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La chef Spence priée de cesser sa grève de la faim

La chef de la nation crie d'Attawapiskat, Theresa Spence, poursuivant sa grève de la faim à Ottawa, le 25 décembre dernier.
Photo: La Presse canadienne (photo) Cole Burston La chef de la nation crie d'Attawapiskat, Theresa Spence, poursuivant sa grève de la faim à Ottawa, le 25 décembre dernier.

Ottawa – La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, a affirmé vendredi que la chef autochtone Theresa Spence, qui jeûne depuis 17 jours dans l’espoir de rencontrer le premier ministre, devrait mettre un terme à sa grève de la faim.


Mme Aglukkaq, qui est Inuite, soutient que la chef Spence devrait accepter de rencontrer le ministre des Affaires autochtones, John Duncan. Elle soutient que les politiques autochtones sont du ressort de M. Duncan, et que c’est donc lui que devrait rencontrer la chef de la Première Nation crie d’Attawapiskat.


Le ministre Duncan a plusieurs fois offert de discuter avec Mme Spence, qui a toujours refusé parce que c’est le premier ministre Stephen Harper qu’elle souhaite rencontrer.


La chef Spence a rejeté vendredi l’offre de Mme Aglukkaq, affirmant que le ministre Duncan n’était pas habilité à entamer des discussions de nation à nation. « Le seul accès légal de la Couronne à nos terres dépend du respect des promesses annoncées lors des négociations d’un traité », a-t-elle déclaré.


Mme Spence a cessé de manger des aliments solides le 11 décembre, dans le but d’obtenir une rencontre entre les leaders des Premières Nations, le premier ministre Harper et le gouverneur général, David Johnston, pour revoir les liens entre les autochtones et l’État canadien. Mme Spence a fait le voeu de mourir si le gouvernement conservateur ne fait pas montre de plus de respect envers les problèmes des autochtones et les traités en vigueur.


La chef s’est installée sur une île de la rivière des Outaouais, considérée par la Première Nation anishinabe comme faisant partie de son territoire ancestral.


Le gouvernement Harper a offert de former un groupe de travail conjoint avec de hauts responsables fédéraux et des représentants des Premières Nations. Ottawa rappelle également la tenue, en janvier dernier, d’une rencontre avec les leaders des Premières Nations comme preuve de son sérieux pour améliorer la relation entre les parties.


Exclusion


Les leaders des Premières Nations affirment toutefois qu’ils sont exclus des discussions tenues par le gouvernement Harper sur la meilleure façon d’exploiter les lucratives ressources naturelles du pays.


Une série de manifestations organisées au cours des deux dernières semaines, sous la bannière du mouvement « Idle No More », a entre autres été provoquée par le récent projet de loi budgétaire. La « loi mammouth » a notamment fait disparaître la protection environnementale fédérale de nombreux cours d’eau sans consulter les groupes autochtones, qui en dépendent pour leur apport en eau potable et en nourriture.

9 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 29 décembre 2012 05 h 53

    Ce n'est que le début !

    Puisque les conservateurs passent des lois sans aucun débat parlementaire et sans consultation auprès des groupes concernés, il y aura de plus en plus de ces contestations sur la place publique.

    Le citoyen soumis à ces décrets ne s'y sent pas lié. Le seul moyen qui lui reste, c'est la rue.

    Actuellement ce sont les autochtones et les chômeurs saisonniers qui protestent. Bientôt ce seront les environnementalistes, les scientifiques, les intellectuels, les pacifistes, les syndicats, les futurs retraités, etc... Harper tente d'isoler chacun de ces groupes minoritaires en faisant de la démagogie sur leur dos, mais il va finir par les unir sous un même combat: la sauvegarde de la démocratie.

  • Christian Montmarquette - Inscrit 29 décembre 2012 11 h 33

    Chef Speaker Steven Harper

    Steven Harper nous démontre encore une fois combien il est près de ses citoyens. Pourtant la cause indienne quand ce n'est que pour le plaisir lui tient beaucoup plus à coeur.

