Recensement 2011 - Des diplômes au féminin

En 2011, 64,1 % de la population adulte canadienne détenait un diplôme d’études postsecondaires, contre 60,7 % lors du recensement de 2006. Et désormais, ces diplômés sont en majorité des femmes.
Photo: Agence France-Presse (photo) Philipp Guelland En 2011, 64,1 % de la population adulte canadienne détenait un diplôme d’études postsecondaires, contre 60,7 % lors du recensement de 2006. Et désormais, ces diplômés sont en majorité des femmes.

Ottawa — La population canadienne est de plus en plus éduquée. Et, pour la première fois, les femmes sont plus nombreuses à décrocher un diplôme d’études postsecondaires que les hommes. Leurs choix de carrière demeurent toutefois plutôt traditionnels, selon ce que révèle le dernier volet du recensement 2011.


Statistique Canada a dévoilé mercredi le bilan de son analyse quinquennale, dont les résultats portaient cette fois-ci notamment sur la scolarité des travailleurs canadiens. Conclusion : non seulement plus de femmes ont désormais en poche un diplôme, mais la population en général reste plus longtemps sur les bancs d’école.


Ainsi, 64,1 % de la population adulte canadienne (qui se chiffre à 11,8 millions) détenait un diplôme d’études postsecondaires en 2011, contre 60,7 % lors du recensement de 2006. Une hausse constatée tant au niveau universitaire que dans les collèges ou les écoles de métiers spécialisés.

 

Une nouvelle tendance


Et désormais, ces diplômés sont en majorité des femmes. Une nouvelle tendance particulièrement marquée chez les plus jeunes, de 25 à 34 ans, alors que davantage d’entre elles ont terminé leurs études universitaires (53,7 %).


Cette majorité s’est reflétée à tous les grades puisque 59,1 % des bacheliers, 58,1 % des diplômés à la maîtrise et 55,8 % des diplômés collégiaux étaient des femmes. Cette différence proportionnelle est particulièrement prononcée dans le domaine de la médecine, où 62,2 % des jeunes qui ont terminé cette formation étaient des femmes, contre 37,8 % de jeunes hommes. Ce n’est qu’au doctorat que les hommes ont eu de meilleurs résultats, comptant pour 52,7 % des doctorants.


« Les jeunes femmes sont hautement éduquées. C’est un monde de femmes aujourd’hui », a dit à La Presse canadienne Doug Norris, démographe à la firme de sondage Environics Analytics et ancien haut fonctionnaire chez Statistique Canada.


Des métiers traditionnels


Mais si les femmes se démarquent en occupant davantage les bancs d’école, il semble y avoir peu de changement quant aux professions qu’elles choisissent d’exercer.


En 2011, les femmes composaient 48 % de la population active. Au palmarès des professions les plus populaires chez elles : adjointe administrative, infirmière, éducatrice de la petite enfance et réceptionniste. Dans le camp adverse, les hommes travaillaient surtout comme conducteur de camion, chauffeur-livreur, mécanicien, charpentier-menuisier, soudeur, électricien ou en construction. D’ailleurs, les écoles de métiers ou d’apprentis sont les seules à accueillir plus d’hommes (80 %) que de femmes.


Seule similitude quant aux choix de carrière des deux sexes, la profession la plus commune pour les hommes comme pour les femmes était la vente au détail.


L’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) - qui remplace le défunt recensement qui était, quant à lui, obligatoire - note en outre que le taux d’emploi augmente à mesure que s’accroît le niveau de scolarité. Statistique Canada rapporte que 81,6 % des diplômés universitaires ont un boulot, comparativement à 55,8 % des personnes sans diplômes.


Du côté de la scolarité des communautés autochtones (qui composent 3,7 % de la population canadienne), ils sont moins nombreux à poursuivre leurs études postsecondaires, à 48,4 % contre 64,7 % chez les non-autochtones. La différence est encore plus marquée aux études universitaires. Quelque 13,6 % des femmes autochtones sont allées à l’université, contre 7,6 % des hommes - alors que chez les non-autochtones ils étaient 26 %. Chez les populations immigrantes (qui composent 24,6 % de la population nationale), ils comptent pour 34,3 % des étudiants universitaires.


Par ailleurs, non moins de quatre doctorats sur dix ont été décrochés à l’extérieur du Canada. Ce recours aux universités étrangères devient moins fréquent quand le niveau de scolarité est moins élevé. Ainsi, 33,8 % des maîtrises ont été obtenues à l’étranger, 21 % des baccalauréats, et les statistiques chutent à 8,5 % de diplômes collégiaux obtenus hors du Canada.


 

Avec La Presse canadienne

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Rarement sans mon auto…

Ici, c’est l’Amérique du Nord, et en Amérique, le char est roi. Alors, quand il faut se déplacer pour aller travailler (le lot de 9,3 travailleurs sur 10), on y va surtout en auto. Derrière le volant ou en tant que passager. Les dernières données de l’Enquête nationale sur les ménages de 2011 révèlent que 74 % des travailleurs se sont rendus à leur emploi en conduisant une voiture, ce qui représente 11,4 millions de véhicules sur les routes. Quelque 867 000 autres personnes (5,6 %) se sont rendues au boulot en prenant place dans un véhicule qu’elles ne conduisaient pas. Le transport en commun arrive bien loin derrière comme moyen privilégié de déplacement : 12 % des travailleurs l’ont utilisé, contre 11 % en 2006. Les rangs des piétons ont, eux, rétréci (5,7 % contre 6,4 % en 2006) tandis que ceux des cyclistes sont restés stables à 1,3 %. Il faut dire que Statistique Canada conclut que les navetteurs à voiture ont consacré presque moitié moins de temps à se déplacer (25 minutes) que ceux en transport en commun (43 minutes). Statistique Canada comptabilise le temps pris pour se rendre à la station de métro ou attendre le bus, mais pas celui consacré à déneiger la voiture…


Hélène Buzzetti

5 commentaires
  • France Marcotte - Abonnée 27 juin 2013 07 h 33

    Elles sèment à tout vent

    Cette photo est formidable.

    En plissant les yeux, on a l'impression d'un éclatement, comme le font les bourgeons au printemps quand la vie s'impatiente.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 27 juin 2013 11 h 28

      Reprenons. Philipp Guelland est un photojournaliste allemand de la ville de Hambourg. La photo fut choisie probablement dans un poll d’images. L’Université en question est celle de Leeds en Angleterre.

      Mais vous avez bien raison la photo est bien jolie.

    • France Marcotte - Abonnée 27 juin 2013 12 h 03

      Franchement...quelle importance qui a pris la photo et où elle a été prise.

      Elle évoque, en plissant les yeux, un éclatement et ce mouvement est universel.

    • France Marcotte - Abonnée 27 juin 2013 12 h 21

      Évidemment, qui a pris la photo est important pour connaître qui en est l'auteur, qui qui soit et d'où qu'il vienne.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 28 juin 2013 07 h 54

      Je remarque que le texte vous a ému. C'est bien.