Assurance-emploi - Un tiers des employés du TSS ont versé de l’argent au PC

Le leader du Parti conservateur en Chambre, Peter Van Loan
Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick Le leader du Parti conservateur en Chambre, Peter Van Loan

Environ un tiers des personnes qui ont obtenu des postes au sein du nouveau Tribunal de la sécurité sociale (TSS) ont donné de l’argent au Parti conservateur, selon les registres d’Élections Canada.

Au moins 16 des 48 personnes sélectionnées jusqu’à présent pour travailler au TSS ont versé une contribution financière à la formation politique, à ses associations de circonscriptions ou à ses candidats. Aucun des nouveaux employés ne semble avoir fait de dons à d’autres partis. Cette information a été rapportée lundi alors que les conservateurs étaient de nouveau bombardés de questions en Chambre au sujet des nominations.


Ce dossier avait déjà soulevé des interrogations la semaine dernière après que La Presse canadienne eut révélé que jusqu’à une personne sur cinq nommée au sein de l’ancêtre du TSS, le Conseil arbitral de l’assurance-emploi, avait violé les normes fédérales en matière de contributions politiques, en versant des sommes au Parti conservateur pendant son mandat. C’est maintenant au tour du TSS, qui remplacera éventuellement le Conseil, de se retrouver au coeur du débat.

 

Au mérite, dit Van Loan


Les emplois au sein du TSS sont des postes à temps complet assortis d’une généreuse rémunération. La semaine dernière, la députée du Nouveau Parti démocratique Chris Charlton avait demandé au comité des ressources humaines de la Chambre de se pencher sur plusieurs nominations au TSS de personnes qui auraient des liens avec les conservateurs. Mais une note d’information relativement à la prochaine réunion du comité, prévue ce mardi, indique qu’on y discutera des possibilités d’emploi pour les travailleurs plus âgés, mais pas des nominations.


La majorité conservatrice au sein d’un comité parlementaire a fait avorter une motion du NPD qui réclamait un examen de ce que l’opposition qualifie de nominations partisanes.


Le leader du Parti conservateur en Chambre, Peter Van Loan, insiste sur le fait que toutes les nominations sont basées sur le mérite.


Mais les conservateurs ne se sont pas encore expliqués sur la question des contributions politiques apparemment irrégulières faites par plusieurs membres du Conseil arbitral.

3 commentaires
  • Josette Allard - Inscrite 28 mai 2013 07 h 22

    TSS

    Chose assez surprenante les membres du TSS qui auront à prendre des décisions d'ordre juridique n'ont même pas à être membre de la profession juridique. Il suffit d'être membre du PC.

  • Franklin Bernard - Inscrit 28 mai 2013 07 h 43

    La valse de l'absence d'éthique des Cons(ervateurs) continue

    Brazeau, Bienvenu, Duffy, Wright, Oda, appels électoraux frauduleux, pressions de certains élus sur des organismes fédéraux indépendants, etc...

    Est-ce qu'on mesure bien la gravité de ce qui se passe en ce moment à Ottawa?

    Et maintenant ces révélations. On aurait pu espérer que des gens qui se retrouvemt grassement payés pour siéger sur ce que le gouvernement appelle pompeusement «Tribunal» (déjà cette dénomination, quand on parle de sécurité sociale, fait froid dans le dos) auraient les mains propres et une éthique au-dessus de tout soupçon. Mais ce n'est apparemment pas le cas, et ils auraient fait des dons politiques irréguliers au parti qui les récompensera en les nommant plus tard.

    Entre autres méfaits, Harpeur aura présidé à l'effondrement moral et social de ce pauvre Canada.

  • Gaston Fiset - Inscrit 28 mai 2013 08 h 04

    Travailleurs rapatrions la gérance de l,assurance emploie

    le gouvernement ne met aucune contribution $$$ dans le systeme de l'assurance emploie et s'en sert a sa guise pour gérer les provinces et les services sociaux de bases.
    enlevons completement la gérance de l,assurance emploie au gouvernement et gèrons le nous même comme nos fonds de pension.
    il ne sagit qu'être solidaire entre les provinces et EXIGÉ cet mesure.
    N'oubliez pas que ces derniers sont ÉLUS et nous ne sommes pas sous un régime de dictature.
    Donc allez voter pour faire comprendre (QUI MÈNENT).