avoir utilisé à des fins personnelles des sommes d’argent appartenant à la compagnie.


 
5 commentaires
  • Lisa Hamel - Inscrite 10 juillet 2013 07 h 30

    Pourquoi pas?

    Elizabeth May a, à mon avis, fait un travail extraordinaire sur la colline, et ce, toute seule. C'est par exemple elle qui a exposé au public les termes peu favorables de l'accord Canada-Chine. Lui envoyer du renfort ne pourrait certainement pas nuire.

  • Gilbert Talbot - Abonné 10 juillet 2013 10 h 32

    Bonne chance M. Laraque.

    Vous me semblez être un homme de principe, honnête , au parler simple et franc. Vous feriez un excellent remplaçant à Denis Coderre, qui fit sa popularité lui, plutôt aux twits de hockey, qu'à ses succès sur la glace parlementaire.

    Plus sérieusement, oui ce serait bien que le parti vert de madame May fasse élire un homme fort au Québec.

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 10 juillet 2013 11 h 07

    Pourquoi pas en effet?

    À l'évidence il est toujours vif sur ses patins... et semble plein de bonnes intentions. Comme candidat on a déjà vu pire, et ça serait le premier vert élu au Québec. Bon, il y a eu Breton... passons!

  • Carroll Roy - Inscrit 10 juillet 2013 11 h 34

    Une mauvaise décision.

    À mon avis, c'est une mauvaise décision de madame May.

  • robert morissette - Inscrit 10 juillet 2013 17 h 20

    Patiner...

    Quand un lourdaud, même sympatique, n'a pas l'honnêteté d'accrocher ses patins pour de bon, ça s'appelle ça un imposteur.