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Idle No More - Harper doit s’inspirer des accords québécois, clame Mulcair

« Le modèle “ nation à nation ” a produit des résultats. C’est une situation gagnante pour tout le monde », a plaidé Thomas Mulcair, en marge d’une réunion de deux jours de son caucus qui a débuté jeudi à Ottawa.
Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick « Le modèle “ nation à nation ” a produit des résultats. C’est une situation gagnante pour tout le monde », a plaidé Thomas Mulcair, en marge d’une réunion de deux jours de son caucus qui a débuté jeudi à Ottawa.

Ottawa — Le mécontentement de la communauté autochtone au pays est dû à l’« inaction » de Stephen Harper dans ce dossier, selon Thomas Mulcair. Et le chef du Nouveau Parti démocratique affirme qu’Ottawa doit s’inspirer du modèle québécois en permettant aux communautés amérindiennes de profiter elles aussi du développement des ressources naturelles au pays.


À l’instar de l’ancien premier ministre québécois Bernard Landry, qui vantait cette semaine la paix des braves signée avec les Cris pendant son passage à la gouverne du Québec, Thomas Mulcair croit lui aussi qu’il faut s’en inspirer pour calmer les tensions entre Ottawa et les communautés autochtones.


« Le modèle “ nation à nation ” a produit des résultats. C’est une situation gagnante pour tout le monde », a plaidé le chef néodémocrate, en marge d’une réunion de deux jours de son caucus qui a débuté jeudi à Ottawa.


La solution pour calmer les tensions du gouvernement fédéral avec les peuples autochtones, c’est de prendre modèle sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois et sur la paix des braves. Ces deux accords ont été négociés avec les autochtones, leur permettant d’être associés au développement des ressources naturelles sur leurs terres et leur octroyant un droit aux retombées économiques.


« Le paradoxe, l’ironie, c’est que M. Harper mise tout sur le développement des ressources, mais il n’a jamais compris que régler les questions autochtones fait partie de la capacité de notre pays de résoudre les problèmes des ressources. Il faut qu’il mette les deux ensemble, sinon l’histoire va le faire pour lui », a affirmé M. Mulcair. Il croit que toute la révolte traduite par le mouvement Idle No More et les manifestations qui se succèdent résulte du fait que le premier ministre a « dormi au gaz » après avoir pris des engagements formels au sommet tenu avec les représentants des Premières Nations il y a un an.


Affirmant joindre lui-même la parole aux actes afin de démontrer l’importance qu’accorde son parti au dossier, M. Mulcair a par ailleurs annoncé qu’il avait créé un nouveau poste de porte-parole aux affaires intergouvernementales autochtones pour son député d’Abitibi -Baie-James -Nunavik -Eeyou, Romeo Saganash.

13 commentaires
  • André Lefebvre - Inscrit 17 janvier 2013 23 h 42

    Erreur de base.

    Avant de trouver la solution au problème amérindien, il faudrait commencer par se rendre compte que dans leur culture, le territoire appartient à tous. Si nous croyons pouvoir discuter avec eux en considérant la "réserve comme une succesion de terrains/maisons appartenant à des individus, nous ne trouverons jamais de solution. Les Amérindiens formaient des "villages" où leur agriculture se faisait sur une terre "commune". C'est dans cet esprit que la solution peut se découvrir. L'Amérindien a très peu le sens de la propriété privée. Ce qui est loin d'être un défaut, soit dit en passant.

    De toutes façons, nous sommes bien mal placés pour leur reprocher une mauvaise administration.

    • Charles-Olivier Simard - Inscrit 18 janvier 2013 15 h 12

      Petite erreur factuelle de votre part : la majorité des Amérindiens (à tout le moins au Québec) ne vivait pas dans des villages et ne pratiquait pas, non plus, l'agriculture. Seules les nations iroquoises, dont font partie les Mohawks, correspondaient à ce que vous décrivez ; les autres pratiquaient plutôt la chasse et la cueillette.

      Cela dit, il est certain qu'aucune nation autochtone n'a jamais conféré à la propriété privée un statut éminent et exclusif, au contraire de "l'homme blanc" - en régime capitaliste, faut-il le préciser. De là à penser que les Amérindiens pratiquaient un certain "communisme primitif", il y a un pas qu'une pensée rigoureuse se garde bien de franchir.

      Comme vous et moi, les Autochtones ne sont pas obligés de se conformer à la culture de leurs ancêtres. Contraindre un peuple à perpétuer indéfiniment une tradition réifiée assure à plus ou moins long terme sa disparition. La loi sur les Indiens fait-elle autrement?...

