Assurance-emploi – Percé crie son indignation

Photo: Thierry Haroun

Percé – Plus de 300 personnes ont manifesté dans les rues de Percé pour dénoncer la réforme de l’assurance-emploi qui sévit déjà dans ce village mythique sis au bout du Québec.

Rencontrée par Le Devoir dans la foule, sous un ciel gris et maussade comme pour rappeler la gravité du moment, l’artiste en art visuel, Francine Laberge, est victime de ce qui est appelé le «trou noir», c’est-à-dire une période sans revenu qui s’étend jusqu’à l’ouverture de la saison touristique. Une conséquence directe du resserrement du programme fédéral qui a mis fin à un projet-pilote mis sur pied il y a quelques années et qui permettait aux prestataires de l’assurance-emploi de bénéficier de cinq semaines supplémentaires de prestations.
 
«Moi je suis victime du trou noir», dit-elle en marchant d’un pas assuré malgré le froid. «Je le vis depuis deux semaines. J’ai reçu un avis [de Service Canada] par la poste comme si de rien n’était sans même un avis d’une semaine. Ça fait mal de n’avoir aucun revenu quand tout ce qui rentre ce sont des comptes», souligne l’artiste avant d’ajouter qu’il «est important que [les Québécois] sachent ce qui se passe en région en ce qui concerne les conséquences de la réforme de l’assurance-emploi»

Plus de détails à venir.

 
6 commentaires
  • Nicole Moreau - Inscrite 8 avril 2013 16 h 22

    Pour Percé, c'est une manifestation très importante

    combien de personnes sont confrontées à ce "trou noir" dans les régions?

    ce serait bien de le savoir. Après ça, les conservateurs ne pourront dire qu'un des objectifs de cette réforme, c'est d'amener les gens à déménager pour trouver un emploi dans une autre région. Vider les régions, est-ce ça leur plan de développement économique?

  • Caroline Langlais - Inscrite 8 avril 2013 16 h 40

    Du vol pur et simple !

    C'est tout le Québec qui est concerné par cette réforme injuste et injustifiée.

    La caisse de l'assurance emploi n'appartient pas au gouvernement mais aux travailleurs. Elle doit leur servir en cas de perte d'emploi - que celui-ci soit ou non saisonnier. Il est de notre devoir de nous serrer les coudes.

    À la grandeur du Québec, c'est NON au vol de l'argent des travailleurs!

    • Georges Hariton - Inscrit 8 avril 2013 23 h 41

      Vous avez raison, c'est l'argent des travailleurs et non pas celui du governement. Or, ca veut dire que la grande masse de travailleurs qui bossent a l'annee longue, doivent subventionner, a meme leurs contributions, les travailleurs saisonniers.

      Si les industries saisonnieres sont importantes socialement, que le gouvernment prenne ses responsabilites et qu'il les subventionne avec son argent, et non pas avec des taxes supplementaires sur les travailleurs reguliers. Ce serait beaucoup plus juste. Et ca permettrait d'etablir la priorite qu'on veut donner a ses subventions aux industries saisonnieres. On verrait mieux qu'un dollar de plus dans ce programme, c'est un dollar de moins autre part -- les soins de sante par exemple.

  • Denis Marseille - Inscrit 8 avril 2013 17 h 58

    Ou sont les NPD?

    Les élus du NPD devrait sonner la charge aux communes durant la période de questions et ne pas lâcher le morceau. Nous travailleurs payons pour cette assurance et il est odieux de constater que ce gouvernement agit comme un paria envers nous.

    J'aimerais bien savoir si l'assurance-emploi fait des surplus et combien? Je suis certain que les journalistes pourrait nous dire ça.

  • François Pelletier - Inscrit 8 avril 2013 20 h 13

    Qu'est ce qu'une assurance ?

    Je vais seulement rappeler ce qu'est une assurance
    «Une assurance est un service qui fournit une prestation lors de la survenance d'un risque [...] Les conditions permettant l'assurabilité d'une chose sont l'aléa, c'est-à-dire l'imprévisibilité d'un événement dommageable en tant que tel ou d'une de ses caractéristiques» (Wikipedia)
    Ici, le risque couvert est supposé être la perte d'un emploi, pour différentes raisons imprévisibles. Le fait de ne pas travailler l'hiver dans un emploi saisonnier, en ayant la promesse de pouvoir retourner travailler l'année suivante, n'est pas un risque et ne devrait pas être couvert par l'assurance emploi sous sa forme actuelle. C'est pour cette raison que les conservateurs essaient de ramener le programme à son objectif principal, c'est à dire d'aider les travailleurs à arriver pendant leur recherche d'un nouvel emploi. En l'absence d'emploi de remplacement à proximité, alors le programme va payer la prestation au complet. La forme du programme avant la réforme payait carrément des gens à rien faire de leur peau durant l'hiver, sur le bras de ceux qui travaillent à l'année longue, alors que maintenant, on va leur demander d'aller porter des CV.

    • Daniel Lutz - Inscrit 8 avril 2013 22 h 38

      Et où étiez-vous avec votre dictionnaire quand Paul Martin a fait une ponction de 20 G$ dans la caisse de l'assurance-emploi? Avez-vous précisé alors que les contributions des salariés n'étaient pas des impôts?

      Cessez de finasser, ces programmes sont essentiellement des mécanismes de redistribution de la richesse: qu'ils opèrent.