Hall Findlay présente ses excuses à Trudeau

Toronto - La candidate au leadership du Parti libéral du Canada, Martha Hall Findlay, a offert ses excuses à Justin Trudeau pour avoir laissé entendre qu’il était un riche élitiste n’ayant rien en commun avec la classe moyenne.

Elle s’est attaquée au présumé favori au cours d’un débat des candidats, samedi, en lui demandant s’il avait une réelle compréhension des problèmes auxquels sont confrontés les Canadiens de la classe moyenne.


M. Trudeau a répondu que son passé n’avait aucun rapport, et que tout ce qui comptait était son engagement envers la population.


Mme Hall Findlay a été huée par quelques spectateurs durant le débat et a fortement été critiquée sur les réseaux sociaux. Elle a indiqué qu’elle tentait de savoir en quoi le passé de M. Trudeau le qualifiait pour occuper le poste de chef du parti.


Après le débat, Mme Hall Findlay a affirmé que ses commentaires n’étaient pas personnels et elle est allée plus loin dimanche, en publiant ses excuses sur son site Internet. « Certaines personnes croient que je suis allée trop loin dans le débat à la chefferie », peut-on lire dans la déclaration de Mme Hall Findlay. « À Justin, à sa famille et à ceux que j’ai offensés, je m’excuse. »


La déclaration fait ensuite état des réalisations de la candidate et de certaines de ses prises de position publiques.


L’équipe de M. Trudeau n’a pas encore réagi aux excuses de Mme Hall Findlay.


Garneau attaque


Le grand favori de la course à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a aussi été pris à partie par son rival Marc Garneau au cours du débat des candidats, samedi.


Marc Garneau lui a demandé en quoi il était qualifié pour devenir chef du parti. Il lui a aussi reproché de n’avoir qu’une vue générale de la politique. Selon l’ancien astronaute, il ne suffit pas d’être un bon orateur pour devenir un bon leader. « Qu’est-ce qui, dans votre curriculum vitae, vous qualifie pour être le premier ministre du Canada ? », a demandé sans détour Marc Garneau.


Justin Trudeau a répondu en soulignant sa capacité à se lier aux gens. Selon lui, c’est là que réside la clé du pouvoir pour les libéraux. Il a cité en exemple sa victoire remportée aux dépens du Bloc québécois en novembre 2008, une circonscription qu’il a su ramener dans les rangs libéraux.


Le député de Papineau soutient que la victoire compte également pour un chef politique. Il a ridiculisé le projet politique de M. Garneau, affirmant que le prochain chef libéral ne convaincra pas les Canadiens de l’élire premier ministre avec un programme en cinq points.

 

Pas de grands éclats


Pour ce troisième débat, le parti a opté pour une formule plus dynamique, mais aux rebondissements néanmoins peu nombreux. Des duels rotatifs ont eu lieu entre les neuf candidats, qui ont eu tour à tour le loisir de mitrailler leurs adversaires. Par la suite, des échanges entre trois candidats ont suivi. Mais le choc des idées n’a pas été aussi vif que ce qui était attendu, surtout après que Marc Garneau eut montré les dents, reprochant à Justin Trudeau de manquer de contenu.


Cette autre confrontation de la course au leadership n’a pas fait de grands éclats. À plusieurs reprises et sur de nombreux sujets, les candidats, au fond tous membres du même parti, avouaient s’entendre sur leur vision des enjeux, qu’il s’agisse d’immigration, d’économie ou de création d’emplois. Les libéraux choisiront leur prochain chef en avril.