La France et le Mali saluent les efforts canadiens au Mali

Ottawa — La France et le Mali sont satisfaits de l’aide logistique apportée par le Canada dans la crise qui déchire le pays africain. Mais alors que la France se prépare à passer les commandes aux forces africaines, son ambassadeur à Ottawa n’exclut pas de faire appel au Canada plus longtemps.


Le Canada a prêté un de ses appareils C-17 à la France jusqu’au 15 février. Une aide qu’a « énormément appréciée » le gouvernement français, d’autant plus qu’Ottawa « est intervenu extrêmement rapidement, […] c’est-à-dire exactement au moment où nous avions besoin d’envoyer massivement du matériel et des troupes depuis la France », a expliqué l’ambassadeur français, Philippe Zeller, devant le Comité parlementaire des affaires étrangères jeudi.


La France pourrait-elle demander que la contribution canadienne soit prolongée ? « Nous verrons. […] On vit pour l’instant dans une opération qui est en train de se développer », a rétorqué l’ambassadeur. Quant à une aide canadienne auprès de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine ? La France n’a pas fait de demande « spécifiquement au Canada », mais cette mission est menée sous l’égide de l’ONU, et donc « un appel a été fait à l’ensemble des membres des Nations unies d’aider, pour ceux qui le voulaient et le pouvaient ».


L’ambassadeur Zeller tout comme son homologue malienne s’en sont surtout tenus à saluer les efforts canadiens, notamment l’aide humanitaire supplémentaire de 13 millions de dollars annoncée fin janvier. « Le Canada fait beaucoup pour le Mali », a soutenu l’ambassadrice du pays, Traoré Ami Diallo, s’abstenant d’en demander davantage aux députés canadiens.


D’entrée de jeu, en comité, l’ambassadrice a néanmoins lancé un cri du coeur. « Les Maliens du Nord comme du Sud attendent votre solidarité pour sortir de cette crise. Les Maliens savent que vous en avez les moyens. Ils s’attendent à des actions décisives et diligentes. Il en va de la sécurité et de la stabilité de notre sous-région, de l’Afrique et du monde entier. »


Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, n’avait toujours rien à annoncer, son porte-parole réitérant qu’outre la stabilité et la sécurité du Mali, « il ne faut pas perdre de vue, ni minimiser, le besoin de stabilité politique. Le Canada sera activement engagé sur les fronts du développement diplomatique et politique ».