Harper abolit plus de 700 postes au Québec

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	Vingt-trois postes sont menacés à la Biosphère de Montréal, ce qui pourrait compromettre le fonctionnement de ce musée pédagogique sur le Saint-Laurent et les eaux en général.</div>
Photo: Biosphère de Montréal
Vingt-trois postes sont menacés à la Biosphère de Montréal, ce qui pourrait compromettre le fonctionnement de ce musée pédagogique sur le Saint-Laurent et les eaux en général.

Quelque 700 employés québécois de l’Alliance de la fonction publique du Canada ont été avisés hier qu’ils risquent de perdre leur emploi s’ils n’arrivent pas à se requalifier dans les services fédéraux.

À l’échelle canadienne, ce sont 3900 nouveaux employés de la fonction publique qui ont reçu la fatidique lettre qui met leur emploi en danger sur-le-champ.


C’est ce qu’a confirmé hier au Devoir le porte-parole montréalais de l’Alliance de la fonction publique, Patrick Leblanc, alors que ce syndicat commençait à mesurer l’ampleur et les impacts des nouvelles abolitions de postes au Québec, ce qui exclut, précise-t-il, celles qui ont été annoncées dans la région de la capitale nationale, y compris à Gatineau. Ou dans les autres syndicats.


Les coupes annoncées hier portent le total des abolitions de postes au Québec à 2300, et à près de 17 000 à l’échelle canadienne parmi les syndiqués de l’Alliance. Selon le porte-parole syndical, dans la région de Montréal, cela toucherait « entre 400 et 500 emplois ». Le décompte final par région et par ville sera disponible ce matin lors de la conférence de presse aux bureaux montréalais de l’Alliance, précise Patrick Leblanc.


Ce dernier ajoute que 73 autres postes sont désormais menacés à l’Agence du revenu, 23 à la Biosphère de Montréal et 4 autres s’ajoutent à la trentaine déjà annoncée à l’Institut Maurice Lamontagne, le coeur de l’expertise scientifique fédérale sur les écosystèmes du golfe du Saint-Laurent.


Les postes abolis concernent des emplois dont le revenu annuel se situe autour de 55 000 $, précise le porte-parole syndical. Cela situe donc à près de 25 millions par année la perte économique de cette nouvelle ponction dans l’économie montréalaise. « Le plus navrant dans cette situation, commente Patrick Leblanc, c’est que le gouvernement Harper sort chaque fois son vieux disque pour nous dire que ces abolitions de postes et ces ponctions dans les économies locales se font au nom de l’économie et de l’emploi. »

 

La Biosphère en péril


Ce dernier précise toutefois que 535 des quelque 700 postes abolis au Québec, capitale nationale exceptée, vont se concentrer dans Services Canada, ce qui va aggraver la qualité des services chez ceux qui gèrent les pensions de vieillesse, la sécurité du revenu garanti, et du côté de l’assurance-emploi.


« Avec les coupes du gouvernement Harper, commente Patrick Leblanc, il faut être riche pour pouvoir prendre sa pension ou pour perdre son emploi. Il faut avoir un coussin de plusieurs mois devant soi. Un exemple : il faut présentement entre trois et quatre mois pour avoir son premier chèque d’assurance-emploi au lieu des trois ou quatre semaines dans le passé. Avec les nouvelles coupes, inévitablement, les délais vont s’allonger et ce sont les gens les plus démunis qu’on frappe une fois de plus. »


Le Devoir a commencé à s’intéresser à ce dossier après avoir appris hier que 23 postes étaient menacés à la Biosphère de Montréal, ce qui pourrait compromettre le fonctionnement de son musée pédagogique sur le Saint-Laurent et les eaux en général, selon nos sources. Ottawa voudrait obtenir la permission de Montréal d’installer désormais une équipe de météorologues à cet endroit.


Des milliers de jeunes élèves et étudiants fréquentent chaque année son musée interactif, ce qui en fait un des équipements pédagogiques et de sensibilisation environnementale parmi les plus importants du Québec. Cette coupe s’ajoute aux centaines d’autres, décrétées par les conservateurs chez Environnement Canada et à Pêches et Océans Canada.


Il a été impossible hier de savoir si les coupes en question mettraient fin aux activités muséales et de sensibilisation de la Biosphère dans les prochains mois ou l’an prochain. Une chose est désormais certaine : pour obtenir la moindre information sur ce musée montréalais, il faut désormais passer par le service d’information central, à Gatineau, tous les services d’information au Québec d’Environnement Canada ayant été tout simplement rayés de la carte.

