Recherche et développement: le système est complexe et imparfait, dit un comité d'experts

Ottawa — Un comité d’experts conclut que le gouvernement fédéral devrait joindre l’acte à la parole lorsque vient le temps d’encourager les entreprises à innover.

Une révision des dépenses annuelles d’Ottawa en matière de recherche et de développement, qui se chiffrent à 5 milliards, a permis de découvrir que le système actuel est trop complexe et compte de nombreuses lacunes, ce qui complique la tâche des entreprises.

Par ailleurs, le comité conclut que le gouvernement doit encourager les entreprises en établissant des mesures aussi simples que l’achat de produits fabriqués au Canada, afin d’encourager leur développement et d’établir une position claire en matière d’innovation.

Le comité, dirigé par Tom Jenkins, a passé une année à réviser les allégements fiscaux et les subventions qui soutiennent les initiatives de recherche et développement dans l’ensemble du pays.

L’objectif était de comprendre pourquoi les sociétés canadiennes accusent du retard en matière d’innovation et de productivité.

Le comité a reçu plus de 228 mémoires, rencontré 160 groupes et sondé quelque 1000 entreprises.

«Ensemble, nous avons trouvé des solutions très pratiques qui permettront au Canada de libérer son potentiel afin de devenir un leader mondial en matière d’innovation», a déclaré M. Jenkins.

Le comité suggère notamment la simplification des programmes de crédit d’impôt déjà en place, et une refonte de l’organisation et de la supervision en matière de recherche.

Le comité recommande aussi que le système actuel du Conseil national de recherches Canada soit séparé entre des collaborations orientées vers le secteur des affaires et vers celui de la recherche fondamentale.

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