Appels trompeurs - Le DGE confirme un manque de collaboration des conservateurs

Ottawa — Le directeur général d'Élections Canada a confirmé pour la première fois, mardi, que des employés du Parti conservateur n'avaient pas collaboré à son enquête sur les appels trompeurs.
 
Marc Mayrand témoignait devant un comité permanent de la Chambre des communes, où il a demandé à nouveau que des modifications soient apportées à la loi électorale. Élections Canada devrait, selon lui, avoir le pouvoir de contraindre les personnes concernées à témoigner.
 
M. Mayrand a indiqué que l'avocat des conservateurs avait attendu trois mois, après le scrutin de mai 2011, pour répondre aux requêtes d'Élections Canada à propos des appels trompeurs. L'enquête suit toujours son cours dans cette affaire.
 
Refus de parler

Plus tard dans la journée, le directeur général d'Élections Canada a même déclaré aux journalistes que trois employés de la campagne conservatrice dans la circonscription de Guelph, en Ontario, avaient refusé de parler aux enquêteurs, et avaient annulé à la toute dernière minute des rendez-vous.
 
M. Mayrand a également rappelé que le commissaire d'Élections Canada avait exprimé des inquiétudes sur les délais supplémentaires, ce qui rendait sa tâche encore plus complexe.
 
Au cours des audiences du comité parlementaire, mardi, le député conservateur Tom Lukiwski s'est inquiété quant à lui des torts causés à son parti par cette enquête qui traîne en longueur. M. Mayrand lui a répondu que c'est le manque de collaboration des éventuels témoins qui expliquent ces délais.
1 commentaire
  • Carroll Roy - Inscrit 29 mai 2013 11 h 41

    Ils ont du front, ces conservateurs...

    jusqu'à balayer les critiques du jugement.

    Ce qui me blesse, c'est comme si ma démocratie venait d'être atteinte d'un virus cancérigène. Utiliser de telles tactiques, c'est un peu comme ces factions lors du dernier scrutin au Pakistan.

    Utiliser de telles tactiques pour être élu majoritairement me dépasse.
    Ça me fait , disons le mot, vomir, m. harper.