Harper désigne cinq nouveaux sénateurs

Avec ces nominations, Stephen Harper a maintenant nommé 53 des 105 sénateurs de la Chambre haute, qui compte désormais 65 conservateurs, 36 libéraux, une progressiste-conservatrice et deux indépendants.


Parmi les choix de M. Harper, Doug Black de l’Alberta a néanmoins été élu dans sa province l’an dernier, sous la bannière progressiste-conservatrice. M. Black est avocat et le fondateur de l’Institut canadien sur les politiques énergétiques, un organisme sans but lucratif qui se présente comme une société non partisane de représentation politique. Parmi la trentaine de compagnies fondatrices figurent une dizaine de pétrolières.


En Saskatchewan, le poste est confié à Denise Batters, veuve de l’ancien député conservateur David Batters, qui s’est suicidé en 2009 à l’âge de 39 ans. Mme Batters est avocate et intervenante en matière de santé mentale.


Lynn Beyak - propriétaire d’une petite entreprise avec de l’expérience dans l’immobilier, l’assurance et le tourisme - et Victor Oh - président d’une entreprise d’aménagement immobilier et fondateur du Canada-China Business Communications Council - deviennent sénateurs en Ontario. Tous deux ont versé des dons au Parti conservateur (PC) depuis quatre ans.


David Wells, jusqu’à récemment président-directeur général de l’Office Canada -Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, devient sénateur dans cette province. Lui aussi a contribué au PC en 2011.


« Toutes les personnes nommées sont des Canadiens exceptionnels qui se sont distingués dans leurs domaines respectifs […] L’ensemble de leur expérience et leur dévouement sont particulièrement les bienvenus au moment où notre gouvernement poursuit son travail en répondant aux besoins et aux attentes des Canadiens, aux quatre coins du Canada », a fait valoir le premier ministre dans un communiqué diffusé vendredi après-midi.

 

La réforme toujours attendue


Les cinq sénateurs désignés par M. Harper se sont engagés à soutenir sa réforme du Sénat promise lors de l’élection de 2011. Le projet de loi C-7 a été déposé presque aussitôt, prévoyant un mandat de neuf ans pour les sénateurs et qu’ils soient choisis par les électeurs provinciaux. Or, malgré la majorité conservatrice dans les deux Chambres, C-7 n’a pas été débattu depuis près d’un an.


En mai dernier, Québec a chargé la Cour d’appel de la province du dossier, le gouvernement de Jean Charest de l’époque ayant argué que ces changements sont inconstitutionnels puisqu’Ottawa n’a pas consulté les provinces. La Cour n’a pas encore tranché.

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