Avec la nouvelle formule fédérale, la facture en santé sera salée pour les provinces, convient Kevin Page

Ottawa — Le directeur parlementaire du budget a affirmé hier que la nouvelle formule fédérale de financement du réseau de la santé réduira progressivement l'implication d'Ottawa dans le secteur, mais elle lui permettra aussi de stabiliser sa santé fiscale pour l'avenir.

Kevin Page convient que les provinces auront fort à faire pour couvrir les coûts croissants de la santé, et qu'elles ne pourront garder le système à flot sans réduire d'autres postes budgétaires ou augmenter leurs impôts.

M. Page a analysé les données fournies par le gouvernement fédéral lors de sa récente annonce sur le financement de la santé jusqu'en 2024. Le directeur parlementaire du budget a tenté ensuite de prédire les coûts du système pour les 30 prochaines années, jusqu'en 2040-2041.

Dans son rapport publié hier, il a estimé que jusqu'en 2016-2017 le financement d'Ottawa devrait croître parallèlement à l'augmentation des coûts du réseau. Par la suite, la participation d'Ottawa sera toutefois liée à la santé de l'économie. Sa contribution devrait croître en moyenne de 3,9 % par année, selon Kevin Page, comparativement à 6 % actuellement.

La participation d'Ottawa dans le financement du système de santé passerait donc d'environ 20,4 % actuellement à 18,6 % en moyenne au cours des 20 prochaines années. Si cette politique persiste, cette participation fédérale devrait ensuite continuer à diminuer.

De passage à Halifax hier matin, le premier ministre Stephen Harper a réitéré son attachement à un système de santé public, sans pousser plus loin l'engagement du fédéral dans ce secteur.

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