La réforme du NPD est mal reçue

En réponse à un projet de loi bloquiste visant à abroger la Loi sur la clarté référendaire, les troupes de Thomas Mulcair ont répliqué avec leur propre réforme, conciliant le seuil d’une majorité simple de 50 % + 1 et la nécessité d’une question « claire ».
Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld En réponse à un projet de loi bloquiste visant à abroger la Loi sur la clarté référendaire, les troupes de Thomas Mulcair ont répliqué avec leur propre réforme, conciliant le seuil d’une majorité simple de 50 % + 1 et la nécessité d’une question « claire ».
En réponse à un projet de loi bloquiste, visant à abroger la Loi sur la clarté référendaire, les troupes de M. Mulcair ont répliqué avec leur propre réforme, conciliant le seuil d’une majorité simple de 50% + 1 - tel que prôné dans leur Déclaration de Sherbrooke - et la nécessité d’une question «claire» - reprenant les paramètres de la Cour suprême qui a donné suite à la Loi sur la clarté.

Or, selon le chef libéral par interim, en reconnaissant une majorité simple le NPD fait preuve de ridicule puisque la constitution du parti ne peut être  modifiée qu’avec l’appui du deux tiers de ses membres. Qui plus est, les néodémocrates suggèrent de permettre à une seule province de pouvoir aborder des changements constitutionnels plus facilement. «C’est presque comme si c’était un script annoté à l’arrière d’une enveloppe pour gérer leurs problèmes internes, et ça n’a rien à voir avec la bonne gouvernance du pays, a accusé Bob Rae. Cela ajoute de la confusion où il y avait de la clarté.»

Du côté du Bloc québécois, c’est le contraire et on estime inacceptable que le NPD persiste à remettre le sort du Québec entre les mains du Parlement du Canada. «C'est exactement comme en 1982 quand il y avait 74 libéraux derrière Pierre Elliott Trudeau sur 75 [qui ont appuyé le rapatriement de la Constitution malgré l’opposition du gouvernement québécois]. C’est une gang de suiveux, c’est tout», a reproché le chef bloquiste Daniel Paillé aux 58 députés québécois du NPD.

Les conservateurs rejettent eux aussi la proposition, arguant que les Québécois ne veulent plus débattre des «vieilles chicanes».

Le néodémocrate Craig Scott a déposé son projet de loi lundi, en réponse à celui du Bloc québécois qui visait à abroger la Loi sur la clarté référendaire - une tentative à peine voilée de piéger les néodémocrates dont le caucus est aux deux tiers issu du Québec. M. Scott figure cependant loin au bas de la liste des députés qui pourront présenter un projet de loi d’initiative parlementaire, au 240e rang, ce qui fait que sa proposition risque de ne jamais être débattue d’ici les prochaines élections.

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Ce texte a été modifié après publication

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