Chefferie du PLC - Bob Rae a le feu vert des militants

Ottawa — S'il n'en tient qu'aux militants, Bob Rae pourra se porter candidat à la chefferie permanente du Parti libéral du Canada. Il se trouve peu de sympathisants, réunis cette fin de semaine à Ottawa pour le congrès bisannuel de la formation, pour s'opposer à un changement des règles.

Le congrès s'est ouvert sur une note positive avec un cri de ralliement senti: «le Parti libéral n'est pas mort». Plus de 2500 délégués étaient présents hier midi. Dans les corridors, l'avenir de Bob Rae accaparait les conversations. Le PLC devrait-il modifier les règles de la future course à la chefferie, imposées ce printemps à M. Rae, pour permettre au chef intérimaire de se présenter à sa propre succession pour devenir le chef permanent?

«Qu'on le libère de son engagement, cela ne me dérange pas», lance Pierre Pettigrew, ex-ministre sous Jean Chrétien. Bill Graham, lui-même ex-chef intérimaire, dit n'avoir aucun problème à laisser le champ libre à M. Rae. La députée Kristy Duncan estime qu'il revient aux membres de prendre cette décision.

Le militant Aidan Johnson estime que l'avenir de Bob Rae «est une des questions les plus importantes du week-end». Selon lui, l'entente entre M. Rae et le PLC, «c'est comme un contrat. Si les deux parties acceptent d'en changer les termes, alors le contrat est changé et c'est tout». Il croit que M. Rae a fait ses preuves au cours des six derniers mois. Seul un candidat potentiel à une future course à la direction a dit, sous le couvert de l'anonymat, espérer que Bob Rae aurait «la classe» de ne pas se porter candidat, car son statut de chef intérimaire lui donnerait trop d'avantages sur les autres.

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Bob Rae a refusé de se prononcer sur cette question hier en point de presse. «Je n'ai pas l'intention de faire autre chose que ce que je fais», a-t-il répété. Aujourd'hui, les militants éliront un nouveau président. Les principaux candidats en lice sont d'accord pour changer les règles et permettre à Bob Rae de se porter candidat s'il le désire. Les résultats de ce vote ne seront connus que demain.

En soirée, le premier ministre ontarien libéral Dalton McGuinty a a rappelé qu'un chef n'était jamais un sauveur et que ce n'est qu'en affichant de profondes convictions que les gens votent pour vous. Les militants ont de plus rendu un vibrant hommage à Michael Ignatieff. En cadeau, des donateurs, inconnus pour l'instant, ont mis sur pied des bourses d'études qui porteront le nom de l'ancien chef.
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  • François Dugal - Inscrit 14 janvier 2012 08 h 18

    PLC/LPC

    La Fin/The End