L'ex-soldat Lacoste se dit déçu des exigences d'Ottawa

Pascal Lacoste, cet ancien militaire qui a effectué une grève de la faim de quatre jours au début de novembre, a indiqué qu'il s'inquiétait de voir le gouvernement fédéral lui refuser un traitement dont il affirme avoir besoin.

Le vétéran avait cessé de s'alimenter devant le bureau de comté du ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, à l'occasion de la semaine du Souvenir. Il avait mis fin à ce moyen de pression après que le politicien lui eut promis des consultations auprès de médecins spécialistes. Le ministre Blaney avait aussi annoncé la mise sur pied d'un comité d'experts sur la santé des anciens combattants.

Pascal Lacoste soutient que des frères d'armes et lui ont été contaminés par de l'uranium appauvri lorsqu'ils étaient en mission en Bosnie dans les années 1990.

L'homme de 38 ans a rencontré des spécialistes vendredi dernier et prévoit passer des tests dans une clinique médicale de Montréal plus tard en novembre. Mais Pascal Lacoste affirme que son propre médecin a déjà effectué des tests démontrant que son corps contient un niveau anormalement élevé d'uranium. Des experts remettent toutefois en question leur validité. L'ex-militaire se dit aussi sceptique sur la volonté du gouvernement de lui offrir les soins dont il a besoin.

Le porte-parole du ministre Steven Blaney a affirmé qu'il espérait de tout coeur que Pascal Lacoste accepterait le traitement que le gouvernement fédéral lui offre.

Besoins immédiats

Dans un courriel transmis à La Presse canadienne, Jean-Christophe de le Rue a affirmé que les soins proposés par le gouvernement fédéral répondaient «aux besoins personnels et immédiats [de M. Lacoste]».

Le comité d'experts, comprenant des spécialistes, des chercheurs et des militaires, sera mis sur pied d'ici le 8 décembre et commencera ses travaux en se penchant sur la question de l'uranium appauvri.

Pascal Lacoste affirme que ses problèmes de santé, qui incluent des douleurs chroniques et une maladie neurologique dégénérative, ont été causés par l'exposition à cette matière.

Le ministère des Anciens Combattants maintient qu'il est peu probable que les soldats canadiens aient été contaminés par l'uranium appauvri parce qu'un nombre minime d'entre eux serait entré en contact avec la substance en cours de mission, voire aucun.

L'uranium appauvri, un résidu du traitement de l'uranium, a été utilisé pour fabriquer des munitions et des blindages militaires durant la guerre des Balkans et la première guerre du Golfe. Les Nations unies et l'Organisation mondiale de la santé ont publié des rapports soutenant qu'il n'existait pas de lien direct scientifiquement prouvé entre l'exposition à cette substance et l'apparition de problèmes de santé.
10 commentaires
  • Mimi37 - Inscrit 21 novembre 2011 07 h 17

    Deuxième opinion

    Pourquoi monsieur Lacoste a de la difficulté à accepter 'une deuxième opinion médicale' ?

    Pour un problème de santé "sérieux", je trouves parfaitement normal qu'il y ait une deuxième et même peut-être une troisième opinion "d'experts".

    Des erreurs médicales surviennent quand même assez régulièrement alors, pourquoi monsieur Lacoste a-t-il aussi peur d'une 2 ième opinion ???

  • Jean Le May - Inscrit 21 novembre 2011 07 h 39

    Qui a le plus peur?

    On peut se demander également qui a peur de découvrir la réalité des méfaits de l'uranium apauvri chez nos soldats. Ca pourrait coûter cher en dédomagements...

  • Mimi37 - Inscrit 21 novembre 2011 08 h 55

    Quoiqu'il en soit

    Quoiqu'il en soit, 2 et 3 opinions "d'experts" valent beaucoup mieux qu'une seule.

    Le cas échéant alors UN GROS OUI pour dédommagement quelqu'il soit.

  • Carole Dionne - Inscrite 21 novembre 2011 09 h 01

    Pensait-il avoir gagné aussi facilement contre Harper ?

    Malheureusement, un autre naïf. Harper et sa bande de loup ne font qu'à leur tête. Il laisse toujours croire que mais il font ce qu'ils veulent. Désolé M Lacoste. Vous vous êtes réjouit trop vite. Vous n'aviez pas encore compris.

  • celljack - Inscrit 21 novembre 2011 09 h 05

    Volontaires vs conscrits

    Je vois une différence fondamentale entre un vétéran conscrit de force pour défendre son Peuple et un vétéran inscrit volontaire pour servir le Gouvernement.

    Bien qu'aucune clause ne figure au contrat à cet effet, il est logique de penser qu'un militaire ait une reconnaissance de son service à la mesure de celui qu'il sert.