Trois députés conservateurs demandent à la GRC d'enquêter sur des avortements

Les députés d'arrière-ban Maurice Vellacott, Leon Benoit, et Wladyslaw Lizon, ont envoyé une lettre à cet effet au commissaire Robert Paulson de la GRC, en date du 23 janvier 2013.

M. Vellacott, un député bien connu pour ses positions anti-avortement, a publié la lettre sur son site internet personnel. La version affichée n'est toutefois pas signée par M. Lizon, même si son nom y figure.

«Ces meurtres semblent être le résultat de tentatives d'avortement, mais les bébés sont nés vivants», et morts par la suite, expliquent les signataires de la lettre.

Ceux-ci se fient à des chiffres rapportés par le blogue Run with Life, qui précise qu'il y aurait eu 491 de ces cas entre 2000 et 2009.

«Les meurtres d'enfants canadiens pourraient continuer à augmenter si ces crimes apparents ne sont pas enquêtés, et si les coupables ne sont pas poursuivis en justice», est-il écrit dans la lettre.

Le député Benoit, qui avait initialement indiqué aux journalistes qu'il n'y avait pas de lien entre ces bébés morts et l'avortement, est revenu se corriger par la suite.

Il a alors indiqué que les cas sur lesquels ils demandaient une enquête sont ceux où un avortement a lieu et où le bébé «naît» néanmoins et meurt «des suites des blessures subies lors de l'avortement».

La recherche à ce sujet aurait été effectuée par M. Vellacott, a déclaré M. Benoit, avouant aussi qu'il ne s'attendait pas à ce que cette lettre soit rendue publique.

Ces «incidents» seraient survenus un peu partout au Canada, en faisant une «enquête nationale», est-il précisé au commissaire Paulson.

M. Lizon a pour sa part dit ignorer si la GRC avait répondu à la lettre.

Le premier ministre Stephen Harper a confirmé à maintes reprises qu'il n'avait pas l'intention de rouvrir le débat sur l'avortement.

Questionné à ce sujet à la Chambre des Communes jeudi, M. Harper a répété qu'il n'avait pas l'intention de changer les lois.

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