Kevin Page tarde à poursuivre Ottawa

Le Directeur parlementaire du budget (DPB), Kevin Page, met en veilleuse son projet d’agir en justice contre le gouvernement conservateur le temps de commander un « avis juridique détaillé » sur son mandat.

« Peu de temps après sa nomination, le DPB avait reçu un avis juridique sur la portée de son mandat, et il agissait depuis en conséquence. Cependant, les récents événements l’ont incité à demander maintenant un avis juridique détaillé », a fait savoir mardi le bureau de M. Page, précisant que celui-ci « a donc décidé de surseoir à toute action jusqu’à ce qu’il ait reçu l’avis juridique demandé, qui sera publié dès que possible ». M. Page avait indiqué qu’il ferait appel aux tribunaux cette semaine à la suite du refus d’un certain nombre de ministères de fournir les détails sur des coupes projetées de milliards de dollars, ce que le gouvernement n’a pas digéré.

1 commentaire
  • Jeannot Vachon - Inscrit 25 octobre 2012 08 h 21

    Notre beau gouvernement du tiers monde



    Savez-vous qu’est-ce qu’il y a de pire que l’absence de démocratie dans un pays? C’est une démocratie simulée. Le gouvernement crée des institutions démocratiques puis il les contrôle comme des marionnettes ou alors il s’organise pour les empêcher de fonctionner.

    Le gouvernement Harper nous donne un bon exemple d’une telle stratégie avec le directeur parlementaire du budget. Le dernier budget fédéral en mars 2012 prévoyait des coupures de 5,2 milliards sur trois ans. Kevin Page, qui occupe cette fonction, a donc demandé à 82 ministères et organismes, tout de suite après le budget, les détails sur les coupures prévues. Or, le taux de réponse est minime même après 7 mois et M. Page devra intenter des poursuites judiciaires pour obtenir une réponse à ses questions.

    Il est clair que les ministres et dirigeants d’organisme ont eu la consigne de ne pas collaborer avec M. Page. On pourrait penser que le gouvernement fait preuve d’incompétence pour ne pas savoir où couper sans que ça fasse trop mal. Mais alors on dévoilerait au moins certains éléments et on négocierait des échéances pour accoucher du reste.

    Incompétence ou mauvaise foi? Vous pouvez faire votre choix, mais on ne peut que constater une gestion tiers-mondiste des affaires publiques.