    Harper chef honoraire d'une tribu autochtone

    STAND OFF, Alberta _ Le premier ministre Stephen Harper est le nouveau chef honoraire de la tribu des Blood de l'Alberta. Lors de la cérémonie d'initiation, M. Harper a été rebaptisé d'un nom autochtone: chef Orateur (Chief Speaker).

    http://media.winnipegfreepress.com/images/natpoy22

    Continuons de voter pour ce genre de gouvernement qui, ma foi, est très près d'une dictature. Mais, au Canada, nous aimons lui donner le nom de démocratie.

    Viviane Salette

  • Carole Dionne - Inscrite 29 décembre 2012 16 h 44

    Une autre fois

    Qui sont d'accord avec sa grève pour rencontrer Harper: leur raisonnement: Elle est chef d'une nation, et de nation à nation, on doit se parler entre chef. Tout un raisonnement. Le président des États Unis va aller parler avec les chefs de toutes les petites nations de la terre.

    Ce sont des premières nations? Comme nous, entre différents nations ( français , anglais, etc) on s'est éli un chef pour parler avec d'autre pays Eux,ces chers indiens du Canada, ils se sont élit un grand chef , qyui lui peut demander à parler à Harper et encore.

    Voir si le premier ministre du Québec va faire la grève de la faim pour pouvoir parler à Obama et pourquoi: le premier ministre du Québec est le chef de la nation française québécoise.

    • - Inscrit 29 décembre 2012 19 h 28

      Pas fort!

    • Louise Constantin - Abonné 30 décembre 2012 11 h 28

      Selon le chef Ghislain Picard, qui s'est exprimé publiquement lors de la manifestation du 21 décembre, le président Obama a rencontré les chefs des nations autochtones des États-Unis quatre fois au cours de son dernier mandat, soit une fois par année. Quant à Stephen Harper, il a rencontré les chefs des nations autochtones du Canada une seule fois en six ans de pouvoir, soit l'année dernière. En contrepartie, il se tient régulièrement des rencontres fédérale-provinciales, bien que M. Harper ait brillé par son absence lors de la dernière rencontre du Conseil de la Fédération en novembre dernier.

    • Mario Lortie - Inscrit 30 décembre 2012 15 h 46

      Pour éduquer et éveiller votre somnolente conscience devant la situation des Premières Nations, allez donc lire cet article du Devoir d'aujourd'hui, qui est d'une rare inspiration et d'une lucidité gênante pour ceux et celles qui sont en faveur d'un tel gouvernement conservateur inhumain. Grand bien vous fasse, madame Dionne... vous en avez largement besoin !

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/367392/gr

  • Sylvain Rivest - Inscrit 30 décembre 2012 10 h 55

    Prenons les rues!

    Elle n'est pas naïve la chef Spence. Elle sait très bien que les ministres ne sont que des parures. Les décisions sont prisent derrière le décor par des non élus et Harper "dispatche" les ordres. Les autochtones, les syndiqués, les fonctionnaires, les immigrants, les fermiers, les environnementalistes, les scientifiques et tous les autres dont leurs droits ont été bafoué qui en n'ont assez de la dictature de Harper n'ont qu'à prendre exemple sur la solidarité québécoise, dans la crise du printemps des carrés rouges, et sortir par centaines de millier, voir des millions, dans les rues. Et crier haut et fort: dehors de notre parlement stephan Harper!

  • Mario Lortie - Inscrit 30 décembre 2012 14 h 44

    Futilité incommensurable

    À Carole Dionne

    J'ai rarement lu une opinion d'une aussi grande pauvreté de raisonnement. Votre propos est d'une futilité incommensurable, eu égard aux enjeux auxquels font face les «Premières Nations» et aux règles de la démocratie qui devraient prévaloir en pareille contexte et circonstance !