Ottawa a détruit les données du registre d'armes d'épaule, sauf celles du Québec

Ottawa — Le gouvernement fédéral a indiqué jeudi que les données du registre d'armes d'épaule avaient été détruites, sauf celles du Québec qui sont protégées par une décision de la Cour supérieure.

Une porte-parole du ministre de la Sécurité publique Vic Toews a confirmé que le registre avait été détruit mercredi soir.

Des passionnées d'armes à feu avaient commencé à répandre la nouvelle plus tôt jeudi.

Aucun communiqué officiel n'a été publié par le gouvernement conservateur, qui avait pourtant fait de la destruction du registre une de ses principales promesses.

Le gouvernement n'a pas non plus indiqué exactement combien les contribuables allaient économiser avec la fin du registre.

Une enquête de La Presse canadienne a cependant permis de découvrir que plus de 80 pour cent du budget du Programme canadien des armes à feu était consacré à l'émission et à la gestion des permis, qui existent toujours malgré l'abolition du registre.

L'an dernier, plus de huit millions d'armes à feu étaient inscrites au registre, dont plus de sept millions d'armes non restreintes.

La porte-parole du ministre Toews, Julie Carmichael, a expliqué dans un courriel que le gouvernement conservateur était fier d'avoir détruit, en date de mercredi soir, toutes les données du registre des armes à feu, sauf celles du Québec.

Elle a ajouté que maintenant qu'elles avaient été détruites, les données ne pourront jamais être récupérées, pas même par Thomas Mulcair, le chef du Nouveau parti démocratique.

Des groupes comme la Fédération des pêcheurs et des chasseurs de l'Ontario ont louangé la décision. Il semblerait que le ministre Toews ait annoncé la nouvelle lors d'une nouvelle provinciale-fédérale à Régina jeudi, à laquelle se trouvaient certains de leurs représentants.

L'Association canadienne du tir s'est par ailleurs félicitée du fait que la Canada était l'un des seuls pays au monde qui rendait moins sévère le contrôle des armes à feu.

4 commentaires
  • Lorenzo Di Marco - Inscrit 2 novembre 2012 08 h 43

    Enfin, il était temps!

    Enfin, il était temps! de toutes les façons elles étaient périmées.

    Étape suivante élimination de celles du Québec parce que c'est ce qui s'en vient...

    Lorenzo Di Marco

    • Francis Laurin - Abonné 2 novembre 2012 16 h 58

      Je sais que le dossier des registres d'armes avait été mal géré depuis le début et avait engendré des dépenses faramineuses.

      Mais il devrait être illégal pour un gouvernement de détruire des données publiques et ''déjà payés'' par la population. Les données ne coûtent rien à conserver. Si l'on faisait voter la population sur le sujet je suis persuadé que la population voterait pour la conservation des données.

      Des données périmés sont toujours meilleur qu'aucune données!

    • Lorenzo Di Marco - Inscrit 5 novembre 2012 13 h 14

      "Des données périmés sont toujours meilleur qu'aucune données"

      FAUX Des données périmées n'apportent aucune sécurité au travail des policiers (ou a la population en général) et même qu'elles pourraient leurs être fatale!

      Les données du registre sont comme des données d’un registre de présence, si elle ne sont pas à jour elles n’ont aucune utilité.

      Quand a savoir si la population voudrait les conserver, probablement que oui car la désinformation journalistique a était telle (et est toujours) que la population en général croit que les données sont utiles même périmées

      Conserver les données du registre des armes a feu est la même chose que conserver les données de la SAAQ sur les immatriculations passés, a quoi et surtout a qui ca sert de savoir quelle véhicule je possédait et 1990, 1999 ou en 2012????

      Même affaire pour les armes

      Lorenzo Di Marco

    • Djosef Bouteu - Inscrit 7 novembre 2012 13 h 53

      Et il est évident que, pour la SAAQ comme pour le registre des armes à feu, il faut conserver le registre à jour.

      Le Québec aura son propre registre, en conformité avec les standarts internationaux et les valeurs des Québécois.