Environnement - Les nuages s’éloignent des services météo

Fortement touché par les derniers budgets - notamment l’an dernier, quand le processus d’évaluation environnementale avait été revu -, le secteur de l’environnement s’en tire cette fois à meilleur compte. C’est-à-dire sans grand changement.


Seul perdant : Pêches et Océans Canada, ciblé par un examen qui réduira les dépenses de 108 millions en 2017-2018. Le gouvernement soutient que cela se fera sans impact sur les services.


Le huitième budget Flaherty propose surtout des investissements ciblés. Le plus important étant la somme de 248 millions sur cinq ans pour « renforcer les services météorologiques du Canada », un secteur malmené depuis des années. Le Devoir avait dévoilé en août 2010 un rapport interne où Environnement Canada indiquait que son réseau de surveillance climatologique était en piteux état et pourrait bientôt ne plus répondre aux normes internationales.


Selon le document budgétaire, l’argent servira pour des « systèmes radars et des postes de surveillance du climat et des conditions météorologiques ». Le personnel pourrait aussi être augmenté.

 

Technologies vertes


Ottawa versera aussi 325 millions sur huit ans à Technologies du développement durable Canada (TDDC), une fondation sans but lucratif et autonome créée par le gouvernement pour « aider les entrepreneurs à mettre au point des technologies propres et à en faire la démonstration ».


L’organisme privé sans but lucratif Conservation de la nature Canada profitera pour sa part d’une somme de 20 millions (pour 2013-2014), qui servira à la conservation des terres écosensibles. Près de 20 millions serviront à la conservation des aires de pêche, la gestion des ressources marines et la lutte contre les espèces envahissantes.


Le gouvernement inclut dans son offre environnementale l’octroi de 19 millions à Parcs Canada pour améliorer les routes et les ponts routiers qui traversent les parcs nationaux.