Crimes commis avec armes à feu: Marc Garneau veut des peines plus sévères

En entrevue éditoriale à La Presse Canadienne mardi, Marc Garneau a soutenu qu'il faudrait des peines «encore plus sévères» que celles imposées actuellement. (photo d'archives)<br />
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir En entrevue éditoriale à La Presse Canadienne mardi, Marc Garneau a soutenu qu'il faudrait des peines «encore plus sévères» que celles imposées actuellement. (photo d'archives)

Ottawa — Il faut durcir encore davantage les peines de prison en cas de crimes commis à l'aide d'une arme à feu, croit le candidat au leadership du Parti libéral du Canada (PLC), Marc Garneau.

Aux lendemains de la tuerie à l'école primaire de Newtown au Connecticut, alors que plusieurs s'interrogent sur les façons d'éviter qu'un tel drame se reproduise, le candidat au leadership libéral croit qu'une partie de la réponse se trouve dans la répression.

Et qu'il faut aller plus loin que ce qu'ont fait les conservateurs. En entrevue éditoriale à La Presse Canadienne mardi, il a soutenu qu'il faudrait des peines «encore plus sévères» que celles imposées actuellement. L'idée est de dissuader les éventuels criminels de sévir au moyen d'une arme en lui démontrant que son geste sera lourd de conséquence, a expliqué le député de Westmount–Ville-Marie.

Marc Garneau, souhaite aussi que l'on revoit la liste des armes prohibées.

Le fusil d'assaut Bushmaster AR-15 dont s'est servi le tueur pour s'emparer de la vie de 20 enfants et de six adultes vendredi dernier ne figure pas sur cette liste des armes interdites au Canada. Il fait plutôt partie de la catégorie d'armes à autorisation restreinte qui requiert un permis spécial.

Selon M. Garneau, il est difficile de comprendre comment un tel fusil semi-automatique pouvant tirer autant de munitions puisse être nécessaire.

L'ex-astronaute aimerait par ailleurs que l'on restreigne l'accès aux armes pour certains groupes de gens, ceux qui ont un passé de violence conjugale ou les membres de gangs.

Mais pas question de ressusciter le défunt registre des armes d'épaule enterré officiellement par le gouvernement de Stephen Harper cette année.




6 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 18 décembre 2012 16 h 01

    M. Garneau erre encore

    Est-ce qu'une peine plus sévère aurait arrêté le jeune tueur de Newtown ? NON.

    L'idée est de ne plus permettre d'acheter et de détenir des armes d'assaut...point.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 20 décembre 2012 21 h 54

      Vous avez mis le doigt sur le bobo de l'idéologie conservatrice à saveur religieuse : punir plutôt que prévenir.

      Ça ne marche pas.

  • Yves Rousseau - Abonné 18 décembre 2012 18 h 08

    En orbite

    Faut-il rappeler à M. Garneau que la peine de mort, la plus sévère possible existe dans les 2/3 des états des USA?

    Avec quel effet dissuasif?

    Sur quelle planète vit-il?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 décembre 2012 20 h 44

      Garneau ne parle pas des USA mais du Canada!

      Je le cite "il faut aller plus loin que ce qu'on fait les conservateurs".

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 décembre 2012 19 h 51

    Eh ben!

    Trudeau a trouvé chaussure à son pied avec Garneau, heu... je veux plutôt dire qu'ils possèdent tout les deux l'art de se mettre les pieds dans les plats. Ou de parler pour ne rien dire.

    Prenons un exemple, l'affaire Magnota, ce pseudo Magnota (ce ne serait d'ailleurs pas son vrai nom) ne s'est pas servi d'une arme à feu, alors selon ce futur premier ministre, c'est ce qu'il souhaite, on devrait donc être plus clément avec lui. Drôle de vision des choses... Personnellement si j'avais à être victime d'un de ces êtres profondément troublés, je préfèrerais une arme à feu que la torture...

    Finalement, le parti libéral va-t-il mourir de sa belle mort?

  • Franklin Bernard - Inscrit 19 décembre 2012 10 h 14

    Langage rétrograde de Cons(ervateur)

    Ce n'est pas le Parti Libéral du Canada que Marc Garneau devrait rêver de diriger, mais bien le parti de ces dinosaures de Cons(ervateurs.) Un homme le moindrement intelligent peut-il encore de nos jours croire qu'une répression accrue ferait reculer les crimes par arme à feu? Pour un homme qui a été si haut dans l'espace, quel manque de hauteur de vue.

    Scénario: le meurtrier en puissance, l'arme au poing, réfléchit et se dit: «Je risque 20 ans de prison. Bah, okay, allons-y.» Mais voilà qu'il est retardé dans son projet. La semaine suivante, une loi renforce les peines. Notre homme se dit alors: «Je risque 30 ans de prison. Ah, non, c'est trop. Je renonce.»

    Grotesque.

    Serons-nous vraiment pris entre des Libéraux aussi bêtes, et des Cons(ervateurs), guère plus intelligents, mais assurément encore plus rétrogrades? Que c'est déprimant.

    Mais qu'attendons-nous pour sortir de là au plus vite?