Bob Rae tire sa révérence comme chef des libéraux

Bob Rae tiendra les rênes du Parti libéral du Canada jusqu’au 14 avril.
Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld Bob Rae tiendra les rênes du Parti libéral du Canada jusqu’au 14 avril.

Ottawa — Le chef libéral par intérim, Bob Rae, a reçu les éloges de ses collègues mercredi à l’occasion de son dernier tour de piste parlementaire. L’homme qui a tenu les rênes du PLC depuis la défaite électorale de Michael Ignatieff, et qui les tiendra jusqu’à la sélection de son successeur le 14 avril prochain, assure qu’il restera député au moins jusqu’en 2015.

Pour le congé pascal, la Chambre des communes fait relâche deux semaines à compter de ce vendredi et adopte un horaire allégé jeudi. C’était donc la dernière prestation de Bob Rae hier. Pour l’occasion, il a posé toutes les questions de son parti lors de la période de questions. Aux journalistes, il s’est dit fier de ce qu’il a réussi à accomplir pendant l’intérim.


« Nous avons réussi à rétablir un bon état d’esprit dans le caucus et dans le parti. Nous avons retrouvé un sens de l’unité, de la solidarité et de [l’importance de] travailler ensemble. C’est très positif. Et nous sommes restés pertinents. Plusieurs d’entre vous pensaient que nous serions marginalisés. »


M. Rae, qui était jusqu’ici resté vague sur ses intentions, assure qu’il occupera son siège de Toronto Centre jusqu’à l’élection générale d’octobre 2015. Il n’a pas décidé s’il se portera candidat à ce moment. Quel sera son rôle d’ici là ? Ce sera au prochain chef d’en décider, a-t-il indiqué. Une chose est certaine, il ne lui fera pas la leçon. « Je ne jouerai pas à la belle-mère qui surgit une fois de temps en temps », a-t-il lancé à la blague. Le prochain chef libéral sera choisi le 14 avril prochain, à Ottawa. Justin Trudeau semble devancer de beaucoup ses cinq concurrents.


M. Rae a accepté un poste de négociateur pour les Premières Nations du nord de l’Ontario pour défendre leur participation dans le développement des ressources naturelles. La conseillère aux conflits d’intérêts et à l’éthique de la Chambre des communes a donné son feu vert à ce double emploi.

 

Les éloges fusent


À la Chambre des communes, les éloges ont fusé. Le libéral Ralph Goodale a ouvert le bal. « Oui, les temps sont parfois durs en politique. On peut se fâcher, devenir amer et, si on fait cela, on s’amoindrit et perd de son éclat. La plus belle leçon du député de Toronto Centre est de toujours se placer au-dessus de la mêlée, de faire appel à ce qu’il y a de meilleur chez les autres, même chez ses adversaires, et de toujours tenter de construire une société plus inclusive. »


Du côté conservateur, c’est le ministre des Affaires étrangères, John Baird, qui a pris la parole, lui qui dit s’être lancé en politique ontarienne sous Mike Harris justement pour s’opposer à l’administration que dirigeait alors M. Rae. « Son intellect, sa capacité de penser vite et de parler de manière improvisée a relevé le niveau de débat ici. » Le néodémocrate Nathan Cullen a souligné l’efficacité des attaques et critiques de M. Rae, qui n’ont d’égal que sa « capacité d’autodérision ».

1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 28 mars 2013 09 h 42

    Dégringoler de Bob Rae à Justin Trudeau

    Après Bob Rae, tomber dans Justin Trudeau, c'est déprimant.

    Allons-nous sortir de ce cercle vicieux infernal de devoir toujours voter pour le moindre mal? À Ottawa comme à Québec. Ni PC (fuyons!), ni PLC (non! NON!), alors Bloc (?) Ni PLQ (horreur!), ni CAQ (au secours!), alors PQ (mouais...)