19 commentaires
  • Roland Guerre - Inscrit 28 juin 2012 02 h 07

    Inacceptable

    Ces suppressions d'emplois, qui mettent en péril de multiples services, qui frapent l'éducation à l'environnement, qui pénaliseront les plus défavorisés, sont inacceptables. Une extension du printemps érable serait salutaire.

    • Claude Lachance - Inscrite 28 juin 2012 10 h 17

      Le sabotage de la biosphere.. en dit long que Charest tombe,est souhaitable et de grace, faites surtout tomber Harper.. la grosse mafia de l'armement.. est drôlement plus dangereuse que la mafia du ciment.

  • Christian Montmarquette - Abonné 28 juin 2012 03 h 18

    C'est la droite que les gens devraient craindre

    .

    C'est fou, ce qu'on en a pu en faire des campagnes de peur contre la gauche au Québec depuis l'avènement de Québec Solidaire sur l’échiquier politique.

    Pourtant, on voit bien ici, que c'est la droite que les gens devraient craindre.

    Et vous en avez un bel exemple avec Harper et sa statut de chien à 50,000$ et ses dépenses militaires exubérantes pendant que ces «petits génies économiques» coupent des jobs.

    On est vraiment mûrs pour un véritable changement politique au Québec.

    Le revirement spectaculaire pour le NPD m'a redonné espoir que les citoyens commencent à réaliser le pouvoir qu'ils détiennent.

    Mais, comme on ne pourra changer le Canada depuis le Québec, ill faudrait donc non seulement faire l'indépendance, mais voter Québec Solidaire pour créer un véritable changement de régime.

    Et c'est ce que je nous souhaite de tout cœur pour les prochaines élections.


    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    .

    • François Marquis - Inscrit 28 juin 2012 07 h 43

      De quoi tu parles ? La plupart des gens de la gauche que je connais sont de condition modeste. Est-ce un crime de vouloir plus d'équité en ce bas monde ?

    • André Bastien - Abonné 28 juin 2012 08 h 28

      @Daniale F

      Quand les Harper et ses pétrolières auront détruit les milieux naturels qui nourissent les poissons que l'on mange, que ferez-vous? La pollution et la surpêche sont en train de vider les océans, mais ils préfèrent ne pas le savoir en tirant sur les messagers, les scientifiques, ...

      En visant "la prétendue gauche des petits-boureois" vous vous trompez de cible. Ceux qui nous tuent à petits feux sont de l'autre côté.

    • Jean Duchesneau - Abonné 28 juin 2012 09 h 32

      Votre commnetaire est très sympathique et pertinent. Toutefois, la brutale réalité fait en sorte que dans bien des contés, voter QS c'est voter Charest!!!!!

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 juin 2012 10 h 18

      À François Marquis et André Bastien


      Vous devriez mieux structurer vos comentaires, car ils me semblent assez peu compréhensibles.

      Désolé.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 juin 2012 11 h 32

      .

      En réaction au Devoir :


      «Dans bien des contés, voter QS c'est voter Charest!!!!!»- Jean Duchesneau

      Seriez-vous du genre à s'avouer vaincu d'avance ?

      Parce que, si c'est le cas, ce n'est certainement pas avec un tel négativisme que le Québec avancera.

      Sans compter que nous venons justement de voir un total revirement de situation, et ce, contre toute attente.

      D'une part, le NPD a carrément raflé le Québec, alors qu'il n'avait qu'un seul député, exactement comme QS.

      Et d'autre part, ce ne sont pas les votes de QS qui ont fait gagner le PLQ, mais bien les 2,500,000 (42%) des citoyens qui ne sont pas allés voter en 2008.

      La partie n'est pas encore commencée, et une campagne électorale peut faire toute la différence, sachons-le !

      - CM



      .

    • Charles F. Labrecque - Inscrit 28 juin 2012 16 h 05

      Innaginons nous se qui surviendrait si nous décidions de se séparer un jour, personne n'a osé nous dire ce qui adviendrait de 25,000 autres fonctionnaires qui travail au fédéral. Pourtant c'est la réalisté.

