Sondage Léger marketing Le Devoir-The Gazette - Vote : le PLC remonte la pente

Malgré la remonté en popularité du PLC, la moitié des Québécois estiment que le chef du NPD, Thomas Mulcair, ferait un meilleur premier ministre que l’aspirant chef du PLC Justin Trudeau (ci-haut).
Photo: La Presse canadienne (photo) John Woods Malgré la remonté en popularité du PLC, la moitié des Québécois estiment que le chef du NPD, Thomas Mulcair, ferait un meilleur premier ministre que l’aspirant chef du PLC Justin Trudeau (ci-haut).

Le Parti libéral du Canada (PLC) remonte la pente dans les intentions de vote des Québécois. Il se hisse derrière le Nouveau Parti démocratique (NPD) avec 25 % des appuis, selon un sondage Léger Marketing Le Devoir-The Gazette.

Le PLC a gagné 15 points de pourcentage depuis avril 2012, devançant ainsi le Bloc québécois (BQ) de 1 point.


Cette remontée s’explique par « une plus grande présence médiatique du PLC », avec le début de la course à la direction, et « une relative absence du NPD », indique Aubert Lavigne-Descôteaux, porte-parole de la firme de sondage.


« Cela va être intéressant de voir si cette avance va se cristalliser à la fin de la course. C’est très possible, et ça donnera lieu à une lutte à trois au Québec », entre le NPD, le PLC et le BQ.


Le NPD maintient tout de même son avance sur les autres partis au sein de l’électorat québécois, et ce, dans toutes les régions de la province. Avec 35 % des appuis, il a trouvé son rythme de croisière entre deux sommets de popularité, soit lors de la vague orange des dernières élections (43 % des votes) et dans la foulée de l’élection de Thomas Mulcair à sa tête (52 % des intentions de vote).


« Ils sont assis bien confortablement dans leur première position, mais on voit qu’ils ont du mal à s’affirmer comme défenseurs des intérêts du Québec », explique M. Lavigne-Descôteaux.


La moitié des Québécois estiment d’ailleurs que le chef du NPD, Thomas Mulcair, ferait un meilleur premier ministre que l’aspirant chef du PLC Justin Trudeau. Ce dernier récolte tout de même 29 % des faveurs. Mais le fils de Pierre Elliott Trudeau doit encore faire ses preuves, alors que le quart des électeurs d’allégeance libérale lui préféreraient aussi M. Mulcair.

 

Le Bloc ne se relève pas


Chose certaine, le BQ ne parvient pas à se relever de sa déconfiture aux dernières élections. S’il avait repris quelques plumes en 2012, il retrouve maintenant son niveau plancher des dernières élections avec 24 %.


Quant au gouvernement de Stephen Harper, il mécontente à peu près autant les Québécois qu’il y a un an. Le quart d’entre eux (24 %) se disent assez ou très satisfaits, par rapport à 22 % en janvier 2012. Une proportion qui descend à 19 % chez les francophones (77 % sont insatisfaits), alors qu’elle gonfle à 40 % chez les anglophones et les allophones.


Seulement 11 % des Québécois éliraient l’équipe de M. Harper s’ils étaient conviés aux urnes, comparativement à 16,5 % des voix récoltées lors des élections de 2011.


Le coup de sonde a été réalisé auprès de 1024 Québécois, les 5 et 6 février 2013. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.

7 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 11 février 2013 08 h 11

    Canadiens et canadiennes

    Canadiens et canadiennes, «le plusse meilleur™» pays du monde, bilingue et multiculturel «ad mare usque ad mare», vous fait-il encore rêver?

  • André Michaud - Inscrit 11 février 2013 09 h 06

    Alternative à M.Harper ?

    M.Trudeau sera l'alternative à M.Harper lors des prochaines élection. Il recueillera plus de votes dans plusieurs régions du pays. Si le Québec vote pour lui, je prédis que ce sera la fin du règne Harper.

    M.Harper doit souhaiter que le Québec vote NPD à défaut de voter pour son parti, car un raz de marée libéral au Québec et ce serait sa fin.

  • Lise Allard - Abonnée 11 février 2013 09 h 57

    Sondage en ligne: résultats incertains

    Voici encore un sondage en ligne dont on tente de nous faire croire qu'il est fiable. Décidément les tous les médias nous présentent la même marchandise défectueuse sans aucun esprit critique. Les sondages en lignes ne permettent pas de savoir à quel point on se trompe sur l'opinion réelle qui prévaut dans la population, de plus on peut magasiner un poll d'opinion. Les raisons invoquées pour faire appel à cette méthode (faisabilité, coût, profitabilité), ne justifient en rien la malhonnêteté intellectuelle qui consiste à associer les résultats obtenus à la marge d'erreur d'un échatillonnage probabiliste et représentatif. Au lieu du mensonge par association que constitue la dernière phrase, on devrait lire: la marge d'erreur de ce sondage est inconnue.

  • Bernard Gervais - Inscrit 11 février 2013 10 h 27

    Est-ce si important de savoir cela ?

    Est-ce si pertinent de savoir que, grâce à Justin Trudeau, le PLC semble maintenant faire meilleure figure auprès des électeurs ?

    On oublie que les élections fédérales ont eu lieu il y a seulement 2 ans et que Stephen Harper dirige depuis un gouvernement majoritaire.

    Alors, pour les intentions de vote au fédéral, on aura amplement le temps d'en reparler plus tard !

  • Gilles Théberge - Abonné 11 février 2013 11 h 16

    Oui le NDP...

    Ils ont du mal à s'affirmer comme défenseurs des intérêts Québécois... Quelqu'un est surpris?

    C'est bien là leur talon d'Achille. Et c'est bien là qu'il faut frapper. Parce que fondamentalement, malgré les entourloupettes et les discours lénifiants de Mulcair et consort, le NDP est un parti canadien fédéraliste. Et ça n'a rien à voir avec nos intérêts. Du moins pas les miens.

    • Cyr Guillaume - Inscrit 11 février 2013 11 h 51

      Vous avez totalement raison! Le NPD, malgré tout ces beau discours ''progressistes'' de nos transfuges de chez QS, restera toujours et avant tout un parti canadian avant tout! Bref ce sera toujours le canada d'abord, et le Québec ensuite. Au point ou même certains communiqués de nos députés ''Québécois'' étaient truphés de fautes récemment, tel le cher Tyronne Benskin. J'ajouterais même, que vous oubliez le qualificatif centralisateur, qui est si commun au NPD. Moi non plus je ne me sens pas représenter avec ce parti, j'aime bien mieux le Bloc Québécois.