Harper termine son voyage en Chine et rapporte deux pandas

La tradition chinoise de prêter des pandas à d'autres pays remonte à plus de 1300 ans. Elle signifie que la Chine entretient de bonnes relations diplomatiques avec les pays sélectionnés.
Photo: La Presse canadienne (photo) La tradition chinoise de prêter des pandas à d'autres pays remonte à plus de 1300 ans. Elle signifie que la Chine entretient de bonnes relations diplomatiques avec les pays sélectionnés.

Tchoungking, Chine - Le premier ministre Stephen Harper a mis fin à son séjour en Chine en rapportant un trésor national, mais a évité de serrer publiquement la main d'un politicien controversé.

La dernière rencontre bilatérale de M. Harper, était prévue avec Bo Xilai, une étoile montante de la politique chinoise qui devrait continuer à se rapprocher des pontes du Parti.

Cette rencontre était l'une des nombreuses du genre organisée entre M. Harper et la future génération de leaders chinois, un symbole voulant que le gouvernement chinois voit le Canada comme un pays digne d'être connu à long terme.

L'impression a été davantage renforcée par une entente signée aujourd'hui qui prévoit le prêt de deux pandas géants chinois au Canada pour les 10 prochaines années.

L'avenir politique de M. Bo semble toutefois remis en question après que son maire adjoint eut passé une journée dans un consulat américain du sud-ouest de la Chine, la rumeur voulant qu'il ait tenté d'obtenir l'asile politique. Wang Lijun était le chef de la police à Tchongking jusqu'à ce qu'il soit mystérieusement retiré de son poste la semaine passée.

Il est demeuré maire adjoint et a été assigné à des tâches impliquant l'économie locale et l'éducation.

En temps que chef de la police, il a aidé à effectuer une série d'actions contre le crime organisé vues comme un moyen de promouvoir M. Bo, le secrétaire municipal du Parti communiste et l'une des plus importantes personnalités politiques du pays.

Contrairement à ses précédentes séances de prise de photos avec des leaders politiques, M. Harper n'a pas pris la pose pour la traditionnelle poignée de mains avec M. Bo, choisissant plutôt de le rencontrer hors de la vue des journalistes.

Les deux hommes se sont assis de part et d'autre d'une grande table de conférence, M. Bo ne montrant pas de signe d'admission de la controverse politique l'entourant, tandis que le premier ministre n'en faisait pas non plus mention.

Ce que les Canadiens retiendront principalement de ce voyage, a déclaré M. Harper au secrétaire du Parti, n'est pas la relation intergouvernementale, ni les ententes commerciales.

«Les Canadiens remarqueront les pandas plus qu'autre chose», a-t-il blagué.

M. Bo n'a pas ri.

Mais le prêt des pandas représente une amélioration notable des relations sino-canadiennes. Même des responsables du zoo, qui négociaient l'entente depuis plus d'une décennie, ont indiqué que la dernière poussée nécessaire pour atteindre l'objectif avait été donnée en raison de la reprise du dialogue entre les deux pays depuis la dernière visite de M. Harper, en 2009.

Le premier ministre a déclaré aux journalistes plus tôt dans la journée que les pandas envoyaient un message important.

«La durée de ce prêt représente le niveau d'engagement de la Chine et l'optimisme dont ils font preuve pour que la relation continue d'aller de l'avant», a-t-il dit.

Les deux animaux, Er Shun et Ji Li, seront hébergés aux zoos de Toronto et Calgary.

La tradition chinoise de prêter des pandas à d'autres pays remonte à plus de 1300 ans. Elle signifie que la Chine entretient de bonnes relations diplomatiques avec les pays sélectionnés.

En retour, le Canada s'est engagé à investir dans la recherche et dans la conservation de l'espèce.

Les deux pandas devraient arriver au zoo de Toronto au début de 2013.
28 commentaires
  • eric turenne - Inscrit 11 février 2012 15 h 22

    Immigration

    J'espère que ces deux Pandas seront dûment contrôler avant d'entrer dans notre
    territoire,ils pourraient être vecteurs d'organismes indésirables et nuisibles pour la
    santé de l'Amérique du Nord.

  • Clément Fontaine - Inscrit 11 février 2012 15 h 32

    Des pandas: quel "Bo" cadeau!

    Ces charmants animaux ont ceci en commun avec les "dangereux" dissidents chinois qu'ils doivent vivre en captivité, mais il ne fait aucun doute que les premiers seront beaucoup mieux traités ici que les seconds là bas.

  • Rodrigue Tremblay - Inscrit 11 février 2012 15 h 44

    Le Canada se fait rouler par les Chinois

    Exportations: 44,000,000,000$

    Importations: 13,000,000,000$

    Et l'écart va en augmentant. Tous ces voyages, tous ces Team Canada, ne mènent nulle part. Ce sont les règles qu'il faut changer.
    La Chine doit ouvrir son marché et le Canada doit le fermer. Présentent, on se fait avoir tout rond

  • NiDieuNiMaitre - Inscrit 11 février 2012 16 h 00

    Rien à foutre des pandas!

    Pendant qu'on parle des pandas Harper parle du bout des lèvres et -en privé- des droits de l'homme en Chine et ce au moment même ou son ministre de l'insécurité publique favorise la torture et classe les environnementalistes dans la même catégorie que les terroristes. Sa majesté Redneck 1ier est bien plus red qu'il le pense.

  • GJacques - Inscrit 11 février 2012 16 h 03

    Le retour de Harper...

    J'aurais préféré lire: « Harper reste en Chine et nous recevons un panda en retour...»