Un édifice du parlement au nom de sir John A. Macdonald

Ottawa — Pour son 197e anniversaire, l'ancien premier ministre sir John A. Macdonald s'est vu offrir un édifice à son nom dans l'enceinte parlementaire.

L'ancien édifice de la Banque de Montréal, situé face au parlement et vacant depuis que Travaux publics l'a récupéré pour y loger des salles de réunion, sera rebaptisé en l'honneur du premier premier ministre du pays, a annoncé hier le gouvernement conservateur.

C'est la deuxième fois en quelques mois que les troupes de Stephen Harper nomment un bâtiment du gouvernement fédéral en l'honneur d'un premier ministre. En septembre, l'ancien hôtel de ville d'Ottawa, qui accueille des bureaux du ministère du Commerce international, a été désigné édifice John G. Diefenbaker, du nom de l'ex-chef de gouvernement conservateur.

C'est toutefois la première fois qu'un édifice de la colline parlementaire porte le nom d'un premier ministre. On y circule entre des bâtiments sans connotation politique, comme les édifices de l'est, de l'ouest, Wellington, de la Confédération ou de la Promenade. Seul le bâtiment abritant les bureaux du cabinet du premier ministre et du Conseil privé est nommé d'après un ex-politicien, soit sir Hector-Louis Langevin, le ministre des Travaux publics qui a supervisé sa construction sous le règne de sir John A. Macdonald à la fin du XIXe siècle.

Au moment d'annoncer le nouveau nom de l'édifice, le conservateur Pierre Poilievre s'est cependant abstenu de souligner l'allégeance politique conservatrice de l'homme, arguant simplement qu'une «telle distinction était réservée à un grand bâtisseur de la nation», celui à qui l'on doit la Confédération.
3 commentaires
  • Gilles Rheaume - Inscrit 12 janvier 2012 09 h 56

    Quel paradoxe !

    Alors que les citoyens interpellent de plus en plus la classe politique pour son éthique plus que douteuse parfois,

    Harper donne à un édifice le nom du premier premier ministre du Canada dont le parti a reçu près de 300,000 dollars des compagnies de chemin de fer pour voler les élections.

    Quel beau pays que celui qui s'est construit sur des assises maruquées au coin de la fraude et de l'abus de pouvoir. !

  • Justin Margolis - Inscrit 12 janvier 2012 11 h 36

    Mieux qu'un britannique!

    Au moins il n'a pas nommé l'édifice pour un cousin anglais de la Reine Elizabeth II!. Je n'ai aucune problème à baptiser un bâtiment fédéral en l'honneur d'un premier ministre canadien (peu importe sa langue maternelle ou ses croyances politiques), il est quand les bâtiments/organismes/agences CANADIENS sont nommé en l'honneur d'un membre de la famille royale où je vois un problème

  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit 12 janvier 2012 14 h 14

    Même si!

    En 1885 Sir John A. Macdonald disait des Canadiens-français:' Même si tous les chiens du Québec aboyaient à l'unisson Riel sera exécuté'. De quoi être fier et rassuré sur le rôle des francophones au Canada. Puis il y eu George-Etienne Cartier,si fier de son peuple qu'il refusait le son Georges avec un S. Celui-ci forçait son garde du corps à parler exclusivement en anglais. Une fois après avoir profité personnellement de la construction du chemin de fer, une contribution de $75,000 du temps pour se faire élire à Toronto, Sir John A. Macdonald sauva sa peau en l'expédiant à Londres ou il mourut. Quelle fierté!