Députée transfuge - Lise St-Denis accuse le NPD de harcèlement

La députée transfuge de Saint-Maurice-Champlain, Lise St-Denis, accuse le Nouveau Parti démocratique de «harcèlement» à son égard et soutient que les consultations que mène le parti dans sa circonscription sont carrément «illégales».

Le NPD a organisé hier une consultation téléphonique dans la circonscription de Mme St-Denis, qui a annoncé au début de l'année son passage chez les libéraux — huit mois après avoir été élue sous la bannière du NPD.

La chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel, et les deux députés de la région (Robert Aubin et Ruth Ellen Brosseau) devaient répondre en soirée à des questions enregistrées plus tôt dans la journée par les citoyens de Saint-Maurice-Champlain. Le tout était présenté comme une forme de tribune radio.

«C'est ni plus ni moins qu'une assemblée publique pour connaître les préoccupations des gens de la circonscription», selon M. Aubin. Ce qui n'est pas l'avis de Mme St-Denis. Dans un communiqué envoyé par son bureau et approuvé par le Parti libéral, elle soutient que les trois députés du NPD tentent de se présenter comme étant les «représentants des électeurs de la circonscription» sans «légitimité politique ou légale».

Les «manoeuvres du NPD [sondage téléphonique qui a bloqué les lignes du bureau de circonscription, manifestation devant le bureau de Mme St-Denis, consultation d'hier] sont non seulement immorales, mais également illégales», écrit la députée transfuge. «Une plainte contre cette usurpation de pouvoirs» pourrait être déposée à la Chambre des communes. Le bureau de la députée n'a toutefois pu préciser au Devoir à quelles règles les agissements du NPD contreviendraient. On a évoqué des «règles non écrites».

En entretien, Mme St-Denis dit que «ce que le NPD fait à [son] encontre relève du harcèlement». Le NPD se défend contre ces allégations. «C'est son problème si ça l'embête, indique Robert Aubin. On fait une assemblée publique, il n'y a aucun article du Code civil qui empêche ça. On fait ce genre de rencontre de différentes manières partout au Canada. On a quand même le droit d'entendre la population dans des circonscriptions qu'on ne détient pas», dit-il.
3 commentaires
  • Bernard Dupuis - Abonné 16 février 2012 09 h 52

    Usurpation de pouvoir!

    Il y aura toujours des personnes pour discréditer la politique et nous décourager de tout progrès en ce domaine. Les faits relatés ci-dessus ne font qu'ajouter à cette farce ubuesque qui nous accable depuis le 2 mai dernier. Imaginez-vous que mesdames Lise St-Denis et Ruth Ellen Brosseau viennent nous parler de «légitimité politique», d'«usurpation de pouvoir» et d'«assemblée publique».

    Quand on sait que Mme St-Denis déclarait sans ambages sur les ondes de Radio-Canada, au lendemain du 2 mai dernier, qu'elle ne savait absolument pas où se trouvait la circonscription de Champlain dans laquelle elle venait d'être élue. Quand on sait qu'elle n'y avait fait aucune visite durant la campagne électorale et encore moins d«'assemblée publique», on pouvait se demander quelle «légitimité politique ou légale» avait cette élection.

    Toutefois, nous nous disions que comme «usurpation de pouvoir» nous ne pouvions trouver pire. Hé bien non! Dans une circonscription voisine, Berthier-Maskinongé comme chacun le sait maintenant, Rurh Ellen Brosseau, une jolie serveuse dans un bar d'Ottawa était élue tout de go avec une majorité de 5 000 voies. Pourtant, cette madame ne pouvait avoir tenu une seule «assemblée publique», ni même participé à aucun débat public puisqu'elle était introuvable autant durant la campagne électorale qu'après l'élection du 2 mai. Comme élection sans «légitimité politique» et comme «usurpation de pouvoir», nous avions vraiment atteint le fond du baril.

    Nous sommes en droit de nous demander quand cette immense farce politique prendra fin. Je continue à soutenir que cette élection du 2 mai dernier n'a aucune «légitimité» dans nombre de circonscriptions du Québec. Si on peut comprendre ceux de Toronto et de McGill, comment des professeurs et des étudiants de l'Uqàm ont-ils pu se prêter à une telle fumisterie?

    Bernard Dupuis, Berthierville

  • Robert Dufresne - Inscrit 16 février 2012 14 h 08

    St Denis et Brosseau:2 cas biens differents.

    Quand j'etudie le cas de Mme St Denis,j'y vois la l'histoire d'une personne qui ne pensait vraiment pas seulement apres quelques mois que son chef allait partir de cette facon si cruelle qu'est le cancer,ceci nous prouve que la madame n'en avait que pour le chef et non le programme et le parti.
    Le cas de Mme Brosseau est de beaucoup different,car,a partir du moment ou elle a pris conscience qu'elle venait d'etre elue,elle a pris les moyens pour remedier a sa situation,entre autre,son francais qui a mon avis tres convenable et l'on voit quelle prend son role au serieux.Tout le conraire de l'autre.
    Elle s'est installee dans son comte,elle a ses bureaux dans ce meme comte ou elle y est presente aussi souvent qu'elle est capable.A la chambre des communes,elle reussit a tranquillement a y faire son nid.Je peut vous assurer que les jeunes deputes de la chambre des communes seront a surveiller d'ici la prochaine election,car,ils auront eu le temps de prendre beaucoup d'experience,surtout avec des conservateurs qui ne font qu'a leur tete en depit des lois et des regles parlementaires qui fait en sorte,que la contestation n'est que des paroles sans importance.
    Avec l'arrivee prochaine de leur nouveau chef,cela meme si il ne peut sieger parce que non elu et que les deputes qui ont convoite le poste de chef,vont reprendre leur poste en chambre,ce sera la une occasion de plus de voir ces jeunes nouveaux entoures de leur meiileurs elements vont avoir des mentors qui sauront leur donner encore plus de confiance en eux et sauront livrer la marchandise.
    Quand a Mme St Denis,bonne retraite.,et,surtout bonne sante.
    Robert Dufresne.

  • Marielle Gervais Crabbe - Inscrite 17 février 2012 00 h 12

    Députée transfuge

    Madame Saint-Denis a vraiment su comment s'y prendre pour devenir connue.
    Aussi, j'aimerais savoir combien d'électeurs de sa conscription a-t-elle consulté avant de faire le grand pas. Rien n'est éternel mais il me semble que sa décision de changer d'allégeance fut pour le moins précipitée. C'est bien dommage, selon moi.