    • kathy levesque - Inscrit 29 juin 2012 21 h 59

      il n,y aura pas juste les poisson qui seron detruit avec l,extraction de l,uranium et l,exportation a grande echele car on est le pays qui est le plus grand exportateur du monde en plus que le gaz de schiste s,en vien pas ben ben mieux et plus pire que charest emgarque la d,dans les 2 yeux boucher ben dure les russe je ne sais pour quel raison qui survole le canada meme que harper leur on donner l,otorisation de visiter les base militaire pour leur ouvrir la porte en fait je voulait en venir a ce que l,agriculture l,eau potable ,les animaux d,elevage tout sera s,accager par leur cochonnerie gasiere et miniere pour des billet de papier il fait des coupure sur tout ce qui ne dit pas comme lui et nous peuple québécois n,avont pas voter pour lui fac on va y goutez a sa sauce épicé pis c,est du genre a mr boochs c,est une premiere que le canada allait bombarder comme ils c,est passer en afganistant en plus que l,ecosysteme pour lui n,est que mine de rien moi c,est la prunelle de mes yeux en tout cas jespere que le reste du canada vont savoir quoi faire au prochaine élection fédéral bye bye harpeurrrr

  • Michel St-Pierre - Inscrit 28 juin 2012 07 h 48

    Même scénario depuis toujours

    Tous les gouvernements qui sont sous l'influence des consortiums militaires investissent des dizaines et des centaines de milliards dans les dépenses militaires et les conflits mondiaux et, par après, coupent dans les affaires sociales et dans le monde du travail, sans parler du monde culturel. Ce sont toujours les moins bien nantis et majoritairement les classes moyennes qui payent la sempiternelle dette MILITAIRE.

    C'est un scénario qui se répète depuis toujours et il faudrait une révolution mondiale pour mettre fin au contrôle de ces consortiums, qui sont l'équivalent des mafias des villes, et pour changer le sort des sociétés en général.

    On peut toujours espérer mais il semble que ce ne soit pas pour demain...

  • Jean-Claude Archetto - Inscrit 28 juin 2012 08 h 51

    Le dogmatisme réformiste

    Harper reste collé à son agenda , qui est de s’assurer que la plus grande partie de la richesse nationale monte tout en haut de l’échelle sociale.

    Après les coupures d'impôts aux grandes entreprises qui ont privé l'état de 3 milliards d'entrées d'argent, l'ouverture des lois fiscales permettant l'évitement et l'évasion fiscale des plus riches, il s'est attaqué aux retraités, aux syndiqués et aux chômeurs.

    Il réduit maintenant les emplois fédéraux, en prévoyant privatiser toujours plus de biens et de services publics au profit de la clique qui cotise à sa caisse électorale .

    Comme le rappelle Paul Krugman dans cet article mis en lien , c'est la recette idéale pour nuire à la croissance économique et appauvrir l'ensemble de la population.

    http://www.lapresse.ca/opinions/201101/11/01-43590

  • Mariette Payeur - Inscrite 28 juin 2012 08 h 58

    Décision à courte vue

    En cette période économique fragile, au lieu de créer du chômage, le gouvernement devrait s'en tenir à abolir des postes par attrition. Je veux bien croire qu'il y a trop de fonctionnaires et, dans le futur, quand la situation économique sera meilleure, l'abolition de d'autres postes serait sans doute nécessaire. Et elle serait moins nocive socialement. Par exemple, les personnes licenciées auraient plus de chances de se trouver un nouvel emploi.
    De telles coupes devraient se faire après un examen rigoureux de ses répercussions socioéconomiques.
    Malheureusement le présent gouvernement a choisi de prendre des mesures qui grèvent l'économie plutôt que de la relancer.
    Et que dire des domaines les plus affectés par ces coupes: santé, sécurité, environnement.
    Surtout des services à la population.
    Pendant que l'on dépense allégrement dans l'achat d'équipement militaire.

    • Claude Lachance - Inscrite 28 juin 2012 10 h 27

      A-t-on besoin de sénateurs à l'esprit vengeurs payés à même nos taxes pour satisfaire leur morale aussi douteuse qu'inutile pour le bien commun. Aucun d'entre eux ne s'est élevé contre la loi omnibus, coup de canon en pein ventre de notre pauvre et lamentable démocratie. Que l'on coupe les salaires de la gang d'inaptes border line Zéro, sans scrupules aussi lumineux qu'une borne kilométrique dans le champ de l'incompétence et de l'insignifiance!!!!.