Le ministre fédéral de la Sécurité publique Vic Toews démissionne

Vic Toews
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Vic Toews

Steinbach — Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, annonce sa démission et son départ de la vie politique.

M. Toews a confirmé lundi qu'il quittait son poste de député de Provencher, au Manitoba, au cours d'une entrevue accordée à une station de radio de sa circonscription. Il entend poursuivre une carrière dans le secteur privé.
 
Âgé de 60 ans, Vic Toews a été élu pour la première fois en 2000, puis réélu à quatre reprises. Il a aussi été ministre de la Justice dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper.
 
La rumeur de son départ circulait depuis quelques jours, alors que le premier ministre s'apprêterait à effectuer un remaniement ministériel, probablement ce mercredi.
10 commentaires
  • Carroll Roy - Inscrit 8 juillet 2013 11 h 22

    Le bateau conservateur...

    Peu à peu, les marins quittent le navire. Pourquoi? Qu'est-ce qui se passe?

    • Loraine King - Abonnée 8 juillet 2013 15 h 27

      On a vu, et on verra, d'autres députés annoncer leur démission. C'est peut-être un peu le navire qui coule, mais je pense que c'est surtout la réforme du fond de pension des députés qui les encourage à laisser le navire.

      Après l'élection de 2015 les députés verront le cout de leur cotisation au régime de pension augmenter considérablement. Mais plus important encore, alors qu'ils peuvent aujourd'hui encaisser leur pension après six ans de service après avoir atteint de 55 ans, à compter de 2015 ils devront avoir 65 ans pour encaisser leur prension.

      Une personne comme M. Toews, qui a 60 ans, fait une bien meilleure affaire en prenant sa pension aujourd'hui.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 8 juillet 2013 17 h 33

      Pourquoi voir des complots là où il n'y a que de "l'hommerie". Je suis d'accord avec vous madame King. Ce genre de comportement individualiste peut causer bien du tort à énormément de gens. Toutefois, il ne vient pas d'une mauvaise volonté mais juste d'une pensé a court terme.

      Le ministre n'a sûrement pas pris en compte l'impact sur son parti si plusieurs font la même chose. On est loin de l'époque ou l'équipage coule avec le navire.

    • Gilles St-Pierre - Abonné 8 juillet 2013 18 h 02

      Oups !

      Vous voulez sans doute faire référence à la fameuse citation:
      "Quand le bateau coule, les rats quittent le navire ".

      Probablement la terrible catastrophe de Lac-Mégantic aura de graves répercussions autant sur le ministère de Transport Canada que celui de la Sécurité publique du fédéral; ces deux ministères auront sûrement des comptes à rendre au Québec lorsque des des convois de matière dangereuse qui sont sous la gérance de compagnies étrangères telle que la MMA, doivent traverser son territoire.

      Tout cela fait beaucoup " d'étrangers " dans cette terrible tragédie; il faudra sûrement revoir nos propres politiques ici même au Québec, si nous voulons nous assurer d'une saine gestion du transport de ces matières dangereuses.

      Je n'ose pas imaginer ce qui en est présentement du transport des déchets radioactifs, si nous en étions au courant plusieurs risqueraient de faire des insomnies et des cauchemars mais en attendant, ce qu'on ne sait pas ne fait pas mal et bon débarras de ce ministre unilingue anglophone borné de l'extrême droite religieuse conservatrice, car on ne pourrait avoir pire dans cette cuvée d’Harper.

    • Jérôme Del Castillo - Inscrit 8 juillet 2013 20 h 52

      Si les marins quittent le navire, peut-on conclure que le navire est manoeuvré par des rats?

  • Patrick Lépine - Inscrit 8 juillet 2013 12 h 59

    Juste après cette catastrophe!?

    On se demande déjà quelle heureuse entreprise pourra bénéficier des services de monsieur Toews, mais par ailleurs, le "timing" est un peu embarrassant avec cet évènement de Lac Mégantic qui vient de survenir...

    Quel "responsable" les convervateurs trouveront-ils pour gérer cette situation?

  • Franklin Bernard - Inscrit 8 juillet 2013 12 h 59

    Bon vent!

    Aucun regret de voir partir l'homme qui avait essayé d'obtenir le droit d'espionner les Canadiens sur Internet sans mandat d'un juge. Et qui avait poussé l'insulte jusqu'à traiter de «complices des pédophiles» ceux qui s'opposaient à lui.

  • Jérôme Del Castillo - Inscrit 8 juillet 2013 13 h 06

    Bon débarras!

    Je ne regretterai ni son arrogance, ni son unilinguisme anglophone borné et aux allures colonialistes, ni ses multiples contradictions en matière de sécurité publique (cf. abolition et tentatives de destruction du registre des armes à feu). Il laisse au chomage technique ses 5 "collègues" députés conservateurs québécois, interprètes francophones "aquiporteurs".

  • Mario Desmarais - Abonné 8 juillet 2013 14 h 16

    Enfin une bonne nouvelle d'Ottawa.

    Le départ de Vic Toews ne fera pleurer personne sauf les fondamentalistes religieux et les pro-Israel à tout écrin. Méprisants à l'égard des homosexuels, parlant des deux côtés de la bouche en ce qui concerne les droits de la famille Vic Toews (double vie personnel) faisait de la politique à coup de bazooka où la partisannerie était la seule règle. Rappellons nous de sa charge contre Louise Arbour. L'extrême droite perd un général. Le bon sens s'en portera mieux.