Des protestataires des Premières Nations forcent la fermeture d'un pont transfrontalier en Ontario

Cornwall - Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes canadiennes, samedi, alors que le mouvement «Idle No More» continuait de gagner en force et en popularité.

 Open  Jan 05 16:04 - SF_NOUT - Des autochtones forcent la fermeture d'un pont transfrontalier en Ontario

CORNWALL, Ont. _ Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes canadiennes, samedi, alors que le mouvement "Idle No More" continuait de gagner en force et en popularité.

Cette cause, qui a débuté le mois dernier, est apparue en protestation du projet de loi fédéral omnibus C-45 qui, affirment des groupes des Premières Nations, éliminent des droits garantis par traité.

Brandissant des drapeaux et transportant des pancartes, plusieurs protestataires ont marché le long de routes, d'autoroutes et de ponts, poussant la police à annoncer une série de délais et de fermetures.

Le Pont international de la voie maritime, reliant Cornwall et Akwesasne, en Ontario, à Massena, dans l'État de New York, a été fermé pendant plus de trois heures. Le sergent Marc Bissonnette, de la police municipale de Cornwall, a précisé qu'entre 100 et 150 manifestants ont marché sur le pont. Les autorités ont rapporté que la manifestation s'est déroulée de façon pacifique. Aucun indicent n'a été rapporté.

Le point de passage transfrontalier entre Sarnia, en Ontario, et Port Huron, au Michigan, a également été fermé temporairement pendant quelques heures, samedi, alors que des protestataires d'«Idle No More» ont occupé l'endroit. Il a depuis été rouvert.

Une série d'autres manifestations du genre étaient prévues à travers le pays, samedi, y compris le point de passage de l'Arche de la paix à Surrey, en Colombie-Britannique, le Pont de la paix entre Fort Érié, en Ontario, et Buffalo, dans l'État de New York, ainsi que le pont entre Queenston et Lewiston à Niagara Falls.

La police a demandé aux voyageurs de prévoir leur itinéraire lors de l'utilisation de certaines autoroutes et ponts, en raison de fermetures imprévues.

Les manifestations visent également à soutenir la chef d'Attawapiskat Theresa Spence, qui a cessé de manger des aliments solides le 11 décembre, dans l'espoir d'obtenir une rencontre entre le premier ministre Stephen Harper, le gouverneur général et les autres chefs des Premières Nations.

Vendredi, M. Harper a accepté de participer à cette rencontre, mais Mme Spence s'est engagée à poursuivre sa grève de la faim jusqu'à ce que la réunion ait effectivement lieu.