      Cependant, entre le capitalisme débridé d'aujourd'hui et le temps révolu de la chasse et la cueillette, il y a certainement d'autres avenues à explorer. Idéalement, autochtones et Canadiens devraient, avec une véritable ouverture d'esprit propice au dialogue, élaborer d'abord une alternative idéale, puis établir les étapes afin d'y parvenir. Hélas! le défi est immense : d'une part, les communautés autochtones portent encore les stigmates du passé : violence, suicide, alcolisme, dépression et pauvreté extrême sont le quotidien des habitants des réserves - à quoi s'ajoutent souvent corruption et gangstérisme. D'autre part, les pressions économiques sont s'y fortent; le sort du gouvernement si lié à la croissance; la population peu éduquée si nombreuse, qu'il est difficile d'imaginer, dans ce contexte, que la nécessaire ouverture d'esprit soit au rendez-vous.

      Toutefois, le rapport de force est généralement loin d'être en faveur des autochtones, et c'est pourquoi j'appuis volontiers le mouvement "idle no more".

  • Carole Dionne - Inscrite 18 janvier 2013 01 h 16

    Facile à dire

    Le Québec a signé une entente avec les autochtones de la Baie James satisfaisante pour les deux parties. Mais s'il n'y avait pas eu de Baie Jame et d'électricité, rien n'aurait été signé.

    Dans beaucoup de réserves, il n'y a pas grand chose. On peut bien leur donner le fruit d'une partie de supposée richesse mais s'il n'y a rien, ils n'auront pas grand chose.

    Là, je vois certains qui vont sortir la loi sur les indiens. Désolé, si on signe , on signe avec tout le monde et on abolit la loi sur les indiens. Si la réserve n'a pas de revenu, que les habitants de cette réserve fassent comme tout le monde: qu'ils se déplacent vers les grandes villes.

    Il y en a qui parle de les faires travailler. On est toujours bien pas créer artificeillement des usines dans chaque réservs pour satisfaire leur population. Surtout que ces réserves sont souvent éloignées.


    Mais mes petits "zamis" vont me sortir que les autochtones sont les premières nations et que... différents niveaux d'individus au Canada.

    • Mario Campanozzi - Inscrit 18 janvier 2013 08 h 55

      Madame,

      Vous ne comprenez rien aux " indiens " comme vous dites maladroitement..

      Vos indiens, madame, sont attachés à la terre et non au béton..Leurs racines et leurs gênes sont intimement rattachées à celle-ci.

      Ne vous en déplaise, une chance qu'ils sont là pour revendiquer un peu de protection pour notre nature, ce que nous, sommes trop mou pour le faire..

    • Sylvain Auclair - Abonné 18 janvier 2013 11 h 40

      Monsieur Campanozzi,
      C'est dans la gènes de tous les peuples d'être attachés à la terre.

    • G Bastien - Inscrit 20 janvier 2013 11 h 40

      Ce qu il faut comprendre ici c est que croyez vous que le gouvernement Federal va enlever la loi sur les indiens... Voyons donc, le budget autochtones génere bien trop d argent en évasion fiscal pour le gouvernement et les tête corrompus des conseils de bande vendu a Ottawa. Avez vous pensez 2 minutes que la moitié des montants pour les indiens comme vous dites, va pour payer grassement tout les fonctionnaires employés dans le ministere des affaires indiennes et du nord. ca prend pas un bac pour comprendre ca!!

    • G Bastien - Inscrit 20 janvier 2013 11 h 46

      Ce qu il faut comprendre ici c est que croyez vous que le gouvernement Federal va enlever la loi sur les indiens... Voyons donc, le budget autochtones génere bien trop d argent en évasion fiscal pour le gouvernement et les tête corrompus des conseils de bande vendu a Ottawa. Avez vous pensez 2 minutes que la moitié des montants pour les indiens comme vous dites, va pour payer grassement tout les fonctionnaires employés dans le ministere des affaires indiennes et du nord. ca prend pas un bac pour comprendre ca!!

  • André Lefebvre - Inscrit 18 janvier 2013 08 h 19

    Couvre-chefs

    La journée où les blancs accepteront de porter des couvre-chefs faits de plumes d'oies, et que les blanches fassent du pemmican, je consentirai à ce que l'on traite les Amérindiens selon la culture "blanche".

    Apprenons, avant tout, à respecter les différences entre nous; peut-être parviendrons-nous à respecter celle des autres.

  • Jacques Patenaude - Abonné 18 janvier 2013 08 h 58

    Bien d'accord mais....

    Bien d'accord avec Mulcair pour que s'établissent des liens de nation à nation avec les autochtones, mais que fait-il pour que de tels liens s'établissent entre Québécois et Canadiens? Son caucus, bien que majoritairement québécois est bien silencieux sur ce sujet.

  • Sylvain Auclair - Abonné 18 janvier 2013 11 h 40

    Une question

    Les autochtones du Québec ont-ils reconnu qu'il y avait une nation québécoise?