L'ancien soldat met un terme à sa grève de la faim

Lévis — Un ancien soldat a mis un terme hier à sa grève de la faim après avoir obtenu l'assurance qu'Ottawa enquêtera sur la possibilité que des militaires aient été empoisonnés par de l'uranium appauvri lors de missions à l'étranger.

Pascal Lacoste a fait le signe de la victoire avec ses doigts en se faisant escorter par des ambulanciers, à l'extérieur des bureaux de circonscription du ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, à Lévis.

Un comité

Steven Blaney lui a promis des soins, mais aussi la mise sur pied d'un comité consultatif.

Louis Sirois, l'avocat qui négociait avec le gouvernement fédéral au nom de M. Lacoste, a indiqué hier que M. Blaney avait accepté d'enquêter sur les allégations de l'ancien combattant, selon qui lui-même et d'autres soldats avaient été empoisonnés en mission en Bosnie-Herzégovine dans les années 1990. «La toute première mission de ce comité consistera à se pencher sur la question de l'uranium appauvri et son lien avec les problèmes de santé des militaires canadiens», a affirmé Louis Sirois. «Pour Pascal Lacoste, le fait que le Canada, pour la première fois de son histoire, accepte de se pencher sur la question est une victoire majeure.»

M. Lacoste, qui souffre de douleurs chroniques et de problèmes neurologiques dégénératifs, en était à sa quatrième journée de grève de